Cheat Valorant : l'anti-triche tourne déjà quand tu allumes ton PC.

Sur la plupart des jeux, l'anti-triche se réveille au lancement de la partie. Chez Riot, le pilote démarre avec Windows et il est là avant que tu ouvres quoi que ce soit. C'est le choix technique qui structure tout le reste, sanctions comprises.

Mis à jour le 27 juillet 2026.

Chez Riot, il n'y a pas de premier avertissement. Aimbot, clic automatique ou n'importe quel outil qui donne un avantage vaut une suspension définitive, c'est écrit en français sur son site et sans palier intermédiaire. S'y ajoutent deux mesures qu'on ne voit pas partout : des restrictions posées au niveau du matériel, et 180 jours pour qui fait sciemment équipe avec un tricheur.

Et il n'y a rien à récupérer derrière. Un compte Valorant fermé, c'est un inventaire mort : aucun skin ne se revend, aucun ne se transfère.

Une seconde : il y a un chiffre à voir avant tout le reste. Riot a publié un article technique sur son netcode, avec des millisecondes dedans. On y apprend combien d'avance a l'adversaire qui déboîte sur toi, et surtout quelle part de cette avance dépend encore de ta machine. Ce n'est pas un argument de vendeur, c'est une mesure de l'éditeur.

Montre-moi cet avantage
Séquence de démarrage d'un PC : Vanguard est actif dès l'allumage, avant le navigateur et avant Valorant, alors que la plupart des anti-triches ne se lancent qu'avec le jeu
Riot écrit que le pilote « démarre quand le système démarre ». C'est rare à ce point sur un jeu grand public.
  • 37 sl'intervalle moyen entre deux bannissements Valorant, d'après le bilan publié par Riot en septembre 2024.
  • 6 partiesle délai médian avant qu'un tricheur soit repéré et sanctionné, sur l'année 2024.
  • 180 joursd'exclusion pour qui fait sciemment équipe avec un tricheur, règle publiée en français par Riot.
  • 0 €de revente possible : les skins Valorant ne s'échangent pas et ne se vendent pas.
Sommaire
  1. Cheat Valorant : aimbot, wallhack, ESP
  2. Vanguard, l'anti-triche qui démarre avant le jeu
  3. Quand la sanction visite ta carte mère
  4. Le « bussing » : 180 jours pour tes potes
  5. Tes skins ne valent rien à la revente
  6. Le cheat vu sur TikTok, version Riot
  7. « Aimbot Valorant gratuit » : le vrai prix
  8. Deux millions de dollars et des interpellations
  9. Riot a chiffré ton désavantage
  10. Sept réglages pour reprendre ces millisecondes
  11. Comment avoir plus de FPS sur Valorant
  12. Vanguard bloque des logiciels : lesquels
  13. Le compte est déjà tombé : ce qui reste
  14. Questions fréquentes
  15. Sources & références

Cheat Valorant : aimbot, wallhack, ESP et ce qu'ils retirent au jeu

Valorant tient sur une seule chose : tu ne sais pas où sont les cinq adversaires, ni ce qu'ils ont acheté ce round. Toute la tension du jeu vit dans ce vide. Un cheat ne le remplit pas avec du talent, il le supprime. Ou alors il déplace ta souris à ta place. Il n'y a pas de troisième catégorie.

Types de cheats Valorant, ce qu'ils retirent au jeu et la sanction encourue
Comment c'est venduCe que ça retire au jeuCe que Riot en fait
AimbotLa nécessité de viser : le réticule est posé sur la tête à ta placeSuspension définitive, sans palier
Wallhack / ESPLe brouillard de guerre : positions, vie et armes visibles à travers le décorSuspension définitive
TriggerbotTon temps de réaction : le clic part avant ta décisionSuspension définitive, Riot nomme le « clic automatique »
RadarLa lecture de partie : plus besoin de deviner la rotation adverseSuspension définitive, comme tout outil de vision
SpinbotToute discrétion : ton personnage pivote sans arrêt pour fausser les tirs d'en faceSuspension définitive, et visible par les neuf autres
Cheat matériel (DMA)La trace logicielle : une carte lit la mémoire pour un second ordinateurSuspension et restriction au niveau du matériel
Spoofer HWIDRien du tout : il sert seulement à revenir après coupContournement de sanction, une infraction de plus

Si un mot du tableau ne te dit rien, le glossaire déplie chaque famille : l'aimbot, le wallhack, le triggerbot.

Et il y a une ironie propre à Valorant. L'information, le jeu te la vend déjà : la flèche de Sova, les caméras de Cypher, les alarmes de Killjoy, l'œil de Fade. Tu paies en crédits, tu la déclenches au bon moment, et c'est parfaitement légal. Un wallhack ne t'apporte donc rien de neuf, il remplace une compétence que tu as achetée et mal utilisée. Pour voir un éditeur traiter le même problème à l'exact opposé de Vanguard, le dossier CS2 est là, celui de Warzone montre un anti-triche qui préfère humilier avant de bannir, celui d'Apex Legends un éditeur qui publie le détail de ses bannissements par type de matériel, et celui de PUBG un contrat qui autorise à sanctionner toute une adresse IP.

Vanguard, l'anti-triche qui démarre avant le jeu

Partout ailleurs, un anti-triche vit le temps d'une partie : il s'allume avec le jeu, il s'éteint avec lui. Riot a pris le chemin inverse et l'écrit sans détour : « le composant pilote démarre quand le système démarre ». Sa page d'aide ajoute un détail qui parle à tout le monde : si tu le coupes, il faudra redémarrer le PC avant de relancer une partie.

Ce n'est pas de l'excès de zèle, c'est une réponse à un problème que Riot appelle elle-même « qui se charge en premier ». Un pilote vulnérable chargé au démarrage de Windows peut installer un cheat sophistiqué, puis se retirer complètement : il ne reste alors plus rien à trouver pour ce qui se lance après. Vanguard démarre donc avant, et refuse en plus de laisser tourner une liste de pilotes connus pour ce genre d'usage.

Une nouveauté datée, qui va d'ailleurs dans le sens du durcissement plutôt que de l'assouplissement : depuis le 24 juin 2026, Riot propose un mode où le pilote ne démarre plus avec le système. Mais il est réservé aux machines à jour sur toute la ligne : Windows 11 en version 25H2 au minimum, UEFI et démarrage sécurisé, TPM 2.0, protections mémoire et isolation des périphériques activées. Riot indique que 35 % des joueurs remplissent ces conditions aujourd'hui.

Ce que ça implique : sur Valorant, la question n'est pas de savoir si ton cheat est discret. Elle est de savoir comment il compte se charger dans une machine où l'anti-triche est déjà en place avant lui.

Quand la sanction visite ta carte mère

Sur Windows 11, Valorant ne se lance pas sans démarrage sécurisé ni TPM 2.0 : c'est ce que renvoient les erreurs bien connues des joueurs, et Riot applique cette règle depuis septembre 2021. L'éditeur a expliqué son raisonnement en 2024, en étendant Vanguard à son autre grand jeu : l'application de cette exigence par Microsoft étant, selon lui, « relativement faible et facilement contournable », il a préféré la faire respecter lui-même.

Mais le TPM n'est pas seulement une case de sécurité. Riot dit s'en servir comme d'un identifiant matériel difficilement remplaçable, et la formule employée par son responsable anti-triche est restée. Attention à la nuance, elle compte : l'éditeur écrit que s'il décidait de bannir cette clé à vue, le tricheur qui voudrait y échapper devrait retirer physiquement la puce et la remplacer, « ou, plus amusant encore, remplacer le processeur entier ». C'est présenté comme une possibilité qu'il se réserve, pas comme une pratique en vigueur.

Ce qui est bien en vigueur, en revanche, est documenté noir sur blanc.

  • Les restrictions sont posées au niveau du compte ou du matériel, quand Riot détecte un comportement matériel suspect ou des anomalies statistiques.
  • Le compte secondaire n'est pas un bac à sable. Riot écrit que les récidivistes, ceux qui utilisent plusieurs comptes pour tricher sur la même machine, restent la majorité de ses bannissements. C'est la machine qui fait le lien, pas le pseudo.
  • Un spoofer n'a pas grand-chose à maquiller ici. Ailleurs, il falsifie des numéros de série logiciels. Là, il faudrait tromper une puce dont la fonction même est de ne pas être falsifiable.
  • Le matériel de triche coûteux n'y échappe pas. En mai 2026, une mise à jour de Vanguard a neutralisé des cartes vendues plusieurs milliers d'euros, et Riot a félicité publiquement leurs propriétaires pour leur nouveau presse-papier.

Le « bussing » : 180 jours pour tes potes

Ça, personne ne te le dira sur un Discord de vente. La page d'aide française de Riot est pourtant sans détour : « Faire sciemment équipe avec des tricheurs vous vaudra une exclusion de 180 jours. » Une phrase, six mois. Et quand le but est de se faire tirer vers le haut du classement, l'éditeur a même un mot pour ça : le « bussing », se faire porter comme dans un bus.

Dans une équipe de cinq, le tricheur est banni définitivement tandis que les coéquipiers qui savaient qu'il trichait écopent de 180 jours d'exclusion
Riot vise le joueur derrière le pseudo, et ceux qui ont accepté de jouer avec lui en le sachant.

Le mot qui fait tout le travail dans cette phrase, c'est « sciemment ». Tomber par hasard sur un tricheur dans une file classée ne te met pas en danger : ce qui est sanctionné, c'est de jouer avec lui en sachant qu'il triche. Autrement dit, le moment où ton pote t'annonce ce qu'il a installé et où tu acceptes l'invitation quand même, c'est le moment où la règle commence à te concerner. Riot ajoute avoir automatisé les mesures contre les comptes qui profitent d'un coup de pouce.

Applique ça à ton propre groupe. Le tricheur ne revient pas. Ceux qui savaient et ont joué quand même reviennent dans six mois. Valorant se joue à cinq, donc la triche n'y est pas une décision individuelle : c'est une décision qui engage les quatre personnes présentes dans le vocal.

Six mois sans tes potes, pour une idée de dix minutes.

Le vrai objectif derrière ta recherche, c'est de gagner des duels quand vous jouez à cinq. Il existe une route qui ne repose sur aucun fichier téléchargé, et son point de départ est un article publié par Riot.

Rien n'entre dans le jeu : ni code greffé, ni image par-dessus, ni pilote maison.

Tes skins ne valent rien à la revente

Chez Valve, une collection de skins se comporte comme un portefeuille : elle a un cours, elle change de mains, c'est tout le sujet du dossier Counter-Strike. Riot a fait l'inverse, et le dit depuis 2020 sans jamais reculer : un skin Valorant est accroché à ton compte et n'en sort pas. Ni échange entre amis, ni revente, ni marché officiel.

Les conditions d'utilisation sont d'ailleurs sans ambiguïté : tu n'as « aucun droit de propriété » sur le contenu virtuel, ce que tu débloques est une licence limitée et non transférable, ce contenu n'a « aucune valeur monétaire » et aucun remboursement n'est possible. Pour donner un ordre de grandeur, le pack de skins le plus cher du jeu dépasse le prix d'un jeu complet, et une collection nourrie sur plusieurs années représente facilement l'équivalent de plusieurs milliers d'euros de contenu acheté.

La différence avec CS2, en une phrase : là-bas, un ban met ton inventaire sous vitrine, avec un prix théorique affiché dessus. Ici, il n'y a pas de vitrine. Une collection Valorant sans compte n'a plus de valeur du tout, même sur le papier.

Le cheat vu sur TikTok, version Riot

Si tu es arrivé ici après une vidéo « cheat indétectable 2026 », ce paragraphe vient de l'équipe anti-triche de Riot elle-même, et il est plus utile qu'un sermon. Son constat sur ces contenus qui font la publicité de cheats prétendument indétectables : l'écrasante majorité de ces « directs » sont en réalité des vidéos préenregistrées. Et l'éditeur ajoute la phrase qui règle la question : le développeur du cheat encaisse sa vente quoi qu'il arrive, et il n'y a aucun remboursement.

La logique commerciale est même assez froide. Un cheat qui fonctionne vraiment n'a aucun intérêt à être visible : la publicité attire l'attention de Riot et raccourcit sa durée de vie. Ce qui s'affiche en public est donc, par construction, ce qui a le moins à perdre.

Et le volume, lui, ne se discute pas. Dans son bilan de septembre 2024, Riot annonçait plus de 3,6 millions de comptes fermés pour triche depuis le lancement du jeu, soit un rythme d'environ un bannissement toutes les 37 secondes sur un peu plus de quatre ans. En février 2025, l'éditeur détaillait un pic proche de sept suspensions par minute lors du week-end du 10 au 13 janvier, et surtout un tricheur médian repéré au bout de six parties sur l'année 2024. Six parties, c'est une soirée.

À lire correctement : ces 3,6 millions ne comptent que la triche. Riot précise qu'ils excluent le botting, le boosting et le fait de se mettre en file avec un tricheur, qui sont sanctionnés à part.

« Aimbot Valorant gratuit » : ce que tu paies à la place

C'est la requête la plus tapée de toute cette famille, alors autant expliquer le mécanisme au lieu de faire la morale. Sur Valorant, un cheat n'a pas le luxe de rester une petite application posée à côté du jeu. Vanguard travaille au niveau le plus profond de Windows : pour espérer lui échapper, un cheat doit se placer au même étage, ou plus bas.

Tu vois où ça mène. Installer un « aim bot Valorant gratuit » ou un « wall hack » téléchargé sur un Discord, ce n'est pas installer un logiciel de plus. C'est donner à un inconnu le niveau de privilège le plus profond de ta machine, celui qui ne demande plus la permission de rien. Plus bas que ton antivirus, plus bas que ton navigateur, plus bas que ta session Windows.

Ce qu'un cheat gratuit obtient sur ta machine et ce qui est accessible à ce niveau
Ce que tu crois installerCe que tu autorises en réalité
Un petit programme pour mieux viserDu code au niveau noyau, sans aucun garde-fou en dessous de lui
Un fichier que ton antivirus laisse passerUn accès qui se situe plus bas que ton antivirus
Quelque chose que tu pourras désinstallerUn composant qui décide lui-même de ce qu'il laisse voir
Un outil « gratuit »Un accès à tes sessions ouvertes, tes cookies, tes identifiants

Personne ne distribue gratuitement un accès de ce niveau par pure gentillesse. Si le cheat est offert, la question à se poser est simplement de savoir ce qui est vendu à la place, et à qui.

Le détail que personne ne mentionne : un compte Riot volé n'est pas juste un compte Valorant. C'est aussi ton adresse e-mail, ton historique d'achats et un identifiant de connexion, réutilisable ailleurs si tu as le même mot de passe. Le cheat gratuit ne coûte pas ton rang, il coûte ton identité en ligne.

Le paradoxe est presque drôle. Tu es prêt à donner les clés de ta machine pour gagner des duels. Or les millisecondes que Riot chiffre elle-même, tu peux aller les chercher sans installer quoi que ce soit dans le jeu, sans pilote maison, et sans qu'un inconnu ait accès à ton PC.

Montre-moi la version propre

Deux millions de dollars et des interpellations

Riot ne se contente pas de bannir. Le 8 janvier 2021, l'éditeur a attaqué en justice, avec Bungie, un vendeur de cheats visant notamment Valorant. L'affaire s'est réglée fin mars par un jugement de deux millions de dollars et une injonction très large : interdiction de créer, distribuer, faire de la publicité pour ou mettre à disposition un cheat, interdiction d'en encaisser les paiements, et fermeture des comptes de réseaux sociaux utilisés pour en faire la promotion.

Ailleurs, le dossier quitte carrément le terrain civil. Septembre 2023, Chine, opération menée avec l'appui de Tencent : dix personnes interpellées, deux développeurs et huit revendeurs, ordinateurs et téléphones saisis, pour un volume de transactions estimé à plusieurs millions de dollars. Des dizaines de milliers de comptes ont sauté dans le même mouvement.

En compétition, les noms sont publiés et les plus lourdes se comptent en années. Un joueur a pris huit ans, jusqu'en octobre 2030, et une joueuse une exclusion définitive pour avoir contourné un ban matériel de l'équipe anti-triche puis fourni de fausses informations lors de sa vérification. Une autre a écopé de trois mois : Riot avait établi que 77 % du classement gagné sur ses comptes venait de parties jouées en duo avec un tricheur en activité. À noter, le barème du circuit professionnel est distinct de celui du matchmaking.

Riot a chiffré ton désavantage, et une partie t'appartient

On passe à ce qui te sert. Le chiffre qui suit ne vient pas d'un forum : Riot l'a publié dans un article technique sur son netcode, en expliquant précisément pourquoi tu meurs parfois avant d'avoir vu quoi que ce soit.

Selon Riot, l'avantage de l'adversaire qui déboîte partait d'environ 141 millisecondes avec un client à 60 images par seconde et descend à environ 71 millisecondes à 144 images par seconde
Les deux chiffres publiés par Riot, mesurés à 35 ms de ping. Une partie de l'écart a été comblée par Riot, le reste dépend de ta machine.

Les conditions de mesure sont annoncées : serveurs à 128 rafraîchissements par seconde, 35 ms de ping aller-retour, client à 60 images par seconde. Dans ces conditions, l'adversaire qui déboîte disposait au départ d'environ 141 ms de plus que toi pour réagir.

Et c'est ici que la plupart des vidéos se trompent, parce que Riot décrit deux effets bien distincts.

  • Ce que Riot a déjà fait pour toi. En baissant la latence et en optimisant ses serveurs, l'éditeur dit avoir retiré environ 40 ms de cette base, soit 28 %. Ce gain est déjà dans ton jeu, tu n'as rien à faire pour l'obtenir.
  • Ce qui dépend encore de ta machine. Riot ajoute qu'en tournant à 144 images par seconde, l'avantage total de l'adversaire descend à environ 71 ms. Autrement dit, il reste à peu près 30 ms qui se jouent chez toi, dans ton nombre d'images.

Trente millisecondes, sur un jeu où un duel à l'angle se décide en un clignement d'œil, c'est la différence entre tirer en premier et mourir en premier. Et c'est la seule partie de l'équation sur laquelle tu as la main.

Deux nuances, et elles viennent de Riot, pas de nous. L'éditeur écrit noir sur blanc que converger vers un avantage nul est un objectif « hors d'atteinte » : c'est une conséquence de la latence, pas un défaut à corriger. Et côté joueur, les deux leviers qu'il mentionne lui-même sont modestes : passer en filaire pour réduire la perte de paquets, et ajuster la mise en tampon réseau.

Sept réglages pour reprendre ces millisecondes

Tous sont applicables avant ta prochaine partie. Plusieurs vont à l'inverse des « configs de pro » recopiées depuis des années. Commence par le premier : il conditionne les six autres.

  1. Ouvre les statistiques que Riot a mises dans le jeu. Elles s'activent dans les paramètres vidéo et affichent en direct ta latence réseau et le délai de traitement. Riot explique avoir intégré ces outils, avec des indicateurs qui s'allument quand un problème réseau ou de performances est détecté. Objectif : savoir si ça vient de ta ligne ou de ta machine. Tant que ces courbes sont fermées, tout ce que tu modifies relève de la croyance.
  2. Règle la mise en tampon réseau selon ta ligne, pas selon un tuto. Riot fournit cette option pour arbitrer entre des déplacements plus fluides et une latence plus basse, et précise que le bon réglage dépend de ce que ta connexion locale peut supporter. Ligne stable : tu peux descendre le tampon et réduire ta latence. Ligne capricieuse : descendre te fera saccader.
  3. Vise la régularité, pas seulement le ping. Riot a expliqué dans ses mises à jour sur la constance du gameplay que ce tampon ajoute un délai avant le traitement de tes actions, et que les joueurs à forte irrégularité sont déplacés vers des cibles de tampon plus hautes. En clair, une ligne plate à 40 ms te sert mieux qu'une ligne nerveuse à 25. Le câble d'abord, et personne qui télécharge pendant ton match.
  4. Monte tes images par seconde. C'est le chiffre du dessus : environ 30 ms se jouent là. Le levier le plus rentable de toute la liste, et le seul que personne ne peut te retirer.
  5. Active la réduction de latence si tu es sur Nvidia. Valorant prend en charge Reflex, dont le bénéfice est mesuré par le fabricant, et ça se coche en trente secondes. Précision utile pour ne pas chercher une case qui n'existe pas : il n'y a pas d'équivalent intégré au jeu côté AMD.
  6. Ton viseur doit disparaître, pas décorer. Valorant te laisse enregistrer plusieurs profils, sers-t'en. Le seul critère qui compte : retrouver ton centre en une fraction de seconde, aussi bien sur les murs clairs d'Ascent que dans une fumée de Viper. Centre vide, contour fin, aucune animation au tir. Si tu dois chercher ton réticule, le duel est déjà perdu.
  7. Une seule sensibilité, et elle se juge au champ de tir. Valorant se joue en tirs secs, pas en suivi continu : ta valeur doit te laisser corriger d'un cran sans repartir de zéro. Le test tient en une minute. Dix bots, dix têtes, sans jamais soulever la souris. Si tu décolles du tapis, descends d'un cran ; si tu n'atteins pas le bot du bord, remonte. Ensuite tu n'y touches plus pendant tout l'Acte : les valeurs des joueurs pros décrivent leur bureau, pas le tien.

Riot a publié le chiffre. Reste à savoir où il part chez toi.

Ces trente millisecondes se jouent dans ton nombre d'images, donc dans ton écran, ta carte graphique, ce qui tourne autour et ta ligne réseau. SENSOBOOST ouvre cette file maillon par maillon, te dit lequel traîne, applique la correction et garde une copie de l'état d'avant.

Tu vois le détail avant de valider. Et tu peux tout remettre comme c'était.

Comment avoir plus de FPS sur Valorant

Cette question mérite sa propre section, parce que sur Valorant la réponse n'est pas celle qu'on donne pour les autres jeux. Le jeu a été conçu pour tourner sur des machines modestes, c'est un choix assumé par Riot pour toucher le plus de joueurs possible. Conséquence directe : si tu plafonnes à 60 images par seconde, ce n'est presque jamais ta carte graphique qui te bride. La méthode complète pour aller chercher ces images est détaillée dans le guide augmenter ses FPS sur PC.

  • Ton écran est peut-être le plafond. Un écran 60 Hz te plafonne à 60 images affichées, quoi que fasse ton PC. Et un écran 144 Hz mal configuré reste parfois en 60 Hz dans Windows. Première chose à vérifier, et c'est gratuit.
  • La limite d'images du jeu. Valorant propose plusieurs limiteurs, et il n'est pas rare d'en avoir un actif sans le savoir. Un plafond invisible ressemble exactement à un manque de puissance.
  • Le processeur avant la carte graphique. Valorant sollicite surtout le processeur. Un ventilateur encrassé, un profil d'alimentation économe ou un portable qui réduit sa fréquence pour rester silencieux te coûte plus d'images qu'un réglage graphique.
  • Ce qui tourne en même temps. Navigateur avec vingt onglets, superpositions de plateformes, logiciels de capture : ils puisent dans les mêmes ressources. Sur un jeu aussi léger, l'effet est visible immédiatement.
  • Les effets superflus. Riot publie sa propre page de dépannage des problèmes de fréquence d'images, avec les réglages à baisser en priorité. Commence par là plutôt que par une vidéo.

Et le lien avec le reste de cette page est direct : chaque palier gagné réduit l'avance de celui qui déboîte sur toi, dans la limite des trente millisecondes chiffrées plus haut. Ça ne t'expose à rien, et ça ne t'est jamais retiré.

Vanguard bloque des logiciels : lesquels, et pourquoi

Il faut en parler franchement, parce que c'est une question légitime et que beaucoup de joueurs tombent sur un message d'incompatibilité sans comprendre. Vanguard refuse de laisser tourner certains logiciels pendant que tu joues, et il ne s'agit pas seulement de cheats.

Vanguard ne trie pas les logiciels selon ce qu'ils promettent. Il regarde deux choses : ce qu'ils chargent dans le noyau de Windows, et ce qu'ils touchent dans le jeu. Passent à la trappe les pilotes bas niveau réputés vulnérables, les outils qui s'invitent dans le processus ou greffent une image par-dessus, et les machines virtuelles. Des utilitaires parfaitement légitimes de température, d'éclairage ou de ventilation se sont retrouvés dedans, simplement parce qu'ils reposent sur ce genre de pilote. Le message d'erreur nomme généralement le fichier responsable.

Ce que Vanguard refuse de laisser tourner, et ce qui ne pose pas de problème documenté
Le type d'outilVanguardPourquoi
Pilote bas niveau réputé vulnérableRefuséIl pourrait servir de porte d'entrée à un cheat
Outil qui s'injecte ou greffe un overlayRefuséLe jeu est protégé contre toute greffe extérieure
Machine virtuelleRefuséeElle masque l'environnement réel
Réglages Windows, écran, audio, réseauAucun blocage documentéÇa ne touche ni au jeu ni au noyau

Relis la dernière ligne du tableau. C'est la case où SENSOBOOST habite, et il n'en sort pas. Pas de pilote ajouté au noyau, rien de greffé dans Valorant, aucune image posée par-dessus la tienne. Il déplace des paramètres Windows, d'écran, de son et de réseau, et il note leur état d'origine avant d'y toucher. Riot fait d'ailleurs la même chose dans ses pages d'assistance quand un joueur signale des ralentissements.

La limite honnête, parce qu'elle compte : personne d'extérieur ne parle au nom de Riot, et c'est sa documentation qui tranche. Ce que dit cette page, c'est qu'aucun cas de blocage n'a été documenté publiquement pour des outils qui se limitent aux réglages. Ce n'est pas une garantie que l'éditeur nous aurait donnée, c'est une absence de cas connus.

Et un avertissement qui vaut de l'or sur Valorant : ne suis jamais un tutoriel qui te propose de gagner des images en désactivant le démarrage sécurisé, le TPM, l'intégrité de la mémoire ou l'isolation des périphériques. Les deux premiers empêchent purement et simplement Valorant de se lancer. Les deux autres te ferment l'accès au mode où Vanguard ne démarre plus avec Windows. Dans les deux cas, tu ne gagnes pas de performances. Et un débloatage agressif de Windows peut désactiver des services dont Vanguard a besoin.

Le compte est déjà tombé : les portes qui restent ouvertes

  1. Commence par identifier ce qui t'est tombé dessus. Restriction de file d'attente, suspension à durée limitée, suspension définitive : trois régimes, trois issues. Riot écrit le type et la durée dans le message. Tant que tu ne sais pas lequel des trois tu as, tu ne peux rien décider.
  2. Le support existe, contrairement à ce qui se passe chez d'autres éditeurs. Riot dispose d'un service d'assistance joueur, mais n'attends pas de geste sur une sanction pour triche : la règle publiée est la suspension définitive, sans gradation.
  3. N'essaie pas de contourner. Recréer un compte ou masquer l'identité de la machine est traité comme une infraction supplémentaire, et une exclusion définitive a déjà été prononcée en compétition pour ce motif précis.
  4. Verrouille ce qui te reste. Ton identifiant Riot ne sert pas qu'à Valorant : s'il fuite, ce n'est pas un seul jeu que tu perds. Nouveau mot de passe, unique, jamais réutilisé ailleurs. Vérification en deux étapes activée dans les paramètres du compte. Et si tu as lancé un exécutable trouvé sur un Discord, traite la machine comme sale jusqu'à preuve du contraire.

Questions fréquentes sur Vanguard, les cheats et les bans

On me vend un cheat Valorant « indétectable » avec des captures, je crois quoi ?

Regarde d'abord qui répond : l'équipe anti-triche de Riot elle-même. Son constat sur ces contenus qui vantent des cheats indétectables, c'est que l'écrasante majorité de ces « directs » sont des vidéos préenregistrées, et que le vendeur encaisse quoi qu'il arrive, sans remboursement. Ajoute le chiffre de Riot, un tricheur repéré au bout de six parties en médiane sur l'année 2024, et les captures d'écran ne prouvent plus rien.

Un aimbot Valorant gratuit, c'est vraiment gratuit ?

Non, et le prix n'est pas en euros. Comme Vanguard travaille au niveau le plus profond de Windows, un cheat qui veut lui échapper doit se placer au même étage. Installer un aim bot ou un wall hack gratuit revient donc à accorder à un inconnu un privilège situé plus bas que ton antivirus, avec ce que ça implique pour tes sessions ouvertes et tes identifiants. Personne ne donne un accès de ce niveau par gentillesse.

Un wallhack ou un ESP Valorant, ça se repère dans une partie ?

Souvent, oui, et pas par le viseur. Un wallhack ou un ESP se trahit par des décisions que rien ne justifie : une prévisée sur un mur sans le moindre son, une rotation lancée avant le premier contact, un utilitaire dépensé pile sur un joueur invisible. Côté sanction, Riot ne distingue pas : tout outil qui donne un avantage vaut la suspension définitive. Et le hack Valorant « discret » reste un cheat aux yeux du serveur.

Pourquoi Vanguard démarre-t-il avec mon PC ?

Parce qu'un pilote vulnérable chargé avant l'anti-triche pourrait installer un cheat puis se retirer complètement, sans rien laisser à trouver. Riot écrit que son pilote « démarre quand le système démarre » pour supprimer cette fenêtre. Conséquence pratique : si tu le désactives, il faut redémarrer l'ordinateur avant de pouvoir rejouer. Depuis juin 2026, un mode où le pilote se lance avec le jeu existe, réservé aux PC dont toutes les protections de sécurité sont activées.

Valorant peut-il bannir mon matériel ?

Riot indique que ses restrictions sont appliquées au niveau du compte ou du matériel lorsqu'elle détecte un comportement matériel suspect ou des anomalies statistiques : ça, c'est en vigueur. Pour le TPM, la nuance compte : l'éditeur explique que s'il décidait de bannir cette clé à vue, il faudrait retirer physiquement la puce, voire remplacer le processeur entier. C'est une possibilité qu'il se réserve, présentée au conditionnel.

Je risque quelque chose si c'est mon pote qui triche ?

Ça dépend d'une seule chose : est-ce que tu le sais. La page d'aide française de Riot écrit que « faire sciemment équipe avec des tricheurs » vaut une exclusion de 180 jours. Tomber par hasard sur un tricheur en file classée ne te met donc pas en danger ; accepter l'invitation en sachant ce qu'il a installé, si. Quand l'objectif est de gagner du rang grâce à lui, Riot appelle ça le « bussing » et dit avoir automatisé les mesures contre les comptes qui en profitent.

Mon inventaire survit-il à la fermeture du compte ?

Non, et il n'y a même pas de demi-mesure. Un skin Valorant ne s'échange pas, ne se vend pas, ne se transfère pas vers un autre compte. Les conditions d'utilisation précisent que tu n'as aucun droit de propriété sur ce contenu, qu'il n'a aucune valeur monétaire et qu'aucun remboursement n'est possible. Le compte part, la collection part avec.

Si je teste sur un deuxième compte, le principal est-il tranquille ?

Non. Riot écrit que les récidivistes, ceux qui utilisent plusieurs comptes pour tricher sur la même machine, représentent la majorité de ses bannissements, et ses restrictions peuvent être posées au niveau du matériel. Deux comptes lancés depuis la même machine ne sont donc pas deux inconnus pour l'éditeur.

Il apparaît et je suis déjà mort, c'est un cheat ?

Le plus souvent, non. C'est l'avance de celui qui déboîte, produite par la latence. Riot l'a mesurée : environ 141 ms au départ, avec 35 ms de ping et un client à 60 images par seconde. Ses propres optimisations serveur en ont retiré environ 40 ms, et passer à 144 images par seconde ramène le total autour de 71 ms. La part qui dépend de ta machine est donc d'environ 30 ms. L'éditeur précise aussi qu'un écart nul est hors d'atteinte.

Comment avoir plus de FPS sur Valorant ?

Commence par ce qui ne coûte rien : la fréquence de ton écran dans Windows, souvent laissée à 60 Hz alors que la dalle peut monter plus haut, puis les limiteurs d'images du jeu, souvent actifs sans qu'on le sache. Ensuite regarde du côté du processeur plutôt que de la carte graphique, parce que Valorant le sollicite davantage : refroidissement, profil d'alimentation, bridage thermique sur portable. Termine par ce qui tourne en arrière-plan et par la page de dépannage que Riot consacre aux problèmes de fréquence d'images.

Vanguard bloque un de mes logiciels, c'est normal ?

C'est fréquent, et rarement lié à un cheat. Vanguard refuse les pilotes bas niveau réputés vulnérables, les outils qui s'injectent dans le jeu ou affichent un overlay, et les machines virtuelles. Des logiciels très courants de mesure de température, d'éclairage ou de gestion des ventilateurs ont déjà été concernés, parce qu'ils reposent sur ce type de pilote. Le message d'erreur affiche généralement le fichier responsable.

Je peux désactiver l'intégrité de la mémoire pour gagner des FPS ?

Non, et sur Valorant c'est même contre-productif à deux niveaux. Le démarrage sécurisé et le TPM sont des prérequis de lancement : les couper empêche le jeu de démarrer. Les protections mémoire et l'isolation des périphériques, elles, conditionnent l'accès au mode où Vanguard ne démarre plus avec Windows. Dans les deux cas, tu ne gagnes pas de performances, tu perds quelque chose.

Riot considère-t-elle un outil d'optimisation comme un programme tiers interdit ?

Ce que les conditions d'utilisation visent, ce sont les programmes tiers non autorisés qui interagissent avec les services de Riot : mods, hacks, cheats, scripts, bots, programmes d'automatisation, ainsi que ceux qui lisent les zones de mémoire utilisées par le jeu. Un outil qui se limite à modifier des réglages de Windows, d'affichage, d'audio ou de réseau n'entre pas dans cette énumération. En revanche, un outil qui installerait un pilote bas niveau ou afficherait un overlay peut être refusé par Vanguard.

Vanguard va-t-il refuser de démarrer si SENSOBOOST est installé ?

SENSOBOOST travaille en dehors du jeu : pas de pilote ajouté au noyau, rien de greffé dans le processus de Valorant, aucune image posée par-dessus la tienne, aucune lecture de sa mémoire. Ce qu'il déplace, ce sont des paramètres Windows, d'affichage, d'audio et de réseau, avec une copie de l'état d'origine avant chaque modification. Et il ne coupe jamais le démarrage sécurisé, le TPM ni les protections mémoire, puisque Vanguard en dépend. À dire clairement quand même : personne d'extérieur ne parle au nom de Riot, et aucun cas de blocage n'a été documenté publiquement pour ce type d'outil. Le détail est sur la page Risques du cheat.

Riot poursuit-elle vraiment les vendeurs de cheats ?

Oui. Une action lancée en janvier 2021 avec Bungie contre un vendeur s'est réglée fin mars par un jugement de deux millions de dollars et une injonction interdisant de créer, distribuer, promouvoir ou encaisser des cheats, avec fermeture des comptes de réseaux sociaux servant à leur promotion. Et en septembre 2023, une opération conduite en Chine avec l'appui de Tencent a mené à dix interpellations, développeurs et revendeurs confondus.

Combien de comptes Riot bannit-elle sur Valorant ?

Dans son bilan de septembre 2024, Riot annonçait plus de 3,6 millions de comptes fermés pour triche depuis le lancement, soit environ un bannissement toutes les 37 secondes sur un peu plus de quatre ans. En février 2025, l'éditeur détaillait un pic proche de sept suspensions par minute sur un week-end de janvier, et un délai médian de détection de six parties sur l'année 2024. Ce total ne compte que la triche : le botting, le boosting et le fait de se mettre en file avec un tricheur sont sanctionnés à part.

Tu as lu les deux colonnes. Il n'y en a qu'une où tu gardes quelque chose.

Un fichier repéré en six parties, des potes à l'arrêt six mois, une collection qui ne se revend nulle part. Face à ça : une trentaine de millisecondes que Riot chiffre elle-même, qui restent sur ta machine, et qu'aucune vague de bans ne vient effacer.

Rien à installer dans le jeu. Et quatre comptes qui restent ouverts à côté du tien.

Méthode : les règles de sanction, le fonctionnement de Vanguard et les chiffres de détection proviennent des publications et pages d'assistance de Riot Games, avec leur date de publication indiquée dans le texte. Les mesures de latence viennent de l'article de Riot sur son netcode, et la distinction entre les gains déjà obtenus par l'éditeur et ceux qui dépendent de ta machine y est explicite. Les affaires judiciaires sont sourcées auprès de la presse spécialisée. Les valeurs de collection sont des ordres de grandeur calculés à partir des prix en boutique. Aucun gain de performance n'est promis : le résultat d'une optimisation dépend de ton matériel.

Sources & références