Cheat Valorant : aimbot, wallhack, triggerbot… le compte saute, le PC peut suivre.
Tu cherches un aimbot, un wallhack ou un triggerbot pour Valorant ? Voilà ce que Vanguard voit vraiment, ce que Riot fait de ton compte, et ce qu'elle autorise.
Tu cherches un Cheat ?
Oui, j'en cherche un !La réponse courte : sur Valorant, un cheat détecté vaut une suspension permanente du compte, dès la première fois. Aimbot, wallhack, triggerbot ou clic automatique : Riot ne fait aucune différence et ne prévoit aucun palier.
Un ban matériel peut s'y ajouter. Le code VAN 152 ferme alors tous les jeux Riot sur ta machine, en général pendant quatre mois, y compris pour le compte d'un frère ou d'un pote qui s'y connecte. Et ceux qui jouent avec toi en le sachant prennent 180 jours.
La détection va vite : en 2024, le tricheur médian n'a pas dépassé six parties. La seule triche que Riot autorise vit dans les parties personnalisées, avec un menu officiel. Faits vérifiés le 29 octobre 2026.
Ce que tu cherches vraiment, c'est le duel gagné. Et une partie de ce duel ne se joue pas dans Valorant, mais autour : ce que ton écran montre dans une zone sombre, ce que ton casque te laisse entendre, l'image qui tient au moment où il déboîte.
C'est ce terrain-là que Vanguard laisse ouvert. Régler ta machine, ton affichage et ton son ne touche pas au jeu : les interdits de Riot visent ce qui interagit avec ses services, pas tes réglages Windows. C'est notre terrain, et il ne met en jeu ni ton compte ni ton PC.
Tu veux le même avantage ?
Je les vois venir- Permanentla suspension du compte pour triche, sans palier, d'après la page d'aide française de Riot.
- VAN 152le ban matériel : en général quatre mois, tous les jeux Riot du PC, quel que soit le compte.
- 6 partiesle délai médian avant qu'un tricheur soit sanctionné, sur l'année 2024.
- 180 jourspour qui fait sciemment équipe avec un tricheur.
Sommaire
- Aimbot, wallhack, triggerbot : les types de cheats
- Le seul mode triche autorisé
- Le compte, la machine et les potes
- Tes skins ne valent rien hors du compte
- Wallhack : ce que le serveur t'envoie
- Six façons de tricher, six parades
- « Indétectable » : ce que valent les vidéos
- Cheat gratuit : ce que tu installes
- Valorant console et adaptateurs
- Compétitions, tribunaux, police
- Tu meurs avant de l'avoir vu
- Comment savoir si quelqu'un triche
- La frontière de Riot
- Déjà banni : les recours qui restent
- FAQ
- Sources & références
Une précision avant d'entrer dans le dossier, parce qu'elle change la lecture du reste. Riot publie ses propres mesures de la triche, ce que peu d'éditeurs font. En février 2025, moins de 1 % des parties classées de Valorant comptaient un tricheur, au niveau mondial.
Ce chiffre cache des écarts. Pendant les fêtes de fin d'année 2024, quand Riot ne pouvait plus livrer de nouvelles détections, le Brésil a brièvement atteint 10 % de parties classées avec un tricheur. En juin 2026, l'éditeur donnait environ 0,7 % des parties classées sur PC, League of Legends et Valorant confondus.
Si tu as surtout l'impression de croiser un tricheur à chaque partie, deux sections te concernent directement : pourquoi tu meurs avant de l'avoir vu et comment vérifier un joueur suspect.
C'est quoi un cheat Valorant ? Aimbot, wallhack, triggerbot et les autres
Un cheat Valorant, qu'on te le vende comme « hack », « triche » ou « logiciel privé », fait à ta place une partie du travail : viser, tirer au bon moment, ou te montrer ce que l'écran te cache. Tout le jeu tient sur une incertitude, la position des cinq adversaires. Le cheat ne la comble pas, il la supprime.
Le vocabulaire des vendeurs change tous les mois. Voilà la traduction, famille par famille :
| Le nom qu'on te vend | Ce que ça retire au jeu | Ce que Riot en fait |
|---|---|---|
| Aimbot | La visée : le réticule se pose sur la tête à ta place | Suspension permanente du compte |
| Triggerbot | Ton temps de réaction : le tir part dès qu'un ennemi passe sous le réticule | Suspension permanente : Riot nomme le « clic automatique » |
| Pixelbot, colorbot | La visée, par lecture de l'écran : il repère le contour coloré de l'ennemi et bouge la souris | Classé par Riot parmi les cheats les plus faciles à détecter |
| Wallhack, ESP | Le brouillard de guerre : positions, vie et armes à travers le décor | Suspension permanente, et le serveur lui envoie moins qu'ailleurs |
| Radar hack | La lecture de partie : la mini-carte remplie de tout le monde | Même famille que le wallhack, même traitement |
| Spinbot, « rage » | Toute discrétion : il pivote et tire sur tout ce qui bouge | Repéré par la détection côté serveur, qui supprime le compte |
| Carte DMA | La trace logicielle : une carte lit la mémoire pour un second PC | Rendue inutile par l'IOMMU, et ban du compte |
| Spoofer HWID | Rien du tout : il sert seulement à revenir après un ban matériel | Contournement de sanction, une infraction de plus |
Les vendeurs ajoutent deux étiquettes. Le cheat « rage » allume tout, tout de suite, et Riot a un mot pour ceux qui l'utilisent : les « ragehackers », qui trichent le plus fort possible pendant les quelques parties qu'il leur reste avant la sanction. Le « legit », c'est le même outil réglé pour ressembler à toi un bon soir.
Si un mot du tableau ne te dit rien, le glossaire déplie chaque famille : l'aimbot, le wallhack, le triggerbot.
Et il y a une ironie propre à Valorant : l'information, le jeu te la vend déjà. La flèche de Sova, les caméras de Cypher, les alarmes de Killjoy ou l'œil de Fade révèlent des positions à travers le décor, contre des crédits et au moment que tu choisis.
Un wallhack ne t'apporte rien de neuf, il remplace une compétence que tu as payée.
Le seul « mode triche » autorisé : celui des parties personnalisées
Une bonne partie des gens qui tapent « cheat Valorant » ou « comment tricher sur Valorant » ne veulent pas tricher en classé. Ils veulent des compétences à volonté pour répéter un lineup, ou survoler une carte pour comprendre ses angles. Ça existe, et c'est Riot qui le fournit.
Dans une partie personnalisée, le chef du salon active les codes de triche dans les options, avant de lancer. Une fois en jeu, un menu de triche devient accessible à chaque joueur. Les notes de patch de Riot suivent son évolution depuis la bêta :
- Avril 2020, en bêta fermée : une nouvelle option permet de « parcourir la carte en traversant les murs ».
- Juillet 2020 : le menu de triche permet de changer d'agent pour la manche suivante, et un mode Tournoi réserve certaines triches aux modérateurs.
- Mars 2021, puis août 2024 : l'option Compétences illimitées est retouchée, pour les diffuseurs de Viper puis pour le carburant de Neon, de Skye et de Viper.
- Janvier 2025 : l'option « Afficher les signaux de carte dans l'aire de jeu » arrive pour s'entraîner, à côté de celle qui redémarre la partie.
Aucune de ces options ne sort du salon, et une partie personnalisée ne compte pas pour le classement. Si une vidéo te promet « le menu triche en ranked », ce n'est pas une option cachée : c'est un cheat avec un autre nom, et il finit comme les autres.
Riot a même mis un « wall hack » dans le jeu, et c'est elle qui l'appelle ainsi. Depuis le patch 11.06 de septembre 2025, les replays de tes parties permettent d'afficher la silhouette des adversaires à travers les murs, de suivre une flèche de Sova et de ralentir jusqu'à 0,1x.
Le patch 12.00, en janvier 2026, a ouvert les replays aux parties personnalisées.
Si par « codes » tu pensais aux codes de réticule, c'est un autre sujet, parfaitement autorisé lui aussi : les codes de crosshair relevés chez les pros s'importent en trente secondes.
Ce que Riot sanctionne : le compte, la machine et les potes
La règle tient en deux phrases sur la page d'aide française de Riot, mise à jour fin mai 2026. Tricher « à l'aide de clics automatiques, d'aides à la visée ou tout autre outil matériel ou logiciel qui vous donnerait un avantage en jeu vous vaudra la suspension permanente de votre compte ».
Et « faire sciemment équipe avec des tricheurs vous vaudra une exclusion de 180 jours ».
Note le mot « matériel » dans la première phrase : un boîtier branché en USB tombe sous la même règle qu'un logiciel. Et pas de barème progressif pour la triche, contrairement aux sanctions de comportement, qui montent par paliers de l'avertissement jusqu'à l'exclusion.
Ce n'est pas une particularité de Riot : sur un autre jeu de héros, le dossier cheat Overwatch décrit la même fermeture du compte dès la première détection.
| La sanction | Ce qui la déclenche | Combien de temps | Ce qu'elle touche |
|---|---|---|---|
| Suspension du compte | Un outil matériel ou logiciel qui donne un avantage | Permanente, à vie | Le compte, son rang et ses skins |
| Ban matériel (VAN 152) | Notamment l'usage d'outils tiers, souvent en récidive | « En général 4 mois » | Tous les jeux Riot sur la machine, quel que soit le compte |
| Compte connecté sur un PC banni | Contournement supposé par le système | Une période déterminée | Le compte du frère, de l'ami, de l'invité |
| Exclusion de 180 jours | Faire sciemment équipe avec un tricheur | 180 jours | Le compte du coéquipier |
| VAN: RESTRICTION | Une sécurité de Windows désactivée, ou une machine trop proche de celles des tricheurs | Jusqu'à mise en conformité | L'accès aux parties, pas le compte |
Le ban matériel VAN 152 : quatre mois, tous les jeux Riot, et ton frère avec
C'est la sanction que les vendeurs de cheats mentionnent le moins, et Riot la détaille en français. Un bannissement d'HWID, pour « hardware ID », vise les composants de l'ordinateur plutôt qu'un compte. Chaque tentative de connexion renvoie l'erreur VAN 152, que la page des messages d'erreur de Valorant décrit comme « un bannissement matériel qui dure en général 4 mois ».
Pendant ce temps, Riot ne veut pas que la personne « crée ni n'utilise de compte sur une plateforme ou un jeu Riot ». League of Legends et les autres jeux de l'éditeur tombent donc avec Valorant. La même page ajoute une ligne que presque personne ne lit : un bannissement d'HWID retire aussi l'autorisation de diffuser en public.
Et voici la partie qui concerne ta famille. Si un autre compte, celui d'un ami ou d'un membre de la famille, se connecte sur un ordinateur banni, il ne pourra pas jouer, et il « sera banni pour une période déterminée », parce que le système suppose une tentative de contournement.
Le PC de la maison devient une zone interdite pour tout le monde.
- Réinstaller ne sert à rien. Riot l'écrit : ni la réinstallation du jeu ni la suppression du compte fautif ne lèvent le bannissement.
- Riot cherche activement. Pendant la durée du ban, l'éditeur recherche « de façon régulière » toute activité liée au joueur sanctionné, et bannit sur-le-champ les comptes qu'il trouve.
- Un recours existe, mais Riot le dit « peu probable ». Il passe par un ticket au support, un par compte concerné, et peut aboutir à une levée comme à un prolongement.
Le ban matériel n'est pas systématique, et Riot ne publie pas de barème. En septembre 2024, son équipe anti-triche le décrivait comme une suspension différée, qui vise les comptes identifiés comme récidivistes.
L'équipe de Vanguard reconnaît d'ailleurs, en février 2025, qu'aucun ban n'est vraiment définitif pour une personne déterminée sur un jeu gratuit : elle finit par revenir. Son objectif est de rendre chaque retour aussi cher et pénible que possible.
Le compte, lui, reste banni à vie. La personne, si : avec un nouveau compte, parfois une nouvelle machine, et un nouveau cheat à payer.
Pourquoi le tricheur de ta partie n'a pas été banni tout de suite
Tu l'as vu tricher toute la partie, et il est reparti avec la victoire. Ce n'est pas forcément un raté. En septembre 2024, l'équipe de Vanguard expliquait qu'elle détecte souvent un tricheur dès son arrivée, mais attend avant de bannir : un ban immédiat permettrait aux développeurs de tester leurs cheats variante après variante, jusqu'à trouver celle qui passe.
Ce délai coûte aux joueurs honnêtes, et Riot l'a reconnu. Depuis le patch 10.05 du 18 mars 2025, le retour en arrière du classement te rembourse le SC perdu contre un tricheur confirmé au cours de la dernière semaine.
Le remboursement est plafonné par acte, et il se récupère en terminant une partie en Compétition avant la fin de l'acte.
Le « bussing » : 180 jours pour celui qui joue avec
Riot a un mot pour le joueur qui se fait porter par un tricheur : le « bussing », comme si l'on montait dans un bus. La sanction de 180 jours date de juin 2022, elle était de 90 jours avant.
Et depuis 2021, des actions automatisées visent les comptes qui ont profité d'un duo avec un tricheur, alors que le tricheur, lui, savait déjà qu'il serait banni.
Le mot qui fait tout le travail, c'est « sciemment ». Tomber par hasard sur un tricheur en classé ne te met pas en cause. Ce qui est visé, c'est d'accepter l'invitation en sachant ce qu'il fait tourner, puis de recommencer.
Un exemple chiffré existe, et il vient du circuit professionnel. En septembre 2021, Riot a suspendu trois mois de toute compétition officielle une joueuse du circuit Game Changers : 77 % de son classement venait de parties en duo avec un tricheur actif, qui revenait avec un nouveau compte après chaque ban.
Sur League of Legends, la règle équivalente coûte six mois, comme le détaille le dossier cheat LoL. Même éditeur, même logique : dans un jeu qui se joue à cinq, la triche engage toute la file.
Un fichier, et c'est ton compte, ton PC et ta stack qui paient.
Ce que tu voulais, c'est gagner tes duels quand vous jouez à cinq. Une bonne part de ces duels se joue sur ce que ton écran te montre et ce que ton casque te laisse entendre. Ça se règle dans Windows, sans rien demander à ton compte Riot, et sans mettre le PC de la maison en jeu.
Toujours tenté par un cheat ?
Je prends l'avantageTes skins Valorant ne valent rien hors de ton compte
Sur Counter-Strike, une collection de skins se revend et s'échange, avec un cours. Riot a fait l'inverse, et ses conditions d'utilisation le disent sans détour : tu n'as « aucun droit de propriété » sur les contenus virtuels, ce que tu débloques est une licence « non transférable », et ces contenus n'ont « aucune valeur monétaire ».
Elles ajoutent qu'aucun remboursement n'est possible pour ces licences, sauf autorisation expresse de Riot. Un skin Valorant ne sort donc jamais de ton compte : ni échange entre amis, ni revente, ni marché officiel.
Traduis ça en ban. Sur CS2, un inventaire banni reste sous vitrine, avec un prix théorique affiché dessus. Sur Valorant, il n'y a même pas de vitrine : le compte part, et la collection part avec, qu'elle compte deux skins ou deux cents.
Et l'idée de racheter un compte « plein de skins » après un ban bute sur le même contrat : jouer sur le compte d'une autre personne y figure parmi les comportements interdits.
Wallhack Valorant : le serveur ne t'envoie pas ce que tu ne dois pas voir
Sur beaucoup de jeux de tir, ta machine reçoit la position des adversaires même quand un mur les cache, et un wallhack ou un ESP n'a qu'à aller la lire. C'est le cas de Counter-Strike, que décortique notre dossier sur la triche dans CS2. Valorant a été construit autrement, et contre ce cheat-là précisément.
En avril 2020, quelques semaines avant la sortie du jeu, le responsable de l'anti-triche de Valorant, Paul Chamberlain, a décrit le système dans un article technique.
L'idée vient du brouillard de guerre de League of Legends : le serveur retient la position d'un ennemi tant que ton client n'a pas besoin de l'afficher. S'il est caché derrière un mur, sa position ne part pas vers ton PC.
« Il n'y aurait rien à voir pour le wallhack », résume-t-il. Restait un problème : si le serveur attend la dernière seconde, l'ennemi surgit trop tard à l'écran. Riot a donc fait regarder le serveur un peu dans le futur. La zone de chaque joueur est agrandie selon sa vitesse, sur une durée plus longue que le ping attendu.
Pour tenir 128 rafraîchissements par seconde, le serveur ne trace pas des lignes de vue à chaque image. La carte est découpée à l'avance en cellules, et une table dit quelle cellule peut voir quelle autre. Résultat annoncé par Riot : le système consomme moins de 2 % du temps de calcul du serveur, contre 50 % pour le premier prototype.
Un détail dit beaucoup sur sa limite. Riot a dû brancher le son sur ce brouillard : un ennemi que tu peux entendre doit bien exister chez toi. Dans les mesures de l'équipe, un bug de Jett, dont un son tournait en boucle sans qu'on l'entende, la rendait « pertinente » bien plus longtemps que les autres agents.
Pourquoi le wallhack existe quand même
Le brouillard réduit « drastiquement » le temps pendant lequel les positions ennemies sont disponibles, écrit Riot. Il ne le ramène pas à zéro. En juin 2026, Phillip Koskinas, qui pilote l'intégrité compétitive chez Riot, l'a dit sans détour : sur un jeu de tir tactique rapide, ce brouillard « ne peut pas être opaque à 100 % ».
Les adversaires sur le point de déboucher, ceux que tu entends : leur position arrive chez toi un court instant avant que tu les voies. C'est cette marge que les cartes DMA viennent lire, et c'est pour ça qu'elles coûtent si cher. Un wallhack sur Valorant voit moins loin qu'ailleurs. Il voit quand même assez pour te valoir un ban permanent.
Six façons de tricher sur Valorant, et la parade de Riot pour chacune
Le 24 juin 2026, Riot a publié un long état des lieux du marché de la triche, tiré de ses propres bans. Environ 0,7 % des parties classées sur PC de League of Legends et de Valorant comptent un tricheur, et l'éditeur les répartit selon la méthode utilisée au moment du ban.
Le constat de départ surprend : la triche « interne », le programme greffé dans le jeu, est presque morte sur les titres de Riot. Vanguard fait tourner le jeu en processus protégé, et ces cheats pèsent moins de 10 % des parties où un tricheur joue.
Comme les cartes DMA et les pixelbots demandent du matériel en plus, le cheat chargé dans le noyau de Windows reste le plus répandu.
Pilotes vulnérables et bootkits : pourquoi Vanguard démarre avec Windows
Pour entrer dans le noyau, un développeur de cheat a trois portes classiques, selon Riot :
- Acheter un certificat de signature, autour de 600 dollars par an, souvent au nom d'un proche dont il a volé l'identité. Le certificat finit vite repéré, et les clients tombent avec.
- Détourner un pilote légitime mais vulnérable. Il en existe des centaines, souvent ceux de périphériques dont le fabricant a disparu.
- Vendre un bootkit, vers 300 dollars, qui modifie Windows pendant son chargement depuis une clé USB, et ouvre la machine à n'importe quel autre logiciel malveillant.
C'est la raison du choix qui a fait la réputation de Vanguard : son pilote démarre avec le système. Sans ça, un pilote vulnérable pourrait se charger avant le jeu, installer un cheat puis disparaître.
Vanguard tient sa propre liste de ces pilotes, et se retire si l'un d'eux apparaît : la machine est alors jugée compromise, et sans Vanguard, pas de partie.
Les tricheurs ont trouvé une parade, et Riot l'a mesurée : sur 90 jours, la part de joueurs détectés pour triche grimpe sur les vieilles versions de Windows. Certains reviennent exprès à un Windows 10 en fin de support, moins protégé.
C'est aussi pour ça que Riot ne prend plus en charge Windows 7, 8 et 8.1, ni les versions 1909 et antérieures de Windows 10.
Juin 2026 : le pilote peut attendre le jeu, sur un PC verrouillé
Depuis le 24 juin 2026, Vanguard peut ne se lancer qu'avec le jeu. C'est le mode à la demande, débloqué par une vérification baptisée Pre-Check, optionnelle. Il demande un Windows 11 25H2 ou plus récent, le démarrage sécurisé, une puce TPM 2.0, l'intégrité de la mémoire (HVCI, avec la sécurité par virtualisation) et l'IOMMU actif.
La raison technique vaut le détour. Windows 11 25H2 tient désormais un registre de tous les pilotes chargés depuis le démarrage, scellé par la puce TPM : Vanguard n'a plus besoin d'être présent pour savoir si un pilote vulnérable est passé.
Riot indique qu'environ un tiers des joueurs remplissent déjà les conditions, et que seuls 3 % n'ont pas le matériel pour y arriver.
Note ce que ça dit des tricheurs. Le mode le plus discret de Vanguard est réservé aux machines où toutes les protections sont allumées, exactement celles que les cheats noyau doivent couper pour fonctionner.
Ubisoft a fait le même pari sur Rainbow Six Siege : depuis octobre 2026, sa Legend Division n'ouvre qu'aux PC où Secure Boot, TPM 2.0 et l'intégrité de la mémoire sont allumés, comme le détaille le dossier cheat Rainbow Six Siege.
Cartes DMA : 6 000 dollars, puis un presse-papier
La carte DMA est le cheat de luxe. Branchée sur la carte mère, elle lit la mémoire du PC de jeu et l'envoie à un second ordinateur, où tourne le cheat : rien de suspect ne s'exécute sur la machine surveillée.
En février 2025, Riot notait que l'Amérique du Nord s'y était tournée, avec des installations à plus de 1 000 dollars.
La parade s'appelle l'IOMMU, un composant qui filtre l'accès des périphériques à la mémoire. En décembre 2025, l'équipe de Vanguard a révélé une faille dans le micrologiciel de plusieurs cartes mères : la protection DMA au démarrage s'affichait active dans le BIOS, sans fonctionner vraiment.
Les constructeurs ont corrigé, et Vanguard peut désormais exiger d'un joueur la mise à jour de son BIOS.
Riot ajoute qu'elle étudie l'extension de cette exigence à tout le haut du classement, Ascendant et au-dessus. Et selon l'article de juin 2026, l'éditeur impose déjà depuis un an des restrictions IOMMU complètes aux tricheurs DMA les mieux classés.
Le 19 mai 2026, d'après des témoignages relayés par PC Gamer, une mise à jour de Vanguard a rendu inutilisables la plupart des firmwares DMA déguisés en contrôleurs SATA ou NVMe. Deux jours plus tard, Riot publiait sur X une photo de cartes sous une légende moqueuse : « félicitations aux propriétaires d'un tout nouveau presse-papier à 6 000 dollars ».
Devant la rumeur de PC « détruits », Riot a précisé le lendemain que Vanguard « n'endommage pas le matériel » : il s'appuie sur l'IOMMU pour empêcher ces appareils de fonctionner avec ses jeux, rien de plus. La carte existe toujours. Elle ne sert simplement plus à rien sur Valorant.
Triggerbot et colorbot : le cheat le plus simple, et le plus vite banni
Le pixelbot, que les joueurs appellent aussi colorbot, ne touche pas au jeu. Il lit l'image de ton écran, repère le contour coloré d'un ennemi ou sa tête, et déplace la souris vers lui. Sa version la plus répandue sur Valorant ne vise même pas : elle tire dès qu'un adversaire passe sous ton réticule. C'est le triggerbot.
Riot explique pourquoi il marche si bien ici : le temps pour tuer est très court, une balle bien placée suffit souvent. Même rudimentaire, un triggerbot y reste « un avantage massif ». Le Brésil en a fait sa spécialité, et c'est là que la triche est montée jusqu'à 10 % des parties classées, pendant les fêtes 2024.
Son point faible, c'est la souris. Vanguard « rejette déjà purement et simplement » les entrées d'un périphérique secondaire, alors le cheat doit trouver un moyen d'envoyer ses mouvements. Riot refuse de le détailler : son article n'est pas, écrit-elle, « un tutoriel » pour se faire bannir plus vite.
Elle distingue seulement deux versions, le script Python qui tourne sur le PC et le microcontrôleur branché en USB.
Son verdict sur ces outils est net : ils se propagent « comme une traînée de poudre », mais ils sont « aussi faciles à détecter qu'à installer ». En juin 2026, Riot précisait même que les bans de colorbots en Python n'apparaissent pas dans ses graphiques : ils sont trop nombreux, et trop rudimentaires, pour valoir d'être comptés.
L'« aimbot IA » et le triggerbot écrit par ChatGPT
Les tutos « crée ton cheat Valorant avec ChatGPT » remontent jusque dans les premiers résultats de Google. Riot y a répondu en deux phrases dans son article de juin 2026 : « Sérieusement, ne demandez pas à une IA de vous faire un triggerbot Valorant. Vous dépenserez plus de tokens à le fabriquer que Vanguard n'en dépensera à vous bannir. »
L'éditeur constate pourtant un effet réel. Avec les assistants de code, il voit passer « plus de fichiers de triche que jamais », parfois propres à un seul utilisateur. Sa réponse : surveiller la façon dont le code entre dans le noyau, plutôt que courir après chaque cheat. Un fichier unique doit franchir la même porte que les autres.
Le mot « IA » ne protège de rien, et ce n'est pas nouveau. Dès octobre 2021, Riot écrivait que ces deux lettres « ne rendent pas un cheat indétectable ».
Et le 15 septembre 2023, en Chine, la police de Yujiang a arrêté dix personnes avec l'aide de Tencent, dans ce qu'elle présentait comme la première affaire pénale du pays visant un cheat « IA », pour Valorant. Plus de 30 millions de yuans de transactions avaient été relevés.
Cheat Valorant « indétectable » : ce que valent les vidéos
Le badge « undetected » est partout, sur les sites de vente comme dans les titres YouTube. Sur Valorant, Riot a pris le temps de démonter les vidéos qui servent à le prouver :
- Le direct est un faux direct. En décembre 2023, l'équipe anti-triche écrivait que l'écrasante majorité des « lives » de cheats « indétectables » sont des vidéos préenregistrées : quelques parties jouées avant le ban, recyclées en boucle publicitaire.
- Le vendeur encaisse quand même. Le client achète, se croit malin un instant, puis tombe. Riot le résume ainsi : le développeur fait sa vente quoi qu'il arrive, « et pas de remboursement ».
- Le filigrane trahit la date. En février 2025, Riot conseillait de chercher le compte utilisé dans la vidéo, ou la version du client affichée en bas à droite de l'écran.
- Le streamer est parfois un client. Certains vendeurs promettent un abonnement « gratuit » à ceux qui font leur publicité en direct, avec des cheats déjà détectés, avant de disparaître avec la caisse.
En face, les chiffres de Riot. Plus de 3,6 millions de comptes bannis pour triche en quatre ans, jusqu'en septembre 2024, soit environ un toutes les 37 secondes. Ce total exclut le botting, le boosting et les joueurs qui se mettent volontairement en file avec un tricheur.
Le week-end du 10 au 13 janvier 2025, le rythme a atteint près de sept suspensions par minute, un record.
Le chiffre qui compte le plus pour toi, c'est le délai. En 2024, le tricheur médian n'a pu jouer que six parties avant d'être sanctionné, la deuxième année la plus rapide de l'histoire du jeu selon Riot. Six parties, c'est une soirée. Et comme l'équipe retarde parfois un ban exprès, un cheat qui « tient » une semaine ne prouve rien.
Un point de méthode, pour lire ces chiffres honnêtement : ce sont des annonces de l'éditeur, pas des mesures indépendantes. Riot reste l'un des rares à les publier aussi régulièrement, comme l'équipe d'Apex Legends dont on décortique les bilans.
Cheat Valorant gratuit : ce que tu installes vraiment
« Aimbot Valorant gratuit », « wallhack gratuit », « hack Valorant free » : ce sont les recherches les plus tapées de cette famille, alors autant expliquer le mécanisme. Pour espérer échapper à Vanguard, un cheat doit se charger au même étage que lui, dans le noyau de Windows, ou plus bas encore.
Riot le formule elle-même : la triche « n'est pas si différente d'un logiciel malveillant ».
| Ce que tu crois installer | Ce que tu autorises en réalité |
|---|---|
| Un petit programme pour mieux viser | Du code au niveau du noyau, sous ton antivirus et sous ta session Windows |
| Un fichier qu'il faut juste « autoriser » | Un antivirus coupé à la demande du vendeur, pour laisser passer n'importe quoi |
| Un outil que tu pourras désinstaller | Un composant qui décide lui-même de ce qu'il laisse voir |
| Un cadeau | Un accès à tes mots de passe enregistrés, tes cookies, ton Discord et ton compte Riot |
Ce n'est pas théorique. En mars 2022, les chercheurs d'AhnLab ont documenté une vidéo YouTube qui proposait un cheat Valorant, avec un lien de téléchargement en description. L'archive contenait un fichier nommé « Cheat installer.exe », et la vidéo demandait de désactiver l'antivirus avant de le lancer.
C'était RedLine, un voleur d'informations. Il raflait les mots de passe et les cookies des navigateurs, les numéros de carte enregistrés, les portefeuilles de cryptomonnaie, les jetons Discord et les sessions Telegram, puis envoyait le tout à l'attaquant par un serveur Discord.
Le détail qui boucle la boucle vient de Riot. En septembre 2024, l'éditeur indiquait que 4 % des bans pour triche sur Valorant finissent annulés parce que le compte avait été piraté.
Plutôt que de recréer un compte après un ban, des tricheurs en volent un. Le compte piraté par un faux cheat gratuit, ce peut être le tien, avec tes skins dessus.
Les « trainers » ne sont pas une porte de sortie non plus. WeMod, qui apparaît dans les résultats de recherche sur « cheat Valorant », indique lui-même ne pas prendre en charge le jeu. Et les conditions d'utilisation de Riot citent en toutes lettres les « entraîneurs » parmi les programmes interdits.
Personne ici ne te demande de couper ton antivirus.
Aucune archive protégée par mot de passe, aucun pilote inconnu, aucun identifiant Riot à saisir. Ce que tu cherchais dans ce cheat gratuit, c'était repérer l'ennemi avant lui et entendre ses pas à temps. Ça se règle dans Windows, avec un logiciel d'un éditeur français identifié par son SIREN.
Tu veux les voir avant eux ?
J'entends ses pasValorant sur console : l'adaptateur clavier-souris est traité comme un cheat
Sur PlayStation et Xbox, Valorant n'accepte pas le clavier-souris, et Riot n'a pas ouvert le jeu croisé avec les joueurs PC.
La triche y passe donc par l'adaptateur d'entrée, du type Cronus ou XIM : un boîtier qui fait passer une souris pour une manette, et cumule la précision de la souris avec l'aide à la visée prévue pour la manette.
Riot a préparé la riposte avant même l'ouverture. Ses équipes ont triché pendant des tests internes pour fabriquer des données de référence, et les premiers bans sont tombés quelques heures après le lancement de la bêta, le 14 juin 2024.
Depuis, l'éditeur mêle bannissements et fins de partie anticipées, et garde le total pour lui, pour ne pas donner aux tricheurs de quoi se vanter.
Compétitions, tribunaux, police : la sanction sort du jeu
En compétition, le ban matériel suit le joueur jusque dans les tournois. En janvier 2024, Riot a banni définitivement de toute équipe engagée dans ses compétitions une joueuse du circuit Game Changers. Elle était sous le coup d'un ban matériel de l'équipe anti-triche, et l'avait contourné avec un nouvel ordinateur et le compte d'un autre joueur.
La décision publiée par Riot ajoute un détail très actuel : pour passer la vérification d'identité, une photo générée par IA avait été fournie à l'organisateur. Le complice a pris un an d'exclusion des compétitions officielles. Riot disait déjà en 2021 passer ses joueurs pros en revue dès les qualifications ouvertes.
Les vendeurs ne sont pas à l'abri non plus. En janvier 2021, Riot et Bungie ont attaqué en justice l'opérateur de GatorCheats, qui vendait des cheats pour Valorant et Destiny 2. Fin mars, l'affaire se réglait par un paiement de 2 millions de dollars et une injonction permanente : interdiction de créer, distribuer, promouvoir ou mettre à disposition ces cheats.
Tu meurs avant de l'avoir vu : souvent, ce n'est pas un cheat
L'adversaire apparaît, et tu es déjà mort. Premier réflexe : il triche. Le plus souvent, c'est l'avance de celui qui déboîte, et Riot l'a chiffrée dans un article technique sur le netcode de Valorant, publié en juillet 2020.
Les conditions sont posées : serveurs à 128 rafraîchissements par seconde, 35 ms de ping aller-retour, client à 60 images par seconde. Dans ces conditions, l'adversaire qui déboîte dispose d'environ 141 ms de plus que toi pour réagir. Pour situer, Riot rappelle qu'un temps de réaction humain tourne souvent autour de 300 ms.
Riot dit avoir retiré environ 40 ms de cet écart en optimisant ses serveurs et son réseau. Le reste dépend en partie de ta machine : à 144 images par seconde, l'avance de celui qui déboîte tombe autour de 71 ms. L'éditeur écrit lui-même qu'un avantage nul reste « hors d'atteinte ».
Un dernier chiffre de cet article explique pourquoi ces millisecondes rendent fou. Lors de tests à l'aveugle entre joueurs de très haut niveau, 10 ms d'écart suffisaient à renverser un duel : le joueur qui tenait l'angle à l'Operator passait de 90 % de victoires à 90 % de défaites face à un adversaire qui déboîtait au fusil.
Si c'est ton ping qui s'envole, la solution vit sur notre guide pour un PC qui lag en jeu. Si ce sont tes images qui décrochent, celui pour augmenter tes FPS prend le relais.
Comment savoir si quelqu'un triche sur Valorant
Depuis le patch 11.06 de septembre 2025, tu as enfin l'outil pour en juger : le replay. Il se télécharge dans ton client, pour tes propres parties, et te place dans les yeux de chacun des dix joueurs. Tu peux ralentir jusqu'à 0,1x et afficher la silhouette des adversaires à travers les murs. Ce que tu cherches :
- Un réticule qui suit un ennemi invisible, à travers un mur, plusieurs manches de suite, sans son ni info d'équipe pour l'expliquer.
- Un tir qui part toujours au même délai dès qu'un ennemi entre dans le réticule, quel que soit l'angle : la signature d'un triggerbot.
- Une compétence lancée pile sur un joueur que rien, ni son ni radar, ne lui avait révélé.
- Une visée qui « colle » aux têtes pendant un balayage, puis décroche net, comme accrochée à un contour.
Avant d'accuser, lis l'avertissement de Riot. Le replay montre la partie vue du serveur, et avec des pings différents, un joueur honnête peut avoir l'air de viser ou de bouger « de manière impossible ». À plus de 100 ms, il peut même sembler trembler ou se téléporter. Pour Riot, ce n'est pas une preuve de triche.
Attention aussi à un piège connu : dans un replay, la mini-carte affiche les ennemis même quand la silhouette est désactivée. Ce que tu y vois, le joueur ne le voyait pas forcément.
Le bon réflexe reste le signalement en jeu, pendant ou juste après la partie. Riot dit lire les commentaires joints aux signalements, qui l'aident à repérer les nouvelles générations de cheats. Et si le tricheur est banni, le retour en arrière du classement te rend ce qu'il t'a coûté.
Riot a repris 40 ms de son côté. Les tiennes sont sur ton bureau.
L'avance de celui qui déboîte dépend aussi de ta machine : images par seconde, latence d'affichage, réseau. SENSOBOOST note ta configuration sur 100, corrige ce qui traîne dans Windows, et te laisse comparer l'avant et l'après. Tu appuies quand le duel se joue, pas une poignée de millisecondes plus tard.
Tu veux le dessus, sans le ban ?
J'appuie au bon momentLa frontière de Riot : régler ta machine, ou toucher au jeu
C'est la partie la plus utile du dossier, et elle tient dans un article du contrat. Les conditions d'utilisation de Riot interdisent « tout programme tiers non autorisé, y compris de mods, hacks, logiciels de triche, scripts, bots, entraîneurs et programmes d'automatisation qui interagissent avec les Services Riot ».
Elles visent aussi ceux qui collectent des informations « en parcourant des zones mémoire » du jeu.
Le critère, c'est donc le contact avec le jeu et ses services, pas l'étiquette du logiciel. Vanguard l'applique techniquement, et ses messages d'erreur le montrent : quand il bloque un programme, il nomme le fichier en cause, souvent un pilote en .sys.
| Le type d'outil ou de réglage | Vanguard | Pourquoi |
|---|---|---|
| Pilote jugé non conforme | Bloqué, avec le nom du fichier (VAN : logiciel incompatible) | Un pilote vulnérable peut servir de porte d'entrée au noyau |
| Outil qui s'injecte dans le jeu | Bloqué | Valorant tourne en processus protégé |
| Bureau à distance, session virtuelle | Refusé (VAN 138) | Le jeu doit tourner dans une session normale de Windows |
| Démarrage sécurisé, intégrité de la mémoire coupés | Restriction (VAN: RESTRICTION 1, 4 ou 5) | Ce sont les protections dont Vanguard dépend |
| Réglages de Windows, d'écran, de son, de réseau | Aucun blocage documenté | Rien ne touche au jeu ni au noyau |
Des joueurs honnêtes tombent parfois dans ces filets, et Riot ne le cache pas. Ses pages d'aide citent des pilotes de stockage Intel ou de puces Wi-Fi MediaTek refusés tant qu'ils ne sont pas mis à jour, ou un jeu installé sur un disque externe, qui déclenche VAN: RESTRICTION 3.
L'éditeur reconnaît aussi le dilemme des pilotes vulnérables : des centaines circulent, souvent ceux de périphériques dont le fabricant a disparu.
La case où vit SENSOBOOST
Relis la dernière ligne du tableau : c'est là que vit SENSOBOOST, et il n'en sort pas. Aucun pilote ajouté au noyau, rien de greffé dans Valorant, aucune lecture de sa mémoire, aucune action à ta place. Le logiciel modifie des réglages de Windows, d'affichage, de son et de réseau, et garde une copie de leur état d'origine avant d'y toucher.
Il ne coupe jamais le démarrage sécurisé, la puce TPM, l'intégrité de la mémoire ni l'IOMMU : Vanguard en dépend, et ce sont précisément les conditions de son mode à la demande. Retire le logiciel, relance Valorant : les réglages appliqués sont toujours là. Un cheat désinstallé, lui, ne laisse derrière lui qu'une chose : le ban.
| La question | Un cheat Valorant | SENSOBOOST |
|---|---|---|
| Là où il agit | Dans le jeu, sa mémoire ou le noyau de Windows | Dans les réglages de Windows, hors du jeu |
| Ce qui te donne l'avantage | Des positions que le serveur t'a envoyées en avance | Une image et un son mieux réglés |
| Celui qui clique | Le cheat, à ta place | Toi, et toi seul |
| Les protections de Windows | Souvent à couper pour qu'il fonctionne | Laissées allumées |
| Le jour où tu l'enlèves | Il disparaît, le ban reste | Tes réglages restent en place |
Une réserve, et elle compte : personne d'extérieur ne parle au nom de Riot, et c'est sa documentation qui tranche. Aucun cas de blocage n'a été documenté publiquement pour un outil qui se limite aux réglages, mais c'est une absence de cas connus, pas une garantie de l'éditeur. Notre position détaillée est sur la page Risques du cheat.
Le tuto qui coûte cher : ne suis jamais un guide qui te propose de gagner des images en coupant le démarrage sécurisé, la puce TPM, l'intégrité de la mémoire ou l'IOMMU.
Sur Windows 11, Valorant refuse de se lancer sans démarrage sécurisé ni TPM 2.0 depuis septembre 2021. Les autres coupures déclenchent des restrictions et te ferment le mode à la demande.
Riot trace sa ligne au bord du jeu. SENSOBOOST reste de ton côté.
Des filtres qui font ressortir un ennemi dans une zone sombre ou à contre-jour d'une fumée, un son où les pas se détachent, une image qui tient pendant le peek, un profil prêt pour Valorant. Tout se passe dans ta machine, rien dans le jeu, et tout revient comme avant en un clic.
Tu veux gagner ce soir ?
J'active mon avantageDéjà banni sur Valorant ? Ce qu'il reste à faire
Commence par lire ce qui t'est tombé dessus, parce que les sanctions n'ont rien à voir entre elles. Puis avance dans cet ordre :
- Identifie la sanction. Le message du client et l'e-mail de Riot indiquent le type et la durée. Une suspension du compte, un ban matériel VAN 152 et une restriction VAN: RESTRICTION ne s'abordent pas du tout pareil.
- Une restriction n'est pas une punition. Riot l'écrit : il s'agit de remettre ta machine aux normes, en activant la sécurité demandée ou en mettant à jour Windows ou le BIOS.
- Pour contester, passe par un ticket. Pour un ban matériel, Riot demande un ticket par compte concerné, examine, puis lève ou prolonge. Elle prévient que la levée est « peu probable ».
- Si ton compte a été piraté, dis-le avec des éléments. 4 % des bans pour triche sont annulés pour cette raison, mais Riot précise que l'excuse est courante, et qu'elle sait quand on lui ment.
- Ne fais connecter personne d'autre sur ce PC. Pendant un ban matériel, tout autre compte qui s'y connecte est banni pour une période déterminée.
- N'achète pas de « déban ». Spoofer, levée garantie, compte racheté : le contournement d'une mesure de protection est interdit par les conditions d'utilisation. C'est exactement ce qui a valu à une joueuse son exclusion définitive des compétitions en 2024.
- Verrouille ton identifiant Riot. Nouveau mot de passe, unique, et vérification en deux étapes dans la gestion du compte, comme Riot le recommande. Si tu as lancé un exécutable trouvé sur Discord, traite la machine comme compromise jusqu'à preuve du contraire.
FAQ : cheat Valorant, Vanguard et bans
Un cheat Valorant « indétectable », ça existe ?
Non. « Undetected » veut dire « pas encore détecté ». Riot écrit que l'écrasante majorité des directs de cheats « indétectables » sont des vidéos préenregistrées, et qu'elle retarde parfois exprès ses bans pour empêcher les développeurs de tester leurs cheats. En 2024, le tricheur médian n'a pas dépassé six parties avant d'être sanctionné.
Combien de temps dure un ban Valorant pour triche ?
Pour le compte, c'est à vie : un ban permanent, que la page d'aide française de Riot appelle « suspension permanente », pour tout outil, matériel ou logiciel, qui donne un avantage.
Si un ban matériel s'y ajoute (code VAN 152), il dure « en général 4 mois » et bloque tous les jeux Riot sur la machine. Celui qui joue sciemment avec un tricheur prend 180 jours.
C'est quoi l'erreur VAN 152 sur Valorant ?
Un bannissement matériel, ou HWID. Riot bannit les composants du PC plutôt qu'un compte : aucun jeu Riot ne se lance sur cette machine, quel que soit le compte, en général pendant quatre mois.
Réinstaller le jeu ou supprimer le compte n'y change rien, et tout autre compte qui s'y connecte est banni pour une période déterminée.
Comment enlever un ban Valorant ?
Par un ticket au support de Riot, et sans illusion. Pour un ban matériel, il faut un ticket par compte concerné : Riot examine, puis lève ou prolonge la sanction, et prévient que la levée est « peu probable ».
Une suspension pour triche n'expire pas avec le temps. Les services de « déban » vendent une procédure qui n'existe pas, et le contournement est lui-même interdit.
Comment tricher sur Valorant sans être banni ?
Uniquement dans une partie personnalisée, avec le menu de triche officiel de Riot : traverser les murs, compétences illimitées, changement d'agent, redémarrage de la partie. Ces options ne sortent pas du salon et ne comptent pas pour le classement.
En partie classée comme non classée, tout outil qui donne un avantage vaut la suspension permanente du compte.
Comment activer les codes de triche sur Valorant ?
Crée une partie personnalisée, ouvre les options du salon et active les codes de triche avant de lancer. En jeu, le menu de triche devient accessible. D'après les notes de patch de Riot, il permet notamment de parcourir la carte en traversant les murs, d'avoir des compétences illimitées ou de redémarrer la partie.
Un wallhack ou un ESP marche-t-il sur Valorant ?
Moins qu'ailleurs. Le serveur de Valorant n'envoie pas à ta machine la position d'un ennemi caché derrière un mur : c'est le brouillard de guerre, en place depuis la sortie. Il l'envoie juste avant qu'il débouche, ou quand tu peux l'entendre.
Riot reconnaît que ce brouillard « ne peut pas être opaque à 100 % », et un wallhack détecté vaut la même suspension permanente.
Un triggerbot Valorant est-il détecté ?
Oui. Il tire dès qu'un ennemi passe sous le réticule, un vrai avantage sur un jeu où une balle bien placée suffit souvent. Mais Vanguard refuse les entrées d'un périphérique secondaire, et Riot juge ces outils « aussi faciles à détecter qu'à installer ».
L'éditeur en bannit tant qu'il ne compte même plus les colorbots en Python dans ses graphiques.
Un aimbot IA ou un cheat fait avec ChatGPT passe-t-il sous Vanguard ?
Non. En juin 2026, Riot écrivait que demander à une IA un triggerbot Valorant coûte plus de tokens que le ban n'en coûte à Vanguard. L'éditeur surveille la façon dont un cheat entre dans Windows plutôt que son code : un fichier unique doit franchir la même porte que les autres.
En Chine, un cheat Valorant présenté comme « IA » a valu dix arrestations en septembre 2023.
Je risque quelque chose si mon pote triche ?
Seulement si tu le sais. Riot écrit que « faire sciemment équipe avec des tricheurs vous vaudra une exclusion de 180 jours ». Croiser un tricheur par hasard en classé ne te met pas en cause ; accepter son invitation en sachant ce qu'il fait tourner, si.
Riot appelle ça le « bussing », et sanctionne aussi de façon automatisée ceux qui en profitent.
Mon frère a été banni : je peux jouer sur son PC ?
Pas pendant un ban matériel. Riot précise que si un autre compte, celui d'un ami ou d'un membre de la famille, se connecte sur un ordinateur banni, il ne pourra pas jouer et sera lui-même banni pour une période déterminée. Le système suppose une tentative de contournement. Le plus sûr est de ne pas s'y connecter du tout.
Un aimbot Valorant gratuit, c'est un virus ?
Souvent. Pour espérer échapper à Vanguard, un cheat doit s'installer au niveau le plus profond de Windows. En 2022, AhnLab a documenté une vidéo YouTube qui proposait un cheat Valorant et livrait un voleur de mots de passe, en demandant de couper l'antivirus.
Et selon Riot, 4 % des bans pour triche sont annulés parce que le compte avait été piraté.
Les générateurs de VP gratuits, ça marche ?
Non. Tes points Valorant sont enregistrés sur les serveurs de Riot, pas sur ton PC, et rien de ce qui tourne chez toi ne peut en créer. Un « générateur » qui te demande ton identifiant Riot ne cherche pas à te donner des VP : il cherche ton compte, et tout ce que tu as débloqué dessus.
Un VPN évite-t-il un ban Valorant ?
Non. Vanguard tourne dans ta machine et regarde ce qui s'y charge, pas l'itinéraire de tes paquets. Les sanctions visent le compte et le matériel. Riot dit même travailler à mieux bloquer les tricheurs qui passent par un VPN pour jouer sur les serveurs d'une autre région.
Sur un autre jeu, c'est le contrat lui-même qui vise l'adresse IP, comme le montre le dossier cheat PUBG.
Peut-on tricher sur Valorant console avec un adaptateur clavier-souris ?
Riot traite ces boîtiers comme de la triche. Valorant console n'accepte pas le clavier-souris, et les adaptateurs qui font passer une souris pour une manette sont détectés depuis le lancement de la bêta, le 14 juin 2024 : bans en direct et fins de partie anticipées. Riot ne publie pas le total, pour ne pas donner aux tricheurs de quoi se vanter.
Mes skins sont-ils perdus après un ban ?
Oui. Les conditions d'utilisation de Riot précisent que tu n'as « aucun droit de propriété » sur les contenus virtuels, qu'ils n'ont « aucune valeur monétaire » et qu'ils ne se transfèrent pas. Un skin Valorant ne s'échange ni ne se revend : quand le compte tombe, la collection tombe avec.
Pourquoi le tricheur de ma partie n'a pas été banni tout de suite ?
Parce que Riot attend parfois exprès : un ban immédiat permettrait aux développeurs de tester leurs cheats jusqu'à trouver la version qui passe.
En compensation, depuis le patch 10.05 de mars 2025, le retour en arrière du classement te rembourse le SC perdu contre un tricheur confirmé au cours de la dernière semaine, dans une limite fixée par acte.
SENSOBOOST peut-il déclencher un ban Vanguard ?
Il reste en dehors de ce que Riot interdit : aucun pilote ajouté au noyau, rien d'injecté dans Valorant, aucune lecture de sa mémoire, aucune action automatisée. Il modifie des réglages de Windows, d'affichage, de son et de réseau, réversibles en un clic, et laisse allumées les protections dont Vanguard dépend.
Réserve : Riot seule interprète ses règles, et sa documentation fait foi.
Riot ferme le compte, parfois la machine. Personne ne ferme tes réglages.
Si tu ne gardes qu'une idée de ce dossier, garde celle-là. Sur Valorant, un cheat se paie au minimum du compte, souvent de la machine, parfois des potes. Ce qui t'aide vraiment à gagner l'échange de tirs, un ennemi qui ressort, des pas entendus à temps, une image qui tient, ne dépend d'aucune vague de bans.
Tu cherches encore un cheat ?
Je veux gagner mes duels
Méthode : les règles de sanction, le fonctionnement de Vanguard et les chiffres de détection proviennent des articles de Riot Games et de ses pages d'assistance en français, avec leur date indiquée dans le texte. Les chiffres de bans sont des annonces de l'éditeur, pas des mesures indépendantes.
Les mesures de latence viennent de l'article de Riot sur son netcode. Les affaires judiciaires, l'épisode des cartes DMA et la campagne de faux cheats sont sourcés auprès de la presse spécialisée et d'un éditeur de sécurité. Aucun gain de performance n'est promis : le résultat d'une optimisation dépend de ton matériel. Dernière vérification complète le 29 octobre 2026.
Sources & références
- Riot Games : Vanguard à la demande, les six familles de triche, leurs prix, et les 35 % de joueurs éligibles (24 juin 2026)
- Riot Games : la faille des cartes mères et les restrictions au niveau du compte ou du matériel (décembre 2025)
- Support Valorant en français : suspension permanente et sanction de 180 jours
- Support Riot en français : explication des bannissements HWID (tous les jeux Riot, autres comptes, recours)
- Support Valorant en français : messages d'erreur (VAN 152, VAN 138)
- Support Riot en français : erreur VAN: RESTRICTION
- Support Riot en français : erreur VAN, logiciel incompatible
- Support Riot en français : erreur VAN, pilote OEM incompatible
- Support Riot en français : VAN: RESTRICTION 3, jeu installé sur un autre disque
- Support Valorant en français : FAQ des sanctions et exclusions
- Riot Games : conditions d'utilisation en français (contenus virtuels, programmes tiers)
- Riot Games : « Demolishing Wallhacks with VALORANT's Fog of War » (avril 2020)
- Riot Games : « Peeking into Valorant's Netcode », les 141 ms, les 40 ms retirées et les 71 ms
- Valorant : 3,6 millions de comptes et un ban toutes les 37 secondes, la console et les comptes piratés (septembre 2024)
- Valorant : le pic de janvier 2025 et le tricheur médian repéré en six parties
- Valorant : les faux directs de cheats « indétectables » et les récidivistes multicomptes
- Valorant : la sanction de 180 jours pour le « bussing »
- Valorant : notes de patch 0.49, traverser les murs en partie personnalisée (avril 2020)
- Valorant : notes de patch 1.03, menu de triche et mode Tournoi (juillet 2020)
- Valorant : notes de patch 2.06, compétences illimitées (mars 2021)
- Valorant : notes de patch 9.04, compétences illimitées (août 2024)
- Valorant : notes de patch 10.00, nouvelle option de triche (janvier 2025)
- Valorant : notes de patch 10.05, le retour en arrière du classement (mars 2025)
- Valorant : replays, tout ce qu'il faut savoir (septembre 2025)
- Valorant : notes de patch 12.00, replays des parties personnalisées (janvier 2026)
- Riot Games, opérations compétitives : décision sur un ban matériel contourné en Game Changers (janvier 2024)
- Inven Global : une joueuse Game Changers suspendue trois mois pour bussing (2021)
- TorrentFreak : le jugement à 2 millions de dollars et les termes de l'injonction
- ONE Esports : dix arrestations en Chine pour un cheat Valorant « IA » (septembre 2023)
- AhnLab ASEC : un voleur d'informations déguisé en cheat Valorant sur YouTube (2022)
- BleepingComputer : de faux cheats Valorant sur YouTube installent RedLine (2022)
- PC Gamer : le « presse-papier à 6 000 dollars » des cartes DMA (mai 2026)
- Windows Central : la mise au point de Riot, Vanguard n'endommage pas le matériel (mai 2026)
- PCGamesN : TPM 2.0 et démarrage sécurisé exigés sous Windows 11 (septembre 2021)
- WeMod : la page Valorant, jeu non pris en charge