Cheat League of Legends : si ton script tient encore, c'est peut-être exprès.
Tu as tapé « cheat LoL », « script League of Legends » ou « hack LoL » parce que tu en as marre de te faire rouler en classé. Voilà le vrai prix.
Tu cherches un Cheat ?
Oui, j'en cherche un !Concrètement, tu risques quoi ? Un script, un bot ou un orbwalker sur League of Legends viole l'article 7.1 des conditions d'utilisation de Riot, et la sanction type est la fermeture du compte, RP et skins compris, sans remboursement prévu au contrat. C'est un ban permanent, autrement dit un ban à vie : aucune date de fin n'est prévue.
Depuis Vanguard, la note ne s'arrête plus là. Riot prononce des bannissements matériels, relie désormais tes comptes entre eux à partir de données matérielles et comportementales, et applique six mois de suspension à qui joue en duo avec un scripteur avéré.
Tout le détail est plus bas : le barème complet, les pièges du « gratuit », et l'avantage légal qui reste quand on enlève le script. Faits vérifiés le 19 août 2026.
Tu veux savoir ce que ça coûte vraiment : ces chiffres-là, c'est Riot qui les publie lui-même. Plus bas, la phrase de son responsable anti-triche devrait te faire réfléchir plus que n'importe quelle menace.
Attends deux secondes, la suite va te plaire. Lire la carte plus vite, cliquer une fraction de seconde avant lui, entendre un son avant de le voir : cet avantage-là existe pour de vrai, il est 100 % légal, et il se règle en quelques minutes sur ta machine. Personne ne peut te le confisquer.
Tu veux gagner ce soir ?
Je veux voir clair- < 10 partiesc'est le temps moyen dont dispose un scripteur avant la sanction, contre plus de 45 avant Vanguard.
- 6 moisde suspension pour qui se met en file avec un scripteur avéré, barème publié par Riot.
- Tous tes comptesdepuis fin 2025, une sanction posée sur un compte s'applique à tous ceux que Riot relie à toi.
- 0 rachatun compte résilié perd ses RP et ses skins. Le contrat rappelle que tu n'en as jamais été propriétaire.
Sommaire
- Script, orbwalker, evade, maphack : le vocabulaire réel
- « Undetected » : pourquoi Riot te laisse jouer plus longtemps
- Un paradis du script, refermé en quatre mois
- Avant et après Vanguard, dans les chiffres de Riot
- Ce que dit le contrat, article par article
- La machine fichée, et les comptes reliés entre eux
- Six mois pour celui qui joue à côté
- Vanguard : ce qu'il regarde, ce qu'il ne regarde pas
- Boosting, comptes achetés, smurfs : le grand ménage
- Le « script gratuit », payé en mots de passe
- Ce qu'un faux script LoL laisse dans une machine
- Dix millions de dollars, et l'anticheat volé
- Le script te donne la mécanique, pas la partie
- Il scripte, ou il est juste meilleur ?
- Compte déjà tombé : le tri honnête
- La frontière technique, et le cas Wild Rift
- FAQ : scripts, Vanguard et bans
- Sources & références
Une chose avant de commencer : tu n'es pas un cas isolé, et c'est Riot qui l'a chiffré. Avant l'arrivée de Vanguard, l'éditeur écrivait que jusqu'à une partie sur quinze dans le monde comptait un scripteur ou un bot, et jusqu'à une sur cinq dans certaines régions.
Autrement dit, le scripting n'a jamais été une rumeur de forum. Sur LoL, il a tenu quinze ans à l'échelle industrielle, dans le jeu compétitif le plus joué au monde. Ce dossier raconte l'autre moitié de l'histoire, celle que personne ne regarde avant d'installer.
Un mot pour les parents, aussi. Si tu as atterri ici après avoir vu « script LoL » dans l'historique du navigateur, va directement à la FAQ : une question entière est écrite pour ce cas.
Script, orbwalker, evade, maphack : le vocabulaire réel du cheat LoL
Premier piège de ce sujet : le vocabulaire. Les recherches « hack League of Legends » ou « aimbot League of Legends » viennent des jeux de tir, mais sur un MOBA ces mots recouvrent des choses très différentes.
Sur LoL, presque tout passe par le même canal : une plateforme de scripts qui lit l'état du jeu et déclenche tes actions à ta place, plus vite qu'une main humaine. Voici la traduction complète, module par module.
| Le mot de l'annonce | Ce que ça fait vraiment sur LoL | Ce que prévoient les textes de Riot |
|---|---|---|
| Script | Le mot générique. Une plateforme qui lit la partie et déclenche des actions sans ton temps de réaction | Programme tiers non autorisé, nommé mot pour mot à l'article 7.1 |
| Orbwalker | Espacement automatique des attaques et des déplacements : le kite parfait, sans jamais l'avoir appris | Même clause, même sanction. C'est le module le plus vendu du marché |
| Evade, dodge script | Esquive automatique des projectiles : le crochet de Blitzcrank, le Q d'Ahri, le R de Morgana | Programme d'automatisation : interdit au même titre |
| Prediction, « aimbot LoL » | La machine calcule où ta cible sera et lance le skillshot là-bas, pas là où elle est | Script de visée. Même clause, même barème |
| Auto-combo, « kappa » | Enchaîne un combo entier en une touche, avec des annulations d'animation impossibles à la main | Automatisation d'actions : programme interdit |
| Auto-smite | Vole le Baron ou le Dragon à la frame près, sans jamais rater le seuil de dégâts | Même famille : automatisation d'une décision de jeu |
| Auto-flash, anti-CC | Déclenche le Flash ou un objet défensif dès qu'un contrôle part sur toi | Même famille, même sanction |
| Wallhack LoL, maphack | Révéler ce que le brouillard de guerre doit cacher : positions, wards, jungle adverse | Le serveur garde l'essentiel de cette information ; afficher ce qui n'est pas prévu reste un programme interdit |
| Zoomhack | Dézoomer au-delà de la limite du client pour voir plus de terrain que les neuf autres | Modification du client : interdite par les mêmes clauses |
| Drawings, ESP de portée | Trace à l'écran les portées de sorts, les zones de tour, les timers de jungle | Affichage d'informations non prévues par le client : même catégorie |
| Bot de leveling | Des comptes montés en automatique, presque toujours pour être revendus | Les bots sont cités nommément à l'article 7.1 |
| Compte acheté | Un compte que tu n'as ni créé ni monté, souvent sorti d'une ferme de bots | Riot le définit comme « tout compte qui n'a pas été monté et utilisé par un seul joueur » |
| Boosting, hitchhiking | Quelqu'un joue sur ton compte, ou tu te mets en file avec lui pour te faire porter | Barème dédié depuis octobre 2025 : 3 jours, 14 jours, puis définitif |
| Spoofer HWID | Maquille l'identité matérielle du PC pour revenir après une sanction | Contournement de sanction : une infraction de plus, pas une solution |
| Carte DMA | Une carte lit la mémoire du PC de jeu depuis une seconde machine | Ciblée par la mise à jour Vanguard de mai 2026, via l'IOMMU |
Si tu veux la mécanique interne de ces outils, on les a démontés ailleurs, hors de tout jeu précis : ce qu'est un aimbot, ce qu'est un wallhack et ce qu'est un triggerbot.
Retiens surtout le point commun de toutes ces lignes. Pour fonctionner, chacun de ces modules doit lire la mémoire du jeu ou fabriquer des entrées à ta place. C'est exactement ce que Vanguard surveille, et c'est ce qui les sépare d'un réglage qui, lui, reste sur ta machine.
Une donnée qui explique tout le marché : Riot écrit que le taux de victoire d'un scripteur en classé tourne autour de 80 %. C'est pour ça que les hacks League of Legends se sont vendus à l'abonnement pendant quinze ans, et c'est aussi pour ça que l'éditeur a fini par sortir l'artillerie du noyau.
Les dossiers équivalents existent pour les autres jeux de la maison et pour la concurrence : Valorant et le même Vanguard, CS2 et son ban VAC sans appel, Fortnite et sa politique de seconde chance, Overwatch 2 et sa tolérance zéro.
« Undetected » : pourquoi Riot te laisse parfois jouer plus longtemps
Voilà la section que je voulais écrire en premier, parce qu'elle démonte l'argument le plus solide des vendeurs. Tape « script LoL » aujourd'hui : le premier résultat commercial met carrément « Works With Vanguard » dans son titre. Le message est clair, « ça marche, la preuve, mes clients jouent encore ».
Sauf que le responsable anti-triche de Riot a expliqué publiquement pourquoi certains cheats survivent. Et ce n'est pas parce qu'ils sont bons.
Dans un entretien accordé à TechCrunch en mai 2025, Phillip Koskinas, directeur anti-triche de Riot Games, décrit une stratégie qui prend le contrepied de tout ce qu'on imagine : l'équipe laisse volontairement des cheats se lancer et accumuler des clients avant de frapper.
Sa formule vaut d'être citée telle quelle : « To keep cheating dumb, we ban slower ». Pour que la triche reste bête, on bannit plus lentement.
Traduis-le en pratique : le fait que ton script tienne depuis trois semaines ne prouve rien du tout. Ça peut vouloir dire qu'il n'a pas encore été repéré. Ça peut aussi vouloir dire qu'il a été repéré, et qu'on attend d'avoir la liste complète des clients.
C'est la seule lecture qui explique un pic comme celui du 8 juillet 2024 : 35 000 scripteurs bannis en moins de 48 heures. Personne ne détecte 35 000 personnes en une nuit. On les compte, puis on ferme.
Le reste de l'entretien est du même tonneau. Koskinas raconte des identités fictives infiltrées pendant des années dans les communautés de développeurs de cheats, entretenues en donnant de vraies informations techniques pour se rendre crédible.
Il explique aussi la logique commerciale du haut de gamme : un cheat premium se vend plusieurs milliers de dollars à très peu de clients, précisément pour rester discret et garder sa réputation d'indétectable. Le prix est un filtre, pas une garantie.
Et sur les aimbots, il a une image qui résume tout : « pour ainsi dire, la souris est gouvernée par une machine ». C'est exactement ce que Vanguard cherche : une main qui n'en est pas une.
Il faut poser la limite honnêtement, comme partout sur ce site : cet entretien décrit la doctrine anti-triche de Riot pour l'ensemble de ses jeux, Valorant compris, pas une procédure propre à LoL. Mais c'est le même anticheat, la même équipe, et la même personne qui signe les décisions.
Et note la conséquence commerciale, parce qu'elle est cruelle : un vendeur n'a aucun moyen de savoir s'il est déjà repéré. Quand il te jure que son produit est sûr, il ne ment pas forcément. Il décrit le passé, et c'est ton compte qui sert de test, pas le sien. À l'inverse, un logiciel d'optimisation vendu par un éditeur identifié n'a rien à cacher ni rien à devancer.
Un compte à rebours que tu ne vois pas, contre un réglage qui ne s'arrête jamais.
Un script vit jusqu'à la prochaine vague, et personne ne t'annonce la date. Ce que tu cherchais dedans, le clic plus net et la lecture plus rapide, se prépare autrement, et ça ne se retire pas.
Tu veux les voir avant eux ?
Je clique avant luiUn paradis du script pendant quinze ans, refermé en quatre mois
Pour comprendre pourquoi le sujet est si chaud sur LoL, il faut remonter un peu. Ce jeu a passé quinze ans sans anticheat au niveau du noyau, ce qui en a fait le terrain le plus confortable de toute l'industrie pour les vendeurs de scripts.
L'ancien gardien s'appelait Packman, un système maison que Riot a exploité pendant des années. Son efficacité déclinait, et l'éditeur le reconnaît sans détour : un scripteur pouvait enchaîner plus de 45 parties avant d'être sanctionné.
Puis, en janvier 2023, un épisode que peu de gens relient au sujet : Riot s'est fait voler du code source. Pas n'importe lequel.
Janvier 2023 : l'anticheat maison part avec le code source
Des attaquants ont exfiltré le code source de League of Legends, celui de Teamfight Tactics et, dans le même lot, celui d'une plateforme anticheat historique de l'éditeur. Une rançon a été réclamée, Riot a refusé de payer.
La phrase de l'éditeur à l'époque mérite d'être relue aujourd'hui : toute exposition de code source « peut augmenter la probabilité de voir émerger de nouveaux cheats ». Riot précisait par ailleurs qu'aucune donnée de joueur n'avait été compromise.
Quinze mois plus tard, le patch 14.9 déployait Vanguard sur League of Legends. Je ne prétends pas que l'un explique l'autre, Riot n'a jamais fait ce lien publiquement. Mais quand l'anticheat que tu utilises depuis des années se retrouve en clair dans la nature, changer de gardien devient une décision assez simple à prendre.
Ce qui est certain, c'est le résultat. Vanguard repose sur un pilote en mode noyau : un composant qui se charge avec Windows, avant les programmes classiques, et qui vérifie que la machine démarre dans un état de confiance.
Riot l'assume noir sur blanc : le pilote se lance avec le système, ne fait aucun appel et n'a aucune connectivité réseau tant que tu n'ouvres pas un de ses jeux. Et si tu le désactives, il faut redémarrer le PC avant de relancer une partie.
Avant et après Vanguard, dans les chiffres de Riot
Ce qui rend le dossier LoL unique dans cette série, c'est que Riot a documenté l'ampleur de la triche avant de la frapper, puis a publié le bilan quatre mois plus tard. Les deux articles sont en ligne, datés, signés par l'équipe anti-triche.
L'avant, d'abord, tel que l'éditeur l'a mesuré : jusqu'à une partie sur quinze dans le monde comptait un scripteur ou un bot, une sur cinq dans certaines régions, et plus de 10 % des parties au rang Master et au-dessus contenaient un tricheur.
L'après, ensuite, dans la rétrospective d'août 2024. Plus de 175 000 comptes bannis pour triche en quatre mois, dont 35 000 scripteurs en moins de 48 heures lors du seul pic du 8 juillet.
Le taux de scripting en classé est passé sous 1 % pour la première fois en presque quatre ans, soit environ une partie classée sur deux cents. Et les heures de jeu des bots se sont effondrées : de plus d'un million par jour à moins de cinq mille.
Riot donne aussi le chiffre qui répond à la peur du « ban injuste » : un taux de faux positifs inférieur à 0,01 %, moins d'un ban sur dix mille, avec une suspension corrigée en moyenne en moins de 72 heures.
Tu peux contester la philosophie d'un pilote au noyau, c'est un vrai débat et il existe. Mais l'argument « Vanguard bannit au hasard » ne survit pas aux données publiées, et il ne sauvera aucun dossier de scripting devant le support.
Un point de comparaison utile : sur PUBG, Krafton a choisi l'arme inverse, frapper après coup en relisant les parties passées et en publiant chaque semaine la liste des bannis. Deux stratégies opposées, un même résultat pour le tricheur.
Il existe une troisième voie, plus théâtrale, et elle vient de chez Activision : sur Warzone, l'anti-triche joue avec le tricheur avant de le bannir, en lui retirant ses dégâts puis ses armes pendant que le dossier se construit.
Ce que dit le contrat, article par article
Sur LoL, la sanction n'est pas une légende de forum. Elle est écrite dans les conditions d'utilisation de Riot, dans leur version en vigueur depuis le 1er décembre 2024, celles que tu as acceptées en créant ton compte. Trois clauses font tout le travail.
- L'interdiction est nominative. L'article 7.1 vise l'usage de « tout programme tiers non autorisé, y compris les mods, hacks, cheats, scripts, bots, trainers et programmes d'automatisation ». Il n'y a pas de zone grise pour un orbwalker ou un evade : ils cochent la définition mot pour mot.
- La résiliation emporte tout. L'article 2.3 précise qu'un compte résilié perd l'accès à toutes ses données et à tout son contenu virtuel. Et l'article 4.4 rappelle que tu n'as jamais eu « ni titre, ni propriété, ni aucun autre intérêt patrimonial » sur ce contenu : tu détenais une licence révocable. Pour un script avéré, cette fermeture est un ban à vie.
- L'appel existe, mais pas pour négocier. Le support prévoit un ticket, et il sert à signaler une erreur, un compte compromis ou un faux positif. Aucune procédure de « seconde chance » n'est publiée pour une triche avérée.
Ajoute la vitesse à l'équation. D'après la rétrospective de Riot, le nombre moyen de parties qu'un tricheur peut jouer avant la sanction est passé de plus de 45 à moins de 10. Un abonnement de script se rentabilise donc en heures, plus en saisons.
Et depuis octobre 2025, un second barème existe, dédié aux comportements de classé. Il est publié noir sur blanc par Riot, et il concerne beaucoup plus de monde que le scripting pur.
| Ce que Riot constate | La sanction publiée | Ce qui part avec |
|---|---|---|
| 1re infraction | 3 jours de suspension | Honneur ramené au niveau 1 ou 2 |
| 2e infraction | 14 jours de suspension | Exclusion des récompenses classées de la saison |
| 3e infraction | Suspension définitive | Tout le contenu du compte |
| Duo avec un scripteur avéré | 6 mois de suspension | La saison, et la file avec tes potes |
| Gains obtenus par boosting | Annulés | Tous les LP et tout le MMR gagnés sont rendus |
La machine fichée, et les comptes reliés entre eux
Voilà l'angle qui change tout sur ce jeu, et il tient en deux évolutions : une de 2024, une de fin 2025. Pendant quinze ans, la punition maximale de LoL était la perte du compte, et la parade des tricheurs tenait en une phrase : un compte ne coûte rien, on en refait un.
Autour de la mi-mai 2024, soit environ un mois après le déploiement, Riot a commencé à prononcer les premiers bannissements matériels de l'histoire de League of Legends. Le principe : l'identifiant de la machine est associé à la sanction, et tant qu'il est marqué, les comptes qui s'y connectent ne retournent pas en partie.
La presse spécialisée, Dexerto en tête, a relevé un détail parlant : la vague a d'abord frappé le très haut du classement, Master et au-delà, là où les scripts font le plus de dégâts.
Riot avait d'ailleurs prévenu dès l'annonce de Vanguard. Le TPM 2.0 exigé sous Windows 11 n'est pas seulement une case de sécurité : l'éditeur écrit qu'il sert aussi « d'identifiant matériel extrêmement peu fongible ». En clair, une carte d'identité de machine difficile à remplacer.
Fin 2025 : la sanction ne suit plus un compte, elle suit une personne
Le second étage est plus récent, et c'est celui que presque personne n'a lu en France. Dans un article du 6 octobre 2025, Riot a annoncé relier activement les comptes d'un même joueur, avec un déploiement au patch 25.23, avant la fin de l'année.
La formulation ne laisse pas de place au doute : les sanctions « encourues sur un compte seront traitées comme si elles s'étaient produites sur chacun des comptes dont nous sommes certains qu'ils appartiennent à la même personne ».
Et pour établir ce lien, Riot dit s'appuyer sur des données matérielles et comportementales, avec un seuil de confiance qu'il décrit comme très élevé avant d'appliquer quoi que ce soit.
Traduis-le en pratique : le smurf n'est plus un bac à sable. Tester un script « sur un compte poubelle », c'est désormais mettre sur la table le compte principal, celui qui porte tes skins et ton rang.
Quant à l'idée de « changer une pièce pour tromper la détection », elle t'emmène vers les spoofers, c'est-à-dire un deuxième logiciel douteux à lancer avec des droits élevés pour réparer les dégâts du premier. Tu n'es plus en train de jouer, tu es en train de creuser.
Ton PC vaut mieux qu'une pièce à conviction.
Ce que tu cherches dans un script, c'est le kite propre, l'esquive au bon moment, le skillshot qui touche. Il existe une part de tout ça qui se joue dans ta machine et tes réglages, elle est parfaitement légale, et personne ne pourra jamais te la confisquer.
Toujours tenté par un cheat ?
J'esquive au bon momentSix mois pour celui qui joue à côté
Celui-là, aucun vendeur ne le mettra dans sa FAQ, et il ne concerne pas le tricheur : il concerne ses potes.
Dans son barème publié en octobre 2025, Riot prévoit une ligne à part : six mois de suspension de compte pour qui se met en duo avec un scripteur avéré. Pas trois jours, pas quatorze. Six mois.
Traduis ça en soirée de classé : ton duo t'annonce en vocal ce qu'il fait tourner, tu cliques quand même sur son invitation. À cette seconde-là, les six mois ne sont plus son problème à lui seul.
Riot encadre d'ailleurs la notion voisine, le hitchhiking, qu'il définit comme le fait de « se mettre en file avec un autre compte, typiquement celui d'un booster, pour se faire porter vers une division supérieure ». Ce n'est pas une zone grise, c'est une catégorie du barème.
Le même mécanisme existe sur l'autre jeu de la maison, sous un autre nom : on l'a détaillé dans le dossier cheat Valorant, où Riot appelle ça le « bussing » et sanctionne 180 jours. Même éditeur, même logique, même durée à un jour près.
La nuance qui te protège : croiser un scripteur dans une file classée ne te met pas en cause. Ce qui est visé, c'est le fait de jouer avec lui en le sachant, et de préférence plusieurs fois. La différence ne se plaide pas dans le chat, elle se lit dans un historique de parties.
Vanguard : ce qu'il regarde, et ce qu'il ne regarde pas
Il faut en parler franchement, parce que c'est une question légitime et que beaucoup de joueurs propres se la posent aussi. Un pilote qui démarre avec Windows, ça inquiète, et c'est normal.
Vanguard ne trie pas les logiciels selon ce qu'ils promettent. Il regarde deux choses : ce qui se charge dans le noyau de Windows, et ce qui touche au jeu. Le reste ne l'intéresse pas.
Sous Windows 11, il exige en plus que TPM 2.0 et le Secure Boot soient activés, faute de quoi le jeu refuse de se lancer : ce sont les erreurs VAN9001 et VAN9003 documentées par le support, avec la marche à suivre dans le BIOS.
Juin 2026 : le pilote s'efface, mais seulement sur les machines saines
Depuis le 24 juin 2026, Riot propose Vanguard On-Demand : le pilote ne démarre plus avec le système, il se lance avec le jeu. C'est présenté comme « 100 % optionnel », et ça passe par un contrôle baptisé Vanguard Pre-Check.
Sauf que la liste des conditions mérite d'être lue lentement, parce qu'elle dit quelque chose d'utile : Windows 11 en version 25H2 au minimum, Secure Boot via l'UEFI, TPM 2.0, sécurité basée sur la virtualisation avec HVCI, et IOMMU activé.
Riot indique qu'environ 35 % des joueurs remplissent déjà toutes ces conditions. Les autres peuvent la plupart du temps les activer eux-mêmes.
Note ce que cette liste dit en creux : Secure Boot, TPM, protections mémoire, système à jour. La machine que Riot récompense d'un pilote plus discret est une machine saine et bien configurée. C'est une direction que tu peux prendre dès aujourd'hui, sans rien risquer, et c'est la seule qui améliore aussi tes parties.
Tu veux le dessus, sans le ban ?
Je prépare ma machineMai 2026 : les cartes DMA neutralisées, et le démenti qui a suivi
Le dernier étage vise le matériel de triche haut de gamme, celui que les vendeurs présentent comme hors de portée. Une carte DMA lit la mémoire du PC de jeu depuis une seconde machine : rien de suspect ne tourne sur l'ordinateur surveillé.
En mai 2026, une mise à jour de Vanguard s'est attaquée à ce montage en s'appuyant sur l'IOMMU, le composant qui décide à quelles zones de mémoire un périphérique a le droit d'accéder. Riot a publié sur X une photo de cartes neutralisées avec une légende moqueuse : « un presse-papiers à 6 000 dollars ».
Il faut donner la suite, parce qu'elle compte pour l'honnêteté du dossier. Devant la polémique, Riot a démenti abîmer du matériel : « Vanguard n'endommage pas le matériel et ne désactive pas vos appareils », la photo montrant « du matériel de triche vendu explicitement pour tricher, pas des PC normaux ».
La formule exacte de l'éditeur : la mise à jour « rend ces appareils inutiles pour le jeu, mais ne casse en aucune façon des PC, des composants ou des logiciels ». Autrement dit : ta carte à plusieurs milliers d'euros continue d'exister, elle ne sert simplement plus à rien ici.
Retiens surtout ceci : aucun tutoriel promettant des images en plus ne doit te faire désactiver le Secure Boot, le TPM, l'intégrité de la mémoire ou l'isolation des périphériques. Les deux premiers, et LoL refuse de démarrer. Les deux autres, et tu perds le mode où Vanguard ne se charge qu'avec le jeu.
Boosting, comptes achetés, smurfs : le grand ménage de 2025
Cette partie mérite sa propre section, parce qu'elle touche beaucoup plus de joueurs que le scripting, et parce que c'est l'actualité la moins connue du dossier en France.
Pendant quinze ans, acheter un compte Diamant ou payer quelqu'un pour monter le tien était une pratique de masse sur LoL, avec un marché entier construit autour. En 2025, Riot a décidé d'y mettre fin, et l'a annoncé publiquement.
Les trois pratiques visées sont définies noir sur blanc par l'éditeur :
- Le boosting : « se connecter sur un compte qui n'est pas le sien pour gonfler son MMR ». C'est le service que tu paies quand tu commandes un « boost elo ».
- Le hitchhiking : « se mettre en file avec un autre compte, typiquement celui d'un booster, pour se faire porter vers une division supérieure ». Le duo qui te tire vers le haut.
- Le compte acheté ou botté : « tout compte qui n'a pas été monté et utilisé par un seul joueur ». La définition est large, et c'est volontaire.
Le déploiement a commencé au patch 25.18, en septembre 2025, avec des sanctions étalées dans le temps pour que le support puisse absorber les appels. Puis Riot a publié les volumes.
Les chiffres annoncés par l'éditeur : 400 000 comptes bannis parce qu'ils avaient servi en classé, 1,5 million de comptes bottés puis vendus, et 2,5 millions de comptes qui attendaient encore d'être vendus.
Fais l'addition : près de 4,4 millions de comptes concernés. Le marché du compte LoL n'a pas été gêné, il a été démonté.
Et ce qui rend l'annonce crédible, c'est ce que Riot met dans la balance. L'éditeur a reconnu publiquement que ce ménage lui coûterait de l'argent, puisque chaque compte revendu est aussi un compte qui achète des skins. Le genre d'aveu qu'on ne fait pas pour de la communication.
La sanction ne se limite pas à la fermeture, d'ailleurs. Riot annule tous les LP et tout le MMR gagnés grâce au boosting, ramène l'honneur au niveau 1 ou 2, et exclut le compte des récompenses classées de la saison en cours.
Ton smurf légitime, lui, ne risque rien
Autant le dire clairement, parce que l'annonce a fait paniquer beaucoup de joueurs honnêtes. Riot publie la liste des conditions pour qu'un compte secondaire reste parfaitement en règle.
Il faut que tu l'aies créé toi-même, monté toi-même, que tu ne l'aies pas acheté, que tu ne le partages pas, que tu joues tes parties de placement sérieusement, et que tu ne t'en serves pas pour manipuler le classé. Rien de plus.
Le seul cas qui bascule, c'est celui où le compte devient un outil : acheté, prêté, ou utilisé pour tester quelque chose qu'on n'oserait pas sur le compte principal. Et là, on revient à la section précédente : depuis le patch 25.23, la sanction ne reste plus sur le compte où elle est tombée.
Le « script LoL gratuit », payé en mots de passe
Tape « cheat League of Legends gratuit » et regarde froidement ce qui s'affiche : des dépôts anonymes, des liens Discord, des archives à mot de passe qu'il faut lancer en désactivant l'antivirus.
Pose-toi la question deux secondes : pourquoi un inconnu passerait-il des semaines à coder et à maintenir un outil dont la seule raison d'exister est d'échapper à Riot, pour te l'offrir ?
Sur LoL, ce piège n'a rien de théorique. Il a été documenté en conditions réelles, et le compte d'un joueur de longue date est exactement le genre de butin qui se monnaye.
Worlds 2024 : de faux sites de téléchargement de LoL
Pendant les championnats du monde à l'automne 2024, des chercheurs ont mis au jour une campagne de publicités menant vers de fausses pages de téléchargement de League of Legends, copies du site officiel à l'orthographe du nom de domaine près.
L'archive récupérée n'installait pas un jeu mais Lumma Stealer, un voleur d'informations conçu pour aspirer mots de passe, cookies de session, données bancaires et portefeuilles crypto. Environ 4 000 victimes étaient recensées au moment du rapport.
Si des criminels montent ce dispositif pour un simple installateur de jeu, imagine le soin mis dans un « script gratuit » dont l'utilisateur, par définition, n'ira jamais se plaindre à la police.
Le piège auquel personne ne pense : le site de boosting lui-même
Celui-là est savoureux, et il concerne aussi ceux qui ne téléchargent rien. Un chercheur en sécurité s'est penché en 2022 sur l'écosystème des sites de vente de comptes et de boosting LoL, et sur leur niveau de sécurité.
Verdict : des plateformes truffées de failles élémentaires, permettant par exemple de consulter les commandes des autres clients. En grattant à peine, il dit avoir identifié plus de 4 000 comptes Riot fuités dans la nature depuis cet écosystème.
Retiens la mécanique : pour être boosté, tu dois confier tes identifiants à un site anonyme. Ce site conserve ces identifiants, et il est mal protégé. Tu n'as pas acheté un rang, tu as loué une fuite.
Août 2026 : les demandes d'ami qui arrivent juste après ta partie
Le dernier vecteur en date est plus retors, et il vise tout le monde, tricheurs ou pas. Malwarebytes l'a documenté le 7 août 2026, soit il y a moins de deux semaines à l'heure où j'écris.
Le scénario : quelques secondes après la fin d'une partie, une demande d'ami tombe dans ton client Riot. Le message est toujours du même tonneau, « tu as très bien joué la dernière partie », avec un profil sans historique et un niveau bas.
La conversation bascule vite sur Discord, hors de la modération de Riot, puis suit un script de séduction jusqu'à un lien : une plateforme payante, ou selon les variantes une page de vol d'identifiants.
Le détail technique est le plus intéressant. Ces bots repèrent leurs cibles en exploitant les données de parties rendues publiques par les traqueurs de statistiques tiers et leurs interfaces de programmation. Ton historique public sert de liste de prospects.
La parade, elle, est gratuite : vérifie qu'une demande d'ami correspond bien à quelqu'un qui était réellement dans ta dernière partie, méfie-toi de qui veut passer sur Discord en deux messages, et active le mode streamer que Riot a justement ajouté pour limiter ce que ton activité expose.
La règle générale, on la détaille dans notre dossier sécurité et risques du cheat : un cheat gratuit n'a que deux modèles économiques possibles, te revendre ou te dépouiller. Le compte LoL avec dix ans de skins est précisément le genre de butin qui se revend.
Le seul téléchargement de cette page qui ne te vole rien.
Un éditeur français identifié, une adresse, un numéro d'entreprise, un paiement sécurisé. Pas d'archive à mot de passe, pas d'antivirus à désactiver, pas d'identifiants Riot à confier à un inconnu.
Tu veux le même avantage ?
Je l'installe avant ma partieCe qu'un faux script LoL laisse dans une machine, vu de l'établi
Deux mots sur mon parcours, parce qu'ils expliquent pourquoi ce dossier existe. Embauché à seize ans dans une boutique d'informatique, j'y suis resté dix ans, jusqu'à technicien avancé, sur des machines de joueurs. Ont suivi des années de cybersécurité, à nettoyer des sites infectés : un faux script LoL est exactement le croisement des deux.
Sur l'établi, l'entrée en matière change peu : le client explique que sa machine « déraille depuis la veille ». On déroule, et le même trio ressort. Un antivirus mis en pause pour laisser passer une installation, un dossier compressé à mot de passe que personne n'a supprimé, et des reconnexions étrangères sur la messagerie.
Remettre la machine d'aplomb, c'est la part mécanique du métier. Ce qui a filé avant que je l'ouvre ne rentre jamais : le trousseau de mots de passe du navigateur, une session Discord toujours ouverte, et l'accès au compte Riot.
Le cas LoL a sa cruauté propre. On ne me l'apporte jamais pour un compte disparu, on me l'apporte parce que « ça rame ». L'historique de connexion tranche : l'intrusion date de plusieurs semaines, et personne ne l'avait vue.
Ce qui se revend derrière n'est pas un pseudonyme. C'est un compte Riot chargé d'années de skins et de RP, ceux-là mêmes que l'article 4.4 des conditions te prête sans jamais te les céder.
SENSOBOOST est né du refus exact de cette scène : un logiciel d'optimisation identifié, édité par une société française dont le numéro d'entreprise est public.
Aucun identifiant Riot ne lui sert, rien n'est à mettre en pause, et le client de LoL reste tel quel. Le chemin qui m'y a conduit, tu le trouves ici : qui est derrière SENSOBOOST.
Dix millions de dollars, et la fois où Riot s'est fait voler son anticheat
Dernier étage du décor, celui que les vendeurs ne mettent jamais dans leur vitrine : la justice. Riot a porté le combat sur ce terrain bien avant Vanguard, et les affaires les plus parlantes concernent précisément LoL.
La plus lourde est celle de LeagueSharp, une plateforme de scripts vendue par abonnement, avec en prime un service de bots qui montait des comptes en automatique. L'issue, en mars 2017 : 10 millions de dollars en faveur de Riot, la fermeture du service, et les sites remis à l'éditeur.
Six mois plus tard, rebelote avec EloBuddy, une autre plateforme de scripts LoL. Le montant n'a pas été divulgué, mais la conclusion est la même, et son propriétaire l'a écrite lui-même sur son site : « nous n'avons pas obtenu gain de cause et il nous a été ordonné de cesser nos activités ».
Note bien qui a payé dans ces histoires : le vendeur, pas les clients. Mais chaque client a perdu ses comptes, son abonnement et sa progression, et le service qu'il finançait a disparu du jour au lendemain.
Le terrain pénal existe aussi, à l'autre bout du monde. En Corée du Sud, pays où LoL est un sport national, la loi sanctionne la fabrication et la distribution de programmes non autorisés par l'éditeur, et des opérations de police ont visé des diffuseurs de scripts LoL dès 2016.
Une précaution honnête, la même que dans notre dossier PUBG où on détaille ce texte : cette loi est coréenne, elle ne s'applique pas à un joueur français, et elle vise le vendeur plutôt que l'utilisateur. Mais l'environnement dans lequel opère celui qui te vend un script n'a rien de neutre.
Quand tu paies un abonnement de triche, tu finances une entreprise dont le modèle repose sur une infraction au contrat d'un éditeur qui a déjà prouvé qu'il attaque, et qui gagne.
Le script te donne la mécanique. Il ne te donne pas la partie.
Voilà l'argument que je trouve le plus solide de tout ce dossier, et il n'a rien à voir avec le ban. C'est une question de jeu, et elle explique pourquoi tant de comptes scriptés finissent quand même bloqués.
Sur un jeu de tir, un aimbot est une machine à gagner presque complète : la visée est la compétence centrale. Sur un MOBA, ce n'est pas le cas, et c'est là que le marché du script vend un mensonge par omission.
Regarde ce qu'un script automatise réellement : le dernier coup sur les sbires, l'espacement des attaques, l'esquive d'un projectile, le skillshot lancé en avance, un combo enchaîné en une touche. Que de la mécanique individuelle.
Maintenant regarde ce qui décide une partie de League of Legends. Où tu poses ta vision et quand. Si tu contestes ce dragon ou si tu prends la vague d'en face. Comment tu gères une vague pour rentrer en base sans rien perdre. Quand tu tournes, et quand tu attends.
Aucune de ces décisions n'est dans un script. Elles ne se lisent pas dans la mémoire du jeu, elles se prennent avec de l'expérience et une lecture de carte.
Le paradoxe cruel : un script te donne des mains de joueur professionnel et te laisse la lecture de jeu que tu avais hier. Tu gagnes tes duels, tu perds tes parties, et tu ne comprends pas pourquoi.
Pire : comme tu montes artificiellement, tu te retrouves face à des joueurs dont la macro te dépasse largement. Le script t'a transporté dans un environnement où ta vraie faiblesse est encore plus visible.
Il y a une conséquence pratique à ça, et elle est plus intéressante que tout le reste. Si tu perds tes parties classées, la mécanique n'est très probablement pas ton problème principal.
C'est une bonne nouvelle, parce que la mécanique est ce qu'il y a de plus long à construire. La lecture de carte, la gestion des vagues et les timings d'objectifs se travaillent avec des habitudes, pas avec des milliers d'heures de rapidité de doigts.
Et pendant que tu les travailles, il reste une couche entièrement technique que tu peux régler ce soir, sans rien risquer : celle de ta machine. On y arrive plus bas.
Tu veux l'effet, pas le fichier.
Ce que tu cherchais en tapant « script », c'est voir avant lui et cliquer avant lui. Une partie se travaille, l'autre se règle.
SENSOBOOST fait la partie technique à ta place : sur PC, il note la machine sur 100 et corrige ce qui te coûte des images, des millisecondes ou de la lisibilité. Sur console, mobile et tablette, il te guide réglage par réglage.
Tu veux gagner ce soir ?
Je m'en sers ce soirIl scripte, ou il est juste meilleur ?
L'autre moitié des recherches sur les cheats LoL vient de joueurs qui pensent s'être fait tricher dessus. Autant traiter la question sérieusement, parce que se tromper de diagnostic coûte cher : en signalements inutiles, et surtout en tilt.
Sur un MOBA, la triche laisse des traces particulières, et elles ne sont pas dans la visée. Voilà les signaux qui reviennent, du plus au moins fiable.
- Une esquive systématique, jamais une de ratée. Un humain esquive bien, parfois très bien. Un module d'esquive ne rate pas, y compris quand rien ne le justifie, et y compris sur des projectiles qu'un joueur n'aurait même pas vu partir.
- Des réactions plus rapides que le son. Une esquive qui part avant que l'animation adverse soit lisible à l'écran. C'est le signal le plus parlant, parce qu'aucun temps de réaction humain ne descend là.
- Une régularité anormale sur la durée. Ce n'est pas un moment de génie, c'est vingt minutes sans une seule erreur d'exécution, y compris dans les combats confus où tout le monde en fait.
- Des skillshots impossibles en aveugle. Un crochet ou un ultime lancé pile sur une cible invisible, dans le brouillard, sans aucune information disponible.
- Un décalage entre la mécanique et le reste. Une exécution parfaite avec des décisions de débutant. C'est exactement le profil décrit dans la section précédente, et c'est souvent le meilleur indice.
Maintenant les précautions honnêtes, parce que personne ne les donne. Un excellent joueur avec un écran rapide, une machine bien réglée et des centaines d'heures sur son champion produit visuellement quelque chose de très proche. Une réaction plus rapide que la tienne n'est pas une preuve.
Et la latence brouille tout. Ce que tu vois sur ton écran n'est pas ce que le serveur a arbitré : si ta ligne ajoute du retard, l'adversaire aura l'air de réagir avant toi alors qu'il a simplement joué sur une image plus fraîche. On explique ce mécanisme en détail dans le guide PC qui lag.
Le bon réflexe : signale dans le jeu, à la fin de la partie, et passe à autre chose. Les signalements alimentent la détection, ils ne coûtent rien, et ils sont infiniment plus utiles qu'une enquête personnelle dans le chat.
Ce qui ne sert à rien, en revanche : relancer la partie suivante en cherchant des scripteurs partout. Riot chiffre le scripting classé sous 1 % depuis 2024. Statistiquement, la partie que tu viens de perdre s'est jouée ailleurs.
Compte déjà tombé : le tri entre vrai et faux espoir
Si tu lis cette page après l'écran de bannissement, voilà le tri honnête entre ce qui peut aboutir et ce qui aggrave.
- Identifie d'abord le motif exact. Le client et l'e-mail de sanction précisent la nature de la mesure. Une suspension de comportement, une sanction de boosting, un ban pour scripting et un blocage Vanguard ne se traitent pas pareil, et la FAQ officielle des suspensions détaille chaque cas.
- L'appel sert à corriger une erreur, rien d'autre. Un seul canal existe, le ticket au support de Riot. Il vaut la peine si ton compte a été piraté ou si tu penses à un faux positif, un cas que Riot chiffre à moins d'un ban sur dix mille et corrige en général sous 72 heures. Si le script a réellement tourné, aucune insistance ne changera la décision.
- Ne rachète pas un compte, n'« emprunte » pas celui d'un proche. Contourner une sanction est une violation en soi. Et depuis la liaison des comptes déployée fin 2025, c'est surtout contre-productif : tu risques d'emporter avec toi le compte que tu voulais protéger.
- Nettoie la machine, sérieusement. Désinstalle scripts, injecteurs et spoofers, change tes mots de passe depuis un appareil sain, active la double authentification. Un binaire de cheat a eu les droits administrateur sur ton PC : pars du principe qu'il ne t'a pas demandé la permission pour le reste.
- Décide de la suite à froid. Si tu rejoues un jour, ce sera sous un anticheat au noyau qui exige une machine saine. Autant la préparer maintenant : c'est la seule étape de cette liste qui te rend meilleur au lieu de te rendre discret. Et si l'envie de « l'avantage » te reprend, relis ce que Vanguard fait déjà subir aux tricheurs de Valorant : c'est le même gardien, avec plus d'années d'entraînement.
La frontière technique, et le cas Wild Rift
Voilà la question honnête : en quoi un logiciel d'optimisation est-il différent d'un script ? La réponse n'est pas un slogan, elle est technique. Un script agit dans le jeu. SENSOBOOST agit autour du jeu, sur ta machine.
| Ce que fait l'outil | Un script LoL | SENSOBOOST |
|---|---|---|
| S'injecte dans le processus du jeu | Oui | Non |
| Lit la mémoire de League of Legends | Oui | Non |
| Modifie des fichiers du jeu | Oui | Non |
| Lance des sorts ou déplace à ta place | Oui | Non |
| Révèle ce que le brouillard doit cacher | Oui | Non |
| Charge un pilote dans le noyau de Windows | Souvent | Non |
| Réglages visibles et réversibles | Non | Oui |
C'est précisément le périmètre de SENSOBOOST : il analyse la machine, applique ces réglages côté Windows, affichage, audio, réseau et périphériques, et note la valeur d'origine de chaque paramètre pour pouvoir tout remettre en place.
Il ne touche pas aux fichiers de LoL, ne lit pas sa mémoire, ne s'injecte dans aucun processus et n'automatise aucune action en jeu. Il n'y a tout simplement rien, dans son fonctionnement, qui ressemble à ce que l'article 7.1 interdit.
Et il ne coupe jamais le Secure Boot, le TPM ni les protections mémoire, puisque Vanguard en dépend : un outil qui te propose de désactiver ça pour « gagner des FPS » te fait perdre l'accès au jeu, pas le contraire.
Tu joues à Wild Rift sur téléphone ou tablette ?
La question revient souvent, et la réponse est nette : sur mobile, il n'existe pas de script installable sans compromettre l'appareil, et tout ce qui promet le contraire est un piège à identifiants Riot.
En revanche, c'est là que les réglages par défaut coûtent le plus cher, parce que personne ne les touche. Affichage, audio, réseau, et surtout la disposition des commandes tactiles, souvent laissée telle quelle depuis l'installation.
SENSOBOOST couvre ces supports par des réglages guidés : tu lances le Companion depuis ton ordinateur, tu t'y connectes avec ton téléphone ou ta tablette, et tu suis les étapes. Rien n'est installé sur l'appareil, aucun root, aucun firmware modifié.
Une honnêteté qui nous distingue des pages de scripts : aucun gain chiffré ne t'est promis ici. Le résultat dépend de ta machine, de son état et de tes jeux. Ce qui est garanti, c'est le périmètre : tout se passe en dehors du client, tout est réversible, et rien de ce que tu configures ne peut t'être confisqué par un écran rouge.
La limite honnête, comme sur toutes les pages de cette série : personne d'extérieur ne parle au nom de Riot, et c'est sa documentation qui tranche. Le détail du fonctionnement est sur notre page risques du cheat.
FAQ : scripts, Vanguard et bans sur League of Legends
Un script LoL « indétectable », ça existe vraiment ?
Les chiffres publiés par Riot disent le contraire. Le temps moyen avant sanction est passé de plus de 45 parties à moins de 10, et un seul pic de l'été 2024 a vu 35 000 scripteurs bannis en moins de 48 heures.
« Indétectable » décrit au mieux un sursis de quelques soirées, vendu à l'abonnement par quelqu'un qui ne remboursera pas ton compte.
Pourquoi mon script fonctionne encore si Riot détecte tout ?
Parce que la détection et la sanction sont deux choses différentes, et Riot l'assume. Son directeur anti-triche, Phillip Koskinas, a expliqué à TechCrunch en mai 2025 que l'équipe laisse volontairement des cheats se lancer et accumuler des clients avant de frapper, avec cette formule : « pour que la triche reste bête, on bannit plus lentement ».
Un script qui tient depuis trois semaines ne prouve donc rien. C'est aussi ce qui rend possibles les vagues de plusieurs dizaines de milliers de comptes en une nuit.
Vanguard peut-il bannir mon PC et pas seulement mon compte ?
Oui, et c'est documenté depuis un mois après l'arrivée de Vanguard sur LoL : Riot prononce des bannissements matériels, les premiers de l'histoire du jeu, qui associent la sanction à l'identifiant de la machine.
Riot précise d'ailleurs que le TPM 2.0 exigé sous Windows 11 lui sert aussi d'identifiant matériel très difficile à remplacer. Un nouveau compte lancé sur le même PC est bloqué à son tour.
Mon smurf peut-il tomber avec mon compte principal ?
Oui, depuis fin 2025. Riot a annoncé le 6 octobre 2025 relier activement les comptes d'un même joueur, avec un déploiement au patch 25.23, en s'appuyant sur des données matérielles et comportementales.
La formulation officielle est sans ambiguïté : une sanction encourue sur un compte est traitée comme si elle s'était produite sur chacun des comptes dont Riot est certain qu'ils appartiennent à la même personne. Le compte poubelle n'existe plus.
Combien de temps dure un ban pour scripting sur League of Legends ?
Pour l'usage de programmes tiers non autorisés, la sanction type est la fermeture définitive du compte, sur la base de l'article 7.1 des conditions d'utilisation. Un ban permanent sur ce compte, donc un ban à vie. Les suspensions à durée limitée existent surtout pour les sanctions de comportement et pour le boosting, pas pour la triche logicielle avérée.
Et le contrat précise qu'un compte résilié perd tout son contenu virtuel.
Je perds mes skins et mes RP si mon compte est banni ?
Oui. Les conditions d'utilisation de Riot sont sans ambiguïté : la résiliation du compte fait perdre l'accès à toutes les données et à tout le contenu virtuel, monnaie comprise.
L'article 4.4 rappelle en plus que tu n'as jamais eu ni titre ni propriété sur ce contenu, seulement une licence révocable. Dix ans de skins peuvent disparaître pour un abonnement de script à quinze euros.
Peut-on faire appel d'un ban League of Legends ?
Oui, par un ticket au support de Riot, et c'est le seul canal. Il est fait pour corriger une erreur : compte piraté, faux positif, sanction automatique mal appliquée.
Riot chiffre les faux positifs à moins d'un ban sur dix mille, corrigés en moyenne en moins de 72 heures. Pour une triche réelle, aucune procédure de négociation ou de seconde chance n'est publiée.
Je risque quelque chose si c'est mon pote qui script ?
Oui, et la sanction est lourde. Le barème publié par Riot en octobre 2025 prévoit six mois de suspension de compte pour qui se met en duo avec un scripteur avéré.
Croiser un tricheur au hasard d'une file classée ne te met pas en cause. Accepter l'invitation en sachant ce qu'il fait tourner, si. Riot encadre aussi le fait de se faire porter, qu'il appelle le hitchhiking.
Le boost elo est-il vraiment sanctionné sur LoL ?
Depuis 2025, oui, et à grande échelle. Riot définit le boosting comme le fait de se connecter sur un compte qui n'est pas le sien pour gonfler son MMR, et applique un barème progressif : 3 jours, puis 14 jours, puis suspension définitive.
S'y ajoutent l'honneur ramené au niveau 1 ou 2, l'exclusion des récompenses classées de la saison, et l'annulation de tous les LP et de tout le MMR gagnés grâce au boost. Autrement dit, tu paies pour un rang qui t'est repris.
J'ai acheté mon compte il y a longtemps, je risque quoi ?
Riot définit le compte acheté comme tout compte qui n'a pas été monté et utilisé par un seul joueur, et a lancé en 2025 une vague de sanctions massive sur ce motif : 400 000 comptes bannis parce qu'ils avaient servi en classé, 1,5 million de comptes bottés puis vendus, et 2,5 millions qui attendaient encore d'être vendus.
L'éditeur a indiqué faire preuve de discernement selon l'ancienneté et le comportement, mais un joueur qui change souvent de compte est nettement plus exposé.
Mon compte secondaire personnel est-il en danger ?
Non, tant qu'il reste vraiment le tien. Riot publie les conditions : l'avoir créé toi-même, l'avoir monté toi-même, ne pas l'avoir acheté, ne pas le partager, jouer tes parties de placement sérieusement et ne pas t'en servir pour manipuler le classé.
Ce qui change tout, c'est l'usage. Un second compte qui sert à tester quelque chose met désormais le principal sur la table, à cause de la liaison des comptes déployée fin 2025.
Ça ressemble à quoi, un wallhack sur League of Legends ?
Sur un MOBA, le mur s'appelle le brouillard de guerre. Un wallhack League of Legends, souvent vendu sous le nom de maphack, consiste à afficher ce que ce brouillard doit cacher : positions ennemies, wards, timers de jungle.
Sa portée est limitée par l'architecture du jeu, une bonne partie de ces informations restant côté serveur, et l'outil reste un programme tiers interdit au sens de l'article 7.1. Le principe général est expliqué sur notre page consacrée au wallhack.
Et un aimbot sur League of Legends, concrètement ?
C'est le module de prédiction : le programme calcule la trajectoire de ta cible et lance le sort à l'endroit où elle sera, pas là où elle est. Sur un jeu de skillshots, c'est l'équivalent exact d'un aimbot de jeu de tir.
Combiné à un orbwalker et à un module d'esquive, il produit ces profils autour de 80 % de victoires que Riot cite dans ses articles. Même famille d'outils que l'aimbot des FPS, même clause du contrat, même sanction.
C'est quoi un orbwalker, et pourquoi c'est le module le plus vendu ?
Un orbwalker automatise l'espacement entre les attaques et les déplacements, ce que les joueurs appellent le kite. Il attaque au bon moment, repart au bon moment, et ne rate jamais la fenêtre.
C'est le module le plus vendu parce que c'est le geste le plus long à maîtriser à la main, et celui qui se voit le moins de l'extérieur. C'est aussi un programme d'automatisation au sens de l'article 7.1, donc sanctionné comme le reste.
Les bots de leveling font-ils bannir ?
Massivement. Les bots sont cités mot pour mot dans l'article 7.1, et la rétrospective de Riot annonce 3,5 millions de comptes de bots nettoyés juste après l'arrivée de Vanguard, avec des heures de jeu de bots passées de plus d'un million par jour à moins de cinq mille.
La vague de 2025 a poussé plus loin, en visant aussi les comptes bottés déjà vendus. Acheter un compte monté par bot, c'est acheter un compte déjà en sursis.
Un script LoL gratuit, c'est dangereux ?
Le scénario type a été documenté pendant les championnats du monde 2024 : de fausses pages de téléchargement de LoL, imitant le site officiel, distribuaient le voleur de données Lumma Stealer, avec environ 4 000 victimes recensées.
Un « script gratuit » te demande la même chose que cette arnaque, exécuter un binaire inconnu avec des droits élevés, mais avec une victime encore moins susceptible de porter plainte. Le détail des risques est sur notre page risques du cheat.
Les sites de boosting sont-ils sûrs pour mes identifiants ?
Un chercheur en sécurité s'est penché en 2022 sur cet écosystème : des plateformes truffées de failles élémentaires, permettant par exemple de consulter les commandes des autres clients, et plus de 4 000 comptes Riot identifiés comme fuités dans la nature depuis ce milieu.
Le problème est structurel : pour être boosté, il faut confier ses identifiants à un site anonyme, qui les conserve. Tu n'achètes pas un rang, tu loues une fuite.
Vanguard tourne-t-il en permanence sur mon PC ?
Par défaut, le pilote se charge au démarrage de Windows. Riot précise qu'il ne fait aucun appel et n'a aucune connectivité réseau tant que tu n'ouvres pas un de ses jeux ; si tu le désactives, un redémarrage est nécessaire avant de rejouer.
Depuis le 24 juin 2026, l'option Vanguard On-Demand permet aux machines qui passent le contrôle de sécurité complet, Windows 11 25H2, Secure Boot, TPM 2.0, VBS avec HVCI et IOMMU, de ne charger le pilote qu'au lancement du jeu. Riot précise que c'est entièrement optionnel.
League of Legends exige-t-il Secure Boot et TPM 2.0 ?
Sous Windows 11, oui : Vanguard refuse de se lancer sans TPM 2.0 et Secure Boot, ce sont les erreurs VAN9001 et VAN9003 des articles du support, qui expliquent comment activer ces options dans le BIOS.
Sous Windows 10, ces prérequis ne s'appliquent pas de la même façon. C'est la même exigence que sur Valorant, puisque c'est le même anticheat.
Vanguard a-t-il déjà banni des innocents ?
Des erreurs existent et Riot les chiffre : moins de 0,01 % des bans, soit moins d'un sur dix mille, corrigés en moyenne en moins de 72 heures selon la rétrospective d'août 2024.
Si tu es dans ce cas, le ticket au support est fait pour toi et les annulations sont documentées. Ce qui n'existe pas, c'est l'inverse : un scripting réel requalifié en erreur à force d'insistance.
Comment savoir si un adversaire scripte, et comment le signaler ?
Les signaux les plus parlants sur un MOBA ne sont pas dans la visée : une esquive qui ne rate jamais, des réactions plus rapides que l'animation adverse, une régularité anormale sur vingt minutes, et surtout un décalage entre une exécution parfaite et des décisions de débutant.
Deux précautions honnêtes : un très bon joueur bien équipé produit visuellement quelque chose de proche, et ta propre latence peut te faire croire qu'il réagit avant toi. Signale en fin de partie depuis le jeu, ça alimente la détection, puis passe à autre chose.
Puis-je rejouer sur un nouveau compte après un ban ?
Créer un compte pour contourner une sanction est une violation des règles en soi. Et depuis les bannissements matériels et la liaison des comptes, c'est souvent sans objet : si la machine est marquée, le nouveau compte est bloqué avec elle.
La seule voie durable est celle qui ne dépend pas de l'indulgence de Riot : une machine propre, et un compte que rien ne menace.
Que risque celui qui vend des scripts League of Legends ?
Le précédent existe et il est lourd. Poursuivie par Riot, la plateforme de scripts LeagueSharp a conclu en mars 2017 un accord à 10 millions de dollars, a cessé son activité et a remis ses sites à l'éditeur. Six mois plus tard, EloBuddy fermait à son tour sur décision de justice.
Les clients n'ont pas été indemnisés de leurs comptes perdus. Financer un vendeur de scripts, c'est parier sur une entreprise dont l'adversaire judiciaire a déjà gagné ce match, deux fois.
Un logiciel d'optimisation peut-il me faire bannir de LoL ?
L'article 7.1 cible une liste précise de programmes tiers non autorisés branchés sur les services de Riot : mods, hacks, cheats, scripts, bots, trainers et programmes d'automatisation. Régler Windows, l'affichage, l'audio ou le réseau ne figure nulle part dans cette énumération.
SENSOBOOST reste hors de cette liste : aucun pilote posé dans le noyau, rien d'accroché au processus de LoL, sa mémoire jamais lue, aucune action déclenchée à ta place, et l'état d'origine copié avant chaque réglage. Précision honnête : la parole officielle appartient à Riot seul, son règlement publié tranche.
Parent : j'ai trouvé un script LoL sur le PC de mon ado. Quelles sont les priorités ?
Commence par les comptes, et pas depuis la machine touchée : mots de passe importants changés, double authentification posée sur le compte Riot. Fais analyser le PC dans la foulée, parce qu'un faux script LoL est avant tout un voleur d'identifiants.
Ensuite, parle sanctions plutôt que morale : le compte fermé avec ses skins, la machine qui reste identifiée, et six mois de suspension pour les copains qui jouaient en duo. Cette page est faite pour être lue à deux.
Un VPN peut-il me faire échapper à un ban League of Legends ?
Non. Le VPN agit sur le trajet de tes paquets, pas sur ce que Riot sanctionne. La mesure porte sur ton compte, et depuis mai 2024 elle peut aussi marquer l'identifiant de ta machine : ce furent les premiers bans matériels prononcés sur le jeu.
Vanguard travaille dans ta machine, pas sur ta ligne. Riot présente d'ailleurs le TPM 2.0, obligatoire sous Windows 11, comme une carte d'identité de machine très dure à remplacer. Et depuis fin 2025, l'éditeur rapproche tes comptes en croisant des signaux matériels et de comportement.
Reste le point que peu de joueurs anticipent : ouvrir un compte pour esquiver une sanction constitue déjà une faute aux yeux de Riot. Le détour t'expose donc à un motif de plus, jamais à un motif de moins.
Riot a fermé la porte du noyau. La tienne reste grande ouverte.
Le pilote au démarrage, le TPM, les bans matériels, les comptes reliés entre eux : tout ce verrouillage vise une seule zone, l'intérieur du jeu. La zone extérieure, ta souris, ton système, ta ligne, n'appartient qu'à toi, et c'est là que se construit le seul avantage que personne ne peut te retirer.
Tu cherches encore un cheat ?
Je veux le dessus
Méthode : les statistiques de triche, de bannissements et de faux positifs viennent des articles /dev publiés par l'équipe anti-triche de Riot, avant et après le déploiement de Vanguard sur LoL, puis des publications d'août et d'octobre 2025 sur les bots, le boosting et la liaison des comptes.
Les clauses citées viennent des conditions d'utilisation de Riot Games dans leur version du 1er décembre 2024, et de la FAQ officielle des suspensions. La doctrine anti-triche et la phrase sur le rythme des bannissements viennent de l'entretien accordé par Phillip Koskinas à TechCrunch en mai 2025.
Les bannissements matériels, l'épisode des cartes DMA avec le démenti de Riot, le vol du code source de 2023 et les campagnes de logiciels malveillants s'appuient sur la presse spécialisée et sur des éditeurs de sécurité, avec leur date dans le texte. Les valeurs de réglages relevées chez les joueurs professionnels viennent d'une base de settings publique.
Aucun gain de performance n'est promis nulle part sur cette page : le résultat d'une optimisation dépend entièrement de la machine concernée.
Sources & références
- Riot Games, 11 avril 2024 : /dev Vanguard x LoL, le pilote au noyau, le TPM comme identifiant matériel et l'ampleur du scripting avant déploiement
- Riot Games, 22 août 2024 : la rétrospective Vanguard x LoL, 175 000 bans, scripting sous 1 % et faux positifs
- Riot Games, 11 août 2025 : /dev Banning Bots, Boosters & More in 2025, les définitions du boosting et du hitchhiking
- Riot Games, 6 octobre 2025 : la FAQ officielle des sanctions, dont les six mois pour un duo avec un scripteur
- Riot Games, 6 octobre 2025 : la liaison des comptes au patch 25.23, et les volumes de comptes sanctionnés
- Riot Games : les conditions d'utilisation, dont l'article 7.1 sur les programmes tiers et les articles 2.3 et 4.4 sur le contenu virtuel
- Riot Games, 30 avril 2024 : les notes du patch 14.9, avec le déploiement de Vanguard sur League of Legends
- Riot Games, 24 juin 2026 : Vanguard On-Demand, ses conditions matérielles et les 35 % de joueurs éligibles
- Support League of Legends : la FAQ officielle des suspensions et bannissements
- Support League of Legends : l'erreur VAN9001 et l'exigence TPM 2.0 sous Windows 11
- Support League of Legends : l'erreur VAN9003 et l'exigence Secure Boot sous Windows 11
- Riot Games : la configuration minimale et recommandée de League of Legends
- TechCrunch, 3 mai 2025 : l'entretien avec Phillip Koskinas, directeur anti-triche de Riot Games
- Dexerto, 21 mai 2024 : les premiers bannissements matériels de l'histoire de LoL
- Notebookcheck, 22 mai 2026 : la mise à jour Vanguard contre les cartes DMA et l'IOMMU
- Futurism, 25 mai 2026 : le démenti de Riot, « Vanguard n'endommage pas le matériel »
- Kotaku : l'accord à 10 millions de dollars entre Riot et la plateforme de scripts LeagueSharp
- Critical Hit, 1er septembre 2017 : la fermeture d'EloBuddy sur décision de justice
- Infosecurity Magazine, 25 janvier 2023 : le vol du code source de LoL et d'une plateforme anticheat de Riot
- Infosecurity Magazine, septembre 2024 : la campagne Lumma Stealer derrière de fausses pages de téléchargement de LoL
- Malwarebytes, 7 août 2026 : les bots qui envoient des demandes d'ami juste après une partie de LoL
- Boschko, 23 mars 2022 : la sécurité des sites de vente de comptes et de boosting LoL, et les comptes Riot fuités
- ProSettings : le guide des options de League of Legends et les valeurs relevées chez les joueurs professionnels