Cheat PUBG : le contrat vise ta box, pas ton pseudo.
Krafton a une particularité que les autres éditeurs n'ont pas : sa sanction est écrite article par article, en accès libre, et pas résumée dans un billet de blog. Ouvre les règles de conduite dans un second onglet, va à l'article 6.9, et lis-le en même temps que moi. C'est le seul dossier de cette série où chaque ligne se vérifie avant d'être crue.
Mis à jour le 27 juillet 2026. Concerne PUBG: BATTLEGROUNDS sur PC, pas PUBG MOBILE.
Ce n'est pas une politique d'éditeur, c'est une clause. Utiliser un programme ou un matériel non autorisé vaut un bannissement définitif au barème de Krafton. Mais la clause qui fait vraiment mal est ailleurs : l'article 6.9 prévoit que si plusieurs comptes ont été créés sur un même appareil ou consultés depuis la même adresse IP dans un but d'abus, l'éditeur peut sanctionner tous ces comptes, et le texte précise « même si l'accès s'est fait depuis un autre PC ou une autre console ».
Autrement dit, ce n'est pas seulement ton compte que tu engages. C'est celui de tout le monde derrière ta box.
Avant la facture, un chiffre qui joue pour toi : 144. C'est le nombre d'images par seconde que Krafton dit viser sur son palier compétitif, et son guide de dépannage explique comment s'en approcher sans jamais ouvrir un fichier du jeu. Il conseille même, pour certaines erreurs de mémoire, de recourir à des outils d'optimisation. La zone autorisée n'est pas un vide juridique : elle est balisée, et plus large qu'on ne croit.
Montre-moi cet avantage- Toute l'IPle contrat permet de viser tous les comptes associés à une même adresse, pas seulement le tien.
- 129 pagesle document public listant les comptes bannis, pour la seule semaine du 13 au 19 juillet 2026.
- À viele pseudonyme d'un compte banni ne peut plus jamais être réutilisé, même en rachetant le jeu.
- Rétroactifen février 2026, Krafton a relu les parties jouées avant l'annonce et sanctionné après coup.
Sommaire
- Ce que chaque famille de cheat casse
- La clause qui fait tomber tout le foyer
- Ton ban devient un document public
- Ton pseudo et ton numéro, confisqués
- Tes parties passées sont relues
- Un cheat gardé pour un autre jeu suffit
- L'anti-triche de PUBG, et ce qu'il n'est pas
- Le DMA est nommé dans le contrat
- « Cheat PUBG gratuit » : le loot, c'est toi
- Ce que risque celui qui te le vend
- Le piège du .ini, vendu comme une optimisation
- Gagner des FPS sans toucher au jeu
- Ce que Krafton laisse encore ouvert
- Les bans PUBG, question par question
- Sources & références
Aimbot, wallhack, ESP : quelle jambe de PUBG chaque famille casse
PUBG repose sur deux choses que peu de jeux combinent : une information que tu n'as jamais complètement, et une balistique qui demande vraiment quelque chose à tes mains. Les balles tombent, mettent du temps à arriver, et le recul en automatique structure toute la hiérarchie des armes. Chaque famille de cheat attaque l'une ou l'autre de ces deux jambes.
Une précision utile avant le tableau, parce qu'elle change la lecture : dans le barème de Krafton, la colonne s'intitule « durée maximale de sanction ». C'est une durée maximale de référence et non un tarif fixe : le contrat prévoit que la sanction peut être allégée, mais aussi alourdie jusqu'à l'action en justice. Et le « ban de 3 jours » que certains citent est un ban d'enquête, pas la peine encourue.
| Ce qui est écrit sur l'annonce | Ce que tu n'as plus besoin d'apprendre | Ce que le contrat prévoit |
|---|---|---|
| Aimbot | La balistique : chute de balle, temps de vol et anticipation deviennent sans objet | Bannissement définitif au barème |
| ESP, wallhack, loot ESP, radar | L'information incomplète, c'est-à-dire le moteur même du battle royale | Bannissement définitif. Krafton a une contre-mesure nommée « Anti-ESP » |
| Souris à macro et scripts anti-recul | Le contrôle du recul en automatique, la compétence la plus spécifique à PUBG | Violation caractérisée. Le client se ferme sur détection |
| Carte DMA sur un second PC | Le fichier suspect : rien ne tourne sur le PC de jeu, tout part sur une tour posée à côté | Nommée dans le contrat, avec restrictions possibles sur le matériel du joueur |
| Convertisseurs console | La parité manette : clavier-souris déguisé, anti-recul matériel | Bannissement définitif depuis le 30 juin 2026, temporaire avant |
| Modification des fichiers .ini | Ce que le jeu masque volontairement : herbe, distance d'affichage | Bannissement définitif : c'est une modification du client |
| Programmes tiers et overlays | Affichent une information que le jeu ne donne pas | Suspension sans avertissement préalable, « quels que soient leur nom ou leur forme » |
| Exploits de terrain | L'exposition au combat, donc le risque | Bannissement définitif au barème des exploits majeurs |
| Boosting, comptes achetés | Le classement et la qualité du matchmaking | Remise à zéro de la progression et des objets, écrite au contrat, et bannissement définitif sur les lignes voisines du barème |
Le mécanisme de trois d'entre elles est démonté pièce par pièce ailleurs sur le site : l'aimbot, le wallhack, le triggerbot. Et sur Rust, un éditeur a choisi la voie inverse : rendre le wallhack inopérant en cessant d'envoyer la donnée.
Un mot d'honnêteté sur le vocabulaire : les mots « aimbot », « ESP » et « macro » n'apparaissent pas dans les règles de conduite elles-mêmes. Le contrat parle de « programmes ou matériels non autorisés » et cite une « souris spécifique » et une « carte DMA ». Ce sont les lettres de développeurs qui nomment les familles. Ça ne change rien à la sanction, mais je préfère te dire d'où vient chaque mot.
La clause qui fait tomber tout le foyer
C'est le point le plus dur de ce guide, et il n'existe dans aucun des cinq autres dossiers de cette série. L'article 6.9 des règles de conduite dit ceci : lorsqu'il est établi que plusieurs comptes ont été créés sur un appareil donné ou consultés depuis la même adresse IP par un utilisateur en vue d'un abus, Krafton peut prendre les sanctions nécessaires, dont le bannissement permanent, contre tous les comptes créés sur cet appareil ou associés à cette adresse IP, et la phrase se termine par « même si l'accès s'est fait depuis un autre PC ou une autre console ».
Lis bien la fin. Un autre PC. Une autre console. Autrement dit, le fait de jouer sur ta propre machine ne met personne à l'abri, dès lors que la connexion est la même.
Traduis-le en situation réelle : tu vis chez tes parents, en colocation, en résidence étudiante ou avec tes frères et sœurs. Vous partagez une box, donc une adresse IP. Le fichier que tu installes n'engage pas seulement ton compte, il place sous le même toit contractuel ceux de ton frère, de ta sœur ou de ton coloc, qui n'ont rien demandé et ne sauront même pas pourquoi.
Une nuance que je dois poser, parce qu'elle est dans le texte : la clause vise les comptes multiples créés ou utilisés dans un but d'abus. Elle n'est pas écrite pour frapper au hasard un voisin de palier. Mais elle est écrite, elle est en vigueur, et c'est l'éditeur qui décide de ce qui constitue l'abus.
Tu n'es pas seul derrière ta box.
Ce que tu cherchais, c'est gagner des duels. Il existe une façon de le faire qui n'engage aucun autre compte que le tien, et dont chaque étape est déjà documentée sur le site de Krafton.
Les fichiers de PUBG restent exactement tels que Steam te les a livrés.Ton ban ne reste pas dans le jeu, il devient un document public
Sur les autres jeux, une sanction est un écran rouge que tu es seul à voir. Chez Krafton, elle sort du jeu. Chaque semaine, l'éditeur publie une notice de bannissements et y attache un PDF librement téléchargeable listant les pseudonymes des comptes bannis définitivement, dont seules les trois premières lettres sont remplacées par des astérisques.
Krafton explique le geste : il s'agit de sensibiliser aux conséquences de l'usage de logiciels illégaux. Le résultat, lui, est qu'une sanction PUBG produit une pièce écrite, datée, archivable et indexable, que tu ne peux ni supprimer ni contester, et qui reste en ligne bien après que tu es passé à autre chose.
Deux précisions, parce que la nuance compte : aucun nom réel ni identifiant de compte n'est publié, uniquement des pseudonymes partiellement masqués. Et les 129 pages sont notre lecture du document officiel, pas un chiffre annoncé par Krafton. La notice vise par ailleurs les manquements aux règles de conduite en général, pas uniquement l'usage de cheats.
Ton pseudo et ton numéro, confisqués
Voilà pourquoi « je recrée un compte » ne fonctionne pas comme sur d'autres jeux. Deux verrous se referment en même temps.
- Le pseudonyme est perdu, définitivement. Le support l'écrit sans détour : même en achetant une nouvelle copie du jeu sur un nouveau compte Steam, le pseudonyme du compte sanctionné ne pourra pas être réutilisé. Et aucun objet du compte sanctionné ne peut être transféré ailleurs.
- Le numéro de téléphone est brûlé. Quand un compte est banni, le numéro qui lui était rattaché est bloqué en même temps, et un numéro ne peut vérifier qu'un seul compte. Or l'accès au classé a été conditionné à une vérification par SMS de mai 2021 à janvier 2026, puis à un mot de passe secondaire dont la création passe elle-même par une vérification SMS. Pour repartir en classé, il te faut donc une nouvelle ligne téléphonique, pas seulement un nouveau compte.
Deux verrous, donc, et ils se referment ensemble : l'identité de joueur est confisquée sur deux axes à la fois, le nom et la ligne.
Tes parties passées sont relues
Le raisonnement le plus courant chez quelqu'un qui triche depuis un moment est celui-ci : « ça fait trois mois, je n'ai rien reçu, donc je passe entre les mailles ». Krafton a explicitement cassé ce raisonnement.
Dans son plan d'action du 11 février 2026, l'éditeur écrit que les historiques de parties antérieurs à l'annonce sont eux aussi examinés, que les cas remplissant les critères ont été sanctionnés rétroactivement, et que cela avait déjà entraîné le bannissement de plus de 1 000 comptes pour les périphériques console et de plus de 10 000 pour les logiciels illégaux, les deux volets menés avec revue des historiques. Ce n'est donc pas « à partir de maintenant », c'est « y compris avant ».
Et l'outillage suit la même direction. En novembre 2025, Krafton annonçait un volume de détection multiplié par 2,5 et un délai de détection réduit de plus de 90 % grâce à l'analyse par intelligence artificielle, et sa feuille de route de mars 2026 annonce une revue vidéo assistée par IA. Le temps ne joue donc pas en faveur de celui qui attend.
Un cheat gardé pour un autre jeu suffit
Ce point surprend tout le monde, et il concerne le lecteur avant même qu'il télécharge quoi que ce soit. Le support de PUBG précise que des programmes et des comportements peuvent entraîner une restriction permanente sans même qu'il s'agisse d'un cheat destiné au jeu, et il cite trois cas : les logiciels qui contournent les services du jeu, les programmes qui modifient le jeu de quelque manière que ce soit même sans intention de tricher, et l'usage de cheats ou de macros pour d'autres jeux que PUBG.
Le réflexe à avoir avant même de te poser la question du téléchargement : si tu es arrivé ici, il y a de bonnes chances qu'un cheat, un spoofer ou une macro d'un autre jeu traîne déjà sur ton disque. Selon ce texte, ça suffit à t'exposer sur PUBG sans que tu aies rien installé pour lui. La bonne action n'est donc pas d'hésiter à télécharger, c'est de faire le ménage.
Une réserve de méthode : cet article de support est ancien, sa dernière mise à jour affichée remonte à 2020. Il est toujours en ligne à la date de ce guide, lis-le pour ce qu'il est, une position publiée par l'éditeur et jamais retirée.
L'anti-triche de PUBG, et surtout ce qu'il n'est pas
Le 11 août 2025, Krafton a annoncé un module anti-triche fonctionnant au niveau du noyau du système. Dès le lancement du client, il s'active et analyse le noyau à la recherche de code aux motifs anormaux ; si l'usage d'un logiciel illégal est confirmé, le joueur est expulsé et banni.
Mais la phrase importante est celle que presque personne ne cite, et elle joue en ta faveur : cet anti-triche ne tourne que pendant que le client est actif et s'arrête quand tu quittes le jeu. C'est une différence de nature avec Valorant, dont le pilote démarre avec Windows et reste là en permanence. Sur PUBG, rien ne surveille ta machine quand le jeu est fermé.
Deux autres points à connaître, parce qu'ils circulent faux :
- PUBG n'exige ni démarrage sécurisé ni TPM. La configuration officielle en est restée à Windows 7, 8.1 ou 10 en 64 bits. C'est un contre-exemple parlant : deux des six autres jeux de cette série verrouillent la porte d'entrée, Valorant et Warzone, et Fortnite ne l'exige que pour s'inscrire aux tournois. Krafton, lui, a choisi de frapper après coup, par la rétroactivité, les listes publiques et la revue vidéo.
- L'anti-triche propriétaire de Krafton s'appelle Zakynthos, déployé en janvier 2021, et l'éditeur le cite toujours : en septembre 2025, il écrivait l'avoir renforcé pour contrer les triches par carte DMA. Le module noyau annoncé en août 2025 est présenté comme un composant de cette solution, sans nom de marque distinct.
Le DMA est nommé dans le contrat, pas dans un communiqué
Le matériel DMA est vendu comme la solution indétectable : la lecture mémoire se fait depuis un second ordinateur, donc rien de suspect ne tourne sur la machine de jeu. Krafton l'a anticipé au niveau contractuel, ce qui est plus solide qu'une annonce.
L'article 5.1 des règles de conduite vise les programmes et matériels non autorisés qui favorisent un jeu déloyal « au moyen d'une souris spécifique, d'une carte DMA ou d'un autre dispositif matériel », et prévoit des sanctions lourdes, « telles qu'un bannissement définitif du jeu et des restrictions d'utilisation du service sur tes appareils ». La restriction visant le matériel est donc inscrite dans le contrat lui-même, comme sanction maximale possible.
Côté volumes, l'éditeur donne des chiffres datés : environ 260 000 bannissements liés au DMA sur l'année 2025 selon sa feuille de route de mars 2026, dont plus de 80 000 cumulés début septembre 2025. Sur la même période, plus de 50 000 comptes ont été sanctionnés pour manipulation logicielle du recul.
Détail amusant et vérifiable : le contrat écrit « Direct Access Memory » alors que l'acronyme correct est Direct Memory Access. La coquille est dans le texte officiel depuis sa révision de 2024. Ça ne change rien à la portée juridique, mais ça te permet de vérifier que tu lis bien la bonne clause.
« Cheat PUBG gratuit » : le loot, c'est ton compte
Le passage en free-to-play de janvier 2022 a changé l'économie de la triche sur ce jeu, et pas dans le sens qu'on croit. Krafton a relevé en 2023 qu'environ 85 % des comptes bannis en classé avaient été créés avant ce passage, et en déduit qu'il est très probable qu'il s'agisse de comptes pris à d'autres joueurs. Traduction : le carburant du marché du cheat sur PUBG n'est pas fait de comptes neufs.
Ça donne au « gratuit » son vrai sens. Un cheat offert n'a pas de modèle économique magique : soit il te vend, soit il te prend quelque chose. Le détail de ce commerce est réuni sur la page risques du cheat. Et sur ce jeu, la marchandise recherchée est précisément l'accès à des comptes anciens et propres.
| Ce que promet l'annonce | Ce que Krafton a déjà écrit ou publié |
|---|---|
| « Indétectable, c'est du DMA » | Environ 260 000 bannissements liés au DMA sur la seule année 2025 |
| « Gratuit, connecte-toi juste ici » | L'éditeur juge très probable que les comptes bannis en classé aient été pris à d'autres joueurs |
| « Ça fait des mois que je joue avec » | Les historiques antérieurs à l'annonce de février 2026 ont été relus |
| « Au pire je reprends un compte » | Pseudonyme définitivement perdu, numéro de téléphone bloqué |
Ce que la clause 6.9 engage n'est pas récupérable. Un compte, un pseudonyme qui ne repassera jamais, la ligne téléphonique qui va avec, et les comptes de ceux qui partagent ta connexion. En face, il y a une liste de réglages que Krafton publie sur son propre site d'assistance : elle ne touche pas au jeu, elle est réversible, et personne ne peut te la retirer.
Voir la liste que Krafton documenteCe que risque celui qui te le vend
Ici je change de sujet volontairement, parce que cet angle n'existe sur aucun autre jeu de cette série et qu'il éclaire le rapport de force. Krafton est un éditeur coréen, et la Corée du Sud dispose d'une loi qui pénalise la distribution de programmes de triche.
La loi sur la promotion de l'industrie du jeu réprime le fait de distribuer, ou de fabriquer en vue de distribuer, un programme ou un dispositif non approuvé par l'exploitant dans le but d'entraver le fonctionnement normal du jeu. La peine prévue va jusqu'à un an d'emprisonnement ou dix millions de wons d'amende. Un autre article vise le fait d'exercer à titre professionnel une activité de boosting, avec une peine pouvant aller jusqu'à deux ans. La loi prévoit aussi la confiscation des produits du crime, mais attention : ce mécanisme est rattaché au palier le plus lourd, celui des serveurs privés et de la revente professionnelle, pas à la distribution de cheats.
Quatre précautions, et elles sont importantes : cette loi est coréenne, elle ne s'applique pas à un joueur français. Elle vise le vendeur et le fabricant, pas l'utilisateur, du moins dans cet article précis. Krafton ne cite jamais cette loi dans ses communications, donc le rapprochement est une lecture juridique de notre part et pas une déclaration de l'éditeur. Et contrairement à ce qu'on lit parfois, le palier de cinq ans ne concerne pas la vente de cheats mais les serveurs privés et la revente professionnelle de biens virtuels.
Ce qu'il faut en retenir est simple. Krafton annonce avoir engagé plus d'une centaine d'actions juridiques entre août et octobre 2025, et les avoir étendues aux utilisateurs et plus seulement aux développeurs et vendeurs. Ce sont ses mots, non vérifiés auprès d'un tribunal. Mais l'environnement dans lequel opère celui qui te vend un cheat n'est pas neutre : il est adossé à un texte pénal et à une possibilité de confiscation.
Le piège du .ini, vendu comme une optimisation
Attention à celui-là, parce qu'il ne se présente jamais comme de la triche. C'est le conseil FPS le plus répandu sur PUBG en français : éditer les fichiers de configuration du jeu pour supprimer l'herbe, réduire la distance d'affichage ou aplatir les ombres.
Or l'article 5.2 des règles de conduite est explicite : les modifications non autorisées du client, et le texte cite entre parenthèses « la modification de fichier ini, etc. », sont des actions qui perturbent le service et enfreignent le droit d'auteur. Au barème, la modification du client, des serveurs ou des données du jeu vaut un bannissement définitif.
Et la logique se comprend : supprimer l'herbe, c'est rendre visible ce que le jeu masque volontairement. C'est un wallhack à bas coût, même si celui qui le fait pense seulement gagner des images.
Deux autres surprises du même ordre : Krafton demande de retirer toutes les options de lancement Steam, dans un article de dépannage mis à jour en février 2026, alors que la moitié des tutoriels d'optimisation en ajoutent. Et les outils de post-traitement graphique de type ReShade sont cités comme cause d'une erreur anti-triche. Ce sont des logiciels parfaitement légitimes ailleurs, mais pas ici.
Gagner des FPS sur PUBG sans toucher au jeu
Autant le dire tout de suite pour que tu saches ce que vaut ce qui suit : Krafton ne publie aucun chiffre de latence, aucun gain en millisecondes, aucun nombre d'images attribuable à un réglage. Je ne vais donc t'annoncer ni « moins X ms » ni « plus Y FPS ». Ce que l'éditeur publie, en revanche, c'est une cible et une méthode.
La cible d'abord : la fiche officielle distingue trois paliers, et pour le palier compétitif le support indique viser 144 images par seconde dans la plupart des situations. C'est une barre haute, et elle donne un repère clair pour juger ta machine.
La méthode ensuite, et c'est là que tout se joue. Voici ce que Krafton demande, dans son guide de dépannage des performances mis à jour en février 2026 et dans ses articles sur le lag.
- Retire toutes les options de lancement Steam. L'éditeur l'écrit noir sur blanc : elles datent de l'accès anticipé, elles sont recommandées un peu partout, et il conseille de les supprimer toutes pour être sûr qu'elles ne causent pas le problème.
- Vérifie l'intégrité des fichiers du jeu depuis les propriétés Steam. C'est le premier réflexe officiel, et ça règle une bonne partie des saccades attribuées à tort au matériel.
- Mets Windows et tes pilotes graphiques à jour. Krafton précise que les mises à jour Windows embarquent des services dont le jeu a besoin pour fonctionner correctement, et va jusqu'à recommander une réinstallation propre des pilotes en cas de souci persistant.
- Désactive tout overclocking, processeur, mémoire et carte graphique, depuis le BIOS. C'est contre-intuitif quand on cherche des performances, mais faire tourner le matériel hors des réglages du fabricant peut provoquer des problèmes que rien d'autre n'explique.
- Désactive l'optimisation plein écran sur l'exécutable du jeu, dans l'onglet Compatibilité des propriétés Windows.
- Ferme les programmes qui consomment ta bande passante et, pour diagnostiquer, désactive temporairement le pare-feu avant de remettre le jeu en liste blanche.
- Fais baisser la température de la machine. Le support est explicite : une machine qui chauffe donne des images basses et des saccades. Sur un battle royale où les parties durent, c'est en fin de partie que ça se paie.
Relis les sept points et cherche une seule ligne qui ouvre un fichier de PUBG. Il n'y en a pas. Tout se passe dans Windows, dans les pilotes, dans le BIOS, dans le réseau. C'est exactement la zone que l'éditeur balise, et c'est aussi la seule où un outil d'optimisation a le droit d'exister. Pour les erreurs de mémoire, le support conseille d'ailleurs explicitement de redémarrer le système ou de recourir à des outils d'optimisation, dans un article qui date de 2018.
À l'inverse, les conseils d'optimisation classiques que tu trouveras ailleurs, plan d'alimentation Windows, mode Jeu, planification GPU accélérée, changement de DNS ou passage en Ethernet, ne figurent dans aucun article du centre d'aide de PUBG. Ils peuvent être utiles, mais je te les donne comme des bonnes pratiques générales d'optimisation, pas comme des recommandations de Krafton.
Les sept points de Krafton s'arrêtent tous à la porte du jeu.
Reprends les sept points ci-dessus et regarde où ils se situent : Windows, les pilotes, le BIOS, le réseau. C'est le terrain de SENSOBOOST, et il n'en sort pas. Il note ta machine, corrige ce qui la freine dans cette zone-là, et garde la valeur d'origine de chaque réglage touché. Les fichiers de PUBG, eux, restent exactement tels que Krafton les a livrés.
Aucun fichier du jeu touché, aucune option de lancement ajoutée, tout est réversible.Le ban est tombé : ce que Krafton laisse encore ouvert
- Lis la durée avant de conclure quoi que ce soit. Un ban court peut être un ban d'enquête, pas la peine finale. Pour l'usage d'un programme non autorisé, le barème prévoit le bannissement définitif.
- Un ban PUBG n'est pas un ban Steam. Le support est clair : Krafton ne prononce pas de bannissement VAC, seul Valve le fait. Ton compte Steam et le reste de ta bibliothèque ne sont pas emportés par la sanction du jeu.
- Pour la triche, il n'y a pas de déban. Le seul motif de levée publié par Krafton concerne les victimes de vol de compte, et depuis le 22 juillet 2026 cette possibilité est rationnée : une par semestre avec mot de passe secondaire, une seule à vie sans.
- Le contournement est exactement ce que la clause 6.9 attend. Le pseudonyme est perdu, le numéro est bloqué, et l'article vise nommément les comptes multiples créés ou consultés depuis la même connexion. Repartir de zéro sur la même box, c'est se remettre dans le périmètre de la clause.
- Vide ton disque avant de relancer quoi que ce soit. Puisqu'un cheat destiné à un autre jeu suffit à poser problème, désinstalle ce qui traîne. Et si un fichier non signé a déjà tourné en administrateur sur ce PC, la question n'est plus de savoir s'il t'a pris quelque chose, mais quoi : fais examiner la machine.
Les bans PUBG, question par question
Un cheat PUBG « undetected », ça existe en 2026 ?
Pose la question autrement : indétectable pendant combien de temps. Krafton revient en arrière. Son plan de février 2026 indique que les historiques de parties antérieurs à l'annonce sont examinés et que des sanctions ont été prononcées rétroactivement. Un cheat peut donc être « indétectable » pendant des mois et coûter le compte quand même. Ajoute à ça environ 260 000 bannissements liés au matériel DMA sur la seule année 2025, alors que le DMA est justement l'argument de vente de l'indétectabilité.
Un ban PUBG peut-il toucher les autres comptes de la maison ?
C'est prévu par le contrat. L'article 6.9 des règles de conduite permet à Krafton, lorsqu'il est établi que plusieurs comptes ont été créés sur un appareil ou consultés depuis une même adresse IP dans un but d'abus, de sanctionner tous les comptes créés sur cet appareil ou associés à cette adresse, « même si l'accès s'est fait depuis un autre PC ou une autre console ». Si tu partages une box avec ta famille ou tes colocataires, tu engages donc plus que ton seul compte.
Est-ce qu'un ban PUBG bannit aussi mon compte Steam ?
Non. Le support de PUBG précise que Krafton ne prononce pas de bannissement VAC, et que seul Steam en délivre. Une sanction PUBG te retire l'accès au jeu, elle n'emporte pas ton compte Steam ni le reste de ta bibliothèque. C'est une différence réelle avec les jeux où l'éditeur possède aussi la plateforme.
Combien de temps dure un ban PUBG ?
Pour l'usage, le développement, la vente ou la distribution de programmes et matériels non autorisés, le barème du contrat indique un bannissement définitif. Attention à une confusion courante : le « ban de 3 jours » qui circule est un ban d'enquête, le temps de l'analyse, et pas la peine encourue. À noter aussi que la colonne du barème s'intitule « durée maximale de sanction », et que le contrat permet d'alléger comme d'alourdir la peine.
Peut-on récupérer un compte PUBG banni ?
Pas pour de la triche. Le seul motif de levée publié par Krafton concerne les victimes de vol de compte, et cette possibilité a été rationnée le 22 juillet 2026 : un déban par semestre si tu as activé un mot de passe secondaire, et un seul déban à vie sinon. Autrement dit, la procédure existe pour réparer un vol, pas pour négocier une sanction.
Puis-je réutiliser mon pseudo ou mon numéro après un ban ?
Ni l'un ni l'autre. Le support indique que le pseudonyme d'un compte sanctionné ne peut pas être réutilisé, même en achetant une nouvelle copie du jeu sur un nouveau compte Steam. Et le numéro de téléphone lié à un compte banni est bloqué en même temps que lui, sachant qu'un numéro ne peut vérifier qu'un seul compte. Et l'accès au classé passe toujours par une vérification SMS, directement de mai 2021 à janvier 2026, puis via la création du mot de passe secondaire qui l'a remplacée.
Modifier le fichier .ini de PUBG, c'est bannissable ?
Oui, et c'est le piège le plus répandu. L'article 5.2 des règles de conduite vise explicitement les modifications non autorisées du client en citant « la modification de fichier ini », et le barème prévoit un bannissement définitif pour la modification du client, des serveurs ou des données du jeu. Le raisonnement de l'éditeur est cohérent : supprimer l'herbe ou raccourcir la distance d'affichage rend visible ce que le jeu masque volontairement.
Une souris à macro fait-elle bannir sur PUBG ?
Krafton a qualifié en avril 2026 l'usage de souris à macro et de scripts destinés à réduire ou supprimer artificiellement le recul de violation caractérisée, et a annoncé étendre la détection. Le client se ferme par ailleurs, avec un message dédié, dès qu'un périphérique non autorisé est détecté. À noter que le contrat lui-même ne dit pas « macro » : il parle d'une « souris spécifique » parmi les matériels non autorisés, et ce sont les lettres de développeurs qui nomment la pratique.
Le Cronus ou le XIM sur console, c'est temporaire ou définitif ?
Définitif depuis le 30 juin 2026. Avant cette date, l'usage d'un convertisseur d'entrée valait une sanction temporaire ; Krafton a annoncé le durcissement quelques jours plus tôt et l'a appliqué à cette date. Le contrat vise plus largement les matériels non autorisés qui favorisent un jeu déloyal.
Le DMA est-il vraiment indétectable sur PUBG ?
La feuille de route de mars 2026 annonce environ 260 000 bannissements liés au DMA sur l'année 2025, et l'éradication de cette triche y est présentée comme la priorité numéro un. En septembre 2025, le cumul dépassait déjà 80 000 comptes. Le DMA est en outre nommé dans le contrat lui-même, avec des restrictions possibles portant sur le matériel du joueur.
PUBG demande-t-il Secure Boot ou TPM 2.0 ?
Krafton n'a rien exigé de tel : la fiche officielle en est restée à Windows 7, 8.1 ou 10 en 64 bits. Ce n'est pas un oubli, c'est une stratégie inverse de celle de ses concurrents. Plutôt que de verrouiller la porte d'entrée, l'éditeur mise sur ce qui vient après la partie : relecture des historiques, revue vidéo, publication hebdomadaire des sanctions. Si tu as lu quelque part que PUBG réclame ces prérequis, la confusion vient sans doute de Valorant, qui les impose bien, mais aux seuls joueurs sous Windows 11.
L'anti-triche de PUBG tourne-t-il en permanence sur mon PC ?
Non, et c'est écrit dans l'annonce du 11 août 2025 qui a introduit le module au niveau du noyau : l'anti-triche « ne fonctionne que pendant que le client PUBG est actif et s'arrête quand tu quittes le jeu ». C'est une différence de nature avec Valorant, dont le pilote démarre avec Windows. Quand PUBG est fermé, rien ne surveille ta machine.
Un cheat installé pour un autre jeu peut-il me faire bannir de PUBG ?
C'est ce que dit le support de PUBG : l'usage de cheats ou de macros destinés à d'autres jeux reste une violation des services du jeu, au même titre que les logiciels qui contournent ses services ou qui le modifient même sans intention de tricher. L'article est ancien, sa dernière mise à jour affichée remonte à 2020, mais il est toujours en ligne. Le réflexe utile est donc de nettoyer ta machine avant de lancer PUBG.
Mon escouade tombe-t-elle avec le tricheur ?
Le contrat prévoit le cas, avec une condition : c'est le fait d'avoir bénéficié d'avantages procurés par la triche d'un autre qui est visé. Contrairement à Valorant, aucune durée de sanction n'est publiée pour ce cas précis. Retiens surtout que si vous jouez depuis la même connexion, c'est la clause sur l'adresse IP qui devient le vrai sujet.
Je récupère mes achats et mes G-COIN après un ban ?
Non. Les conditions d'utilisation prévoient qu'en cas de résiliation liée à un manquement de ta part, tu n'as droit à aucun remboursement. Le support ajoute qu'aucun objet d'un compte sanctionné ne peut être transféré vers un autre compte. Il n'y a donc rien à récupérer ni à déplacer.
Un logiciel d'optimisation peut-il me faire bannir de PUBG ?
Ce que Krafton sanctionne, c'est la modification des fichiers du jeu, les programmes tiers qui affichent une information que le jeu ne donne pas, les overlays et les accès anormaux au client ou à ses processus. Un outil qui se limite aux réglages Windows, aux pilotes, à l'affichage, à l'audio et au réseau reste dans la zone que l'éditeur documente lui-même dans son guide de dépannage. La limite honnête : c'est un raisonnement construit sur ses textes, pas une autorisation qu'il aurait délivrée, et c'est son texte qui tranchera, pas le mien.
Comment signaler un tricheur sur PUBG ?
Depuis le jeu, y compris via le système de replay qui permet de revoir la partie et de signaler un comportement précis. Le support indique que les signalements sont transmis immédiatement et que le résultat est communiqué sous quinze jours. Krafton a par ailleurs annoncé environ 39 000 sanctions prononcées après revue vidéo sur l'année 2025.
Tu viens de lire leur contrat. Lis maintenant leur guide de dépannage.
Le même éditeur a publié les deux documents. Le premier vise ta box, t'archive dans un document public chaque semaine, confisque ton pseudonyme et relit ton passé. Le second explique comment viser 144 images par seconde sans ouvrir un seul fichier du jeu. Deux textes, un seul auteur, et une seule des deux portes qui reste ouverte.
Aucun fichier du jeu ouvert, aucune option de lancement ajoutée. Ta box reste hors du dossier.Méthode : les clauses citées proviennent des règles de conduite de PUBG: BATTLEGROUNDS dans leur version Steam en vigueur, lues intégralement. Les chiffres de bannissements, les dates et les changements de politique viennent des lettres de développeurs publiées par Krafton, avec leur date indiquée dans le texte. Les procédures de dépannage viennent du centre d'aide officiel. Le comptage du document hebdomadaire est le nôtre. Aucun gain chiffré en latence ou en images n'est avancé, l'éditeur n'en publiant pas. Rien n'est promis en gain de performance, puisque le résultat dépend entièrement de la machine sur laquelle il s'applique.
Sources & références
- Krafton : les règles de conduite de PUBG, dont les articles 5.1, 5.2 et 6.9 et le barème des sanctions
- Krafton, 11 août 2025 : le module anti-triche au niveau du noyau, actif seulement pendant le jeu
- Krafton, 11 février 2026 : le plan d'action et les sanctions rétroactives
- Krafton, 24 mars 2026 : la feuille de route et les 260 000 bannissements liés au DMA en 2025
- Krafton, 25 juin 2026 : les programmes tiers sanctionnés sans avertissement préalable
- Krafton, 30 juin 2026 : bannissement définitif pour les convertisseurs d'entrée sur console
- Krafton, 19 décembre 2025 : bilan anti-triche de l'année et détection des pilotes noyau
- Krafton, 26 septembre 2023 : l'anti-triche propriétaire Zakynthos
- Krafton, 22 juillet 2026 : la notice hebdomadaire de bannissements et son document public
- Support PUBG : le guide officiel de dépannage des performances, mis à jour en février 2026
- Support PUBG : les trois paliers de configuration et la cible compétitive de 144 images par seconde
- Support PUBG : les programmes qui entraînent une restriction sans être des cheats PUBG