Cheat LoL et script League of Legends : s'il tient encore, c'est peut-être exprès.

Tu as tapé « cheat LoL », « script », « hack », « aimbot » ou « wallhack » après une soirée de classé de trop. Voilà ce que Riot voit, et ce que tu risques.

Tu cherches un Cheat ?

Oui, j'en cherche un !

La réponse courte : sur League of Legends, un script, un orbwalker, un module d'esquive ou un bot viole l'article 7.1 des conditions d'utilisation de Riot. La sanction type est la fermeture du compte, RP et skins compris, sans remboursement : un ban permanent, donc un ban à vie pour ce compte.

Depuis Vanguard, la note peut s'allonger. Un ban matériel peut bloquer ton PC sur LoL jusqu'à quatre mois, tes comptes sont reliés entre eux depuis le 19 novembre 2025, et jouer en duo avec un scripteur avéré coûte six mois de suspension. Selon Riot, un tricheur joue moins de dix parties avant la sanction. Faits vérifiés le 29 octobre 2026.

Tu n'as encore rien téléchargé ? Garde cette avance. Ton compte vient de tomber, ou tu soupçonnes le Xerath d'en face ? Ces deux situations ont chacune leur réponse, plus bas dans le dossier.

Avant les mauvaises nouvelles, une bonne. Lire la carte une demi-seconde plus tôt, cliquer sans à-coup au milieu d'un teamfight saturé d'effets, entendre le pas d'un jungler avant de le voir : rien de tout ça ne demande un script. Ça se règle sur ta machine, en toute légalité, et personne ne peut te le reprendre.

Tu veux gagner ce soir ?

Je veux voir clair
Le vrai prix d'un script League of Legends : compte résilié avec ses RP et ses skins, machine identifiée par Vanguard, mots de passe volés par les faux scripts gratuits, et vendeur poursuivi par Riot Games
Un script LoL ne se paie pas en euros par mois. Il se paie en compte, en machine, et parfois en mots de passe.
  • < 10 partiesavant la sanction pour un scripteur, contre plus de 45 avant Vanguard, d'après la mesure de Riot.
  • 4 moisau plus de ban matériel, sur le jeu où la triche a été détectée, selon le responsable anti-triche de Riot.
  • Tous tes comptesdepuis le 19 novembre 2025, une sanction posée sur l'un s'applique à tous ceux que Riot relie à toi.
  • 91 %des tricheurs débannis contre une lettre d'excuses ont été rebannis pour script dans les six mois.
Sommaire
  1. Script, orbwalker, aimbot, wallhack : le vocabulaire
  2. Ce que Google propose sur « cheat LoL »
  3. Ce qu'un faux script laisse dans une machine
  4. « Undetected » : pourquoi Riot te laisse jouer
  5. Dix ans de scripting dans les chiffres de Riot
  6. Ce que dit le contrat, article par article
  7. Le ban matériel : quatre mois, ce jeu-là
  8. Six mois pour celui qui joue à côté
  9. Vanguard : ce qu'il exige, et ce qu'il n'exige pas
  10. Boost et comptes achetés : la triche sans logiciel
  11. Dix millions de dollars, et ce que Riot attaque
  12. Le script te donne la mécanique, pas la partie
  13. Il scripte, ou il est juste meilleur ?
  14. Compte déjà tombé : le tri honnête
  15. La frontière technique, et le cas Wild Rift
  16. FAQ : cheats, scripts, Vanguard et bans
  17. Sources & références

Un mot sur ce dossier, parce qu'il change la lecture du reste. Sur LoL, c'est Riot qui publie les meilleures données sur la triche, et depuis longtemps : un article de 2020, deux de 2024, deux de 2026, signés par son équipe anti-triche. On les a relus de bout en bout, en version originale.

Quand un chiffre vient de nous, comme l'examen des dépôts GitHub que Google classe en tête, la méthode est donnée avec ses limites. Et si tu es un parent tombé sur « script LoL » dans l'historique du PC familial, la FAQ a une réponse écrite pour toi.

Photo d'illustration : des joueurs réunis devant un écran lors d'un événement esport, l'univers compétitif dont League of Legends est le porte-drapeau
League of Legends est le jeu compétitif le plus suivi au monde. C'est aussi ce qui en a fait, pendant des années, le plus gros marché de scripts de la planète.

Script, orbwalker, aimbot, wallhack : ce que « cheat LoL » veut dire

Premier piège du sujet : le vocabulaire. Les mots « aimbot », « wallhack » ou « hack » viennent des jeux de tir, et sur un MOBA vu de dessus, ils recouvrent autre chose. Sur LoL, presque tout passe par un même canal : le script.

Riot le décrit ainsi : des plateformes qui servent d'enveloppe au client du jeu, rediffusent la partie sous forme d'évènements, et déclenchent tes actions en réponse. Résultat, toujours d'après Riot : une Zeri qui kite à l'image près, ou une Cassiopeia que plus aucun skillshot ne touche. Voici la traduction, module par module.

Familles de cheats, de scripts et de hacks League of Legends, ce qu'elles automatisent et ce que prévoient les textes de Riot
Le mot de l'annonceCe que ça fait vraiment sur LoLCe que prévoient les textes de Riot
ScriptLe mot générique : une plateforme qui lit la partie et agit sans ton temps de réaction« Scripts » nommés mot pour mot à l'article 7.1
OrbwalkerL'espacement automatique entre attaques et déplacements : le kite parfait, sans l'avoir apprisProgramme d'automatisation : même clause, même sanction
Evade, dodge scriptL'esquive automatique des projectiles : le crochet de Blitzcrank, le charme d'AhriProgramme d'automatisation : interdit au même titre
Prédiction, « aimbot LoL »Le sort part là où ta cible sera, pas là où elle estScript de visée : même clause, même barème
Auto-comboUn combo entier en une touche, annulations d'animation comprisesAutomatisation d'actions : programme interdit
Auto-smiteLe Baron ou le Dragon volés au point de vie prèsMême famille : une décision de jeu automatisée
Wallhack LoL, maphackMontrer ce que le brouillard de guerre cache : positions, wards, jungle adverseLe serveur garde l'essentiel de l'information ; l'outil reste un programme interdit
ZoomhackDézoomer au-delà de la limite pour voir plus de terrain que les neuf autresModification du client : « mods » et « hacks » interdits
Drawings, ESP de portéePortées de sorts, zones de tour, timers tracés à l'écranProgramme tiers non autorisé : même catégorie
Bot de levelingDes comptes montés au niveau 30 par une machine, presque toujours pour être revendus« Bots » nommés à l'article 7.1
DrophackFaire tomber la connexion d'un adversaire ou du serveur pour gagner un combatAttaque réseau : Vanguard surveille les outils qui la préparent
Spoofer HWIDRien en partie : il maquille l'identité du PC pour revenir après un ban matérielContournement de sanction : une infraction de plus
BootkitRien en partie non plus : il modifie Windows au démarrage pour laisser entrer le cheatRiot le range parmi les méthodes de triche de ses bans

Si un mot ne te dit rien, le glossaire démonte chaque famille hors de tout jeu précis : ce qu'est un aimbot, ce qu'est un wallhack et ce qu'est un triggerbot.

Retiens surtout le point commun de toutes ces lignes. Pour fonctionner, chaque module doit lire le jeu ou fabriquer des entrées à ta place. C'est exactement ce que Vanguard surveille, et c'est ce qui le sépare d'un réglage qui, lui, reste sur ta machine.

« Aimbot lol » ne veut pas toujours dire League of Legends. Une bonne partie des résultats Google sur « aimbot lol » parlent de 1v1.LOL, un jeu de tir de navigateur, ou d'un clip Twitch où « lol » veut juste dire qu'on rit. Ce dossier ne parle que de League of Legends.

« Hack LoL » : ce qu'un cheat ne peut pas faire sur ce jeu

Riot le rappelle dans son article d'avril 2024 : sur LoL, le serveur simule toute la partie, et ton client ne fait qu'envoyer des demandes. Il est l'arbitre final. Riot cite l'exemple d'un sort relancé pendant son temps de recharge : ce genre de demande doit échouer côté serveur.

C'est pour ça que la triche sur LoL se résume presque entièrement à l'automatisation des entrées, ce que tout le monde appelle le script.

Conséquence pratique : un « hack » League of Legends qui promet des RP, des essences ou du LP gratuits ne touche à rien de tout ça. Ces valeurs vivent sur les serveurs de Riot, pas dans ton client, et la seule chose que ce fichier peut atteindre, c'est ton compte.

Wallhack LoL : pourquoi le brouillard de guerre résiste mieux qu'ailleurs

Sur beaucoup de jeux de tir, ton PC reçoit la position des adversaires même quand un mur les cache, et un wallhack n'a qu'à aller la lire.

LoL fonctionne autrement. En 2020, l'ingénieur qui a construit le brouillard de Valorant racontait qu'un producteur lui avait demandé pourquoi League of Legends n'avait « pas de problème de wallhack ». Sa réponse : le serveur garde la position des ennemis tant que ton client n'a pas besoin de l'afficher.

Dans son état des lieux du 24 juin 2026, l'équipe anti-triche l'écrit noir sur blanc : la carte DMA, ce matériel qui sert surtout au wallhack, n'a pas grande valeur sur LoL, parce que le client du jeu contient peu d'informations en plus.

Le maphack existe, mais il ne peut lire que ce que le serveur a déjà envoyé. Il voit moins loin que sa publicité.

La même équipe reconnaissait en avril 2024 que ces triches « informationnelles », qui ne modifient aucune entrée, sont presque indétectables avec les seules données du serveur. C'est l'une des raisons pour lesquelles Riot a installé un anti-triche sur ta machine plutôt que de tout miser sur l'analyse des parties.

Ce que Google te propose quand tu tapes « cheat LoL »

Le 29 octobre 2026, on a tapé « cheat lol », « script lol », « hack lol », « aimbot lol » et « wallhack lol » dans Google, en France. Les premières pages se partagent entre quatre familles : des boutiques de scripts, des forums de tricheurs, des vidéos « free undetected » et des dépôts GitHub qui promettent un cheat gratuit.

Un détail amusant au passage : l'une des boutiques classées en première page prévient elle-même, dans sa description, qu'un logiciel tiers « peut entraîner des restrictions de compte ». Le vendeur connaît le risque. Il te le laisse.

Les dépôts GitHub classés en tête : on a ouvert les trois premiers

Trois résultats GitHub remontaient sur ces recherches. On les a examinés par l'interface publique de GitHub, qui donne les dates de création, la liste des fichiers et leur taille. Rien n'a été exécuté, et l'unique archive a été listée sans être extraite.

Trois résultats GitHub classés par Google sur « cheat lol » et examinés le 29 octobre 2026 : une organisation créée la veille et passée en erreur 404 le soir même, un « loader » de 1 172 octets qui ne contient que deux fichiers texte de liens, et un aimbot de 2022 qui promettait déjà « NO BAN »
Trois « cheats LoL » que Google classe en tête, relevés le 29 octobre 2026 : un compte d'un jour, un fichier qui renvoie ailleurs, et un code de 2022.
  • Une organisation créée la veille. Sixième résultat sur « cheat lol », une organisation « cheat panel » pour LoL promettait orbwalker, esquive, ESP de wards et zoomhack. Elle avait été créée le 28 octobre 2026 à 15 h 16 (UTC). Le 29 au soir, sa page publique et son seul dépôt renvoyaient une erreur 404.
  • Un « loader » de 1 172 octets. Un deuxième dépôt annonce un cheat LoL universel pour Windows, macOS et Linux, avec une rubrique de mots-clefs écrite pour Google. Son fichier « Lоader.zip » porte un « о » cyrillique dans son nom. C'est en réalité une archive RAR qui ne contient que deux fichiers texte, « Download Link ».
  • Un aimbot de 2022. Le seul des trois qui contient du code cherche des pixels à l'écran et bloque la souris sur un champion ennemi. Son mode d'emploi promet « NO BAN! SAFE PLAY! ». Il date de mai 2022, deux ans avant l'arrivée de Vanguard sur LoL.

Note le deuxième cas, parce que c'est le plus courant. L'archive ne contient pas de cheat, elle te renvoie ailleurs. Le dépôt promet aussi Linux, alors que Riot ne laisse plus jouer à LoL sous Linux depuis Vanguard : le texte a été écrit pour être trouvé, pas pour être vrai.

Ce schéma correspond à ce qu'a décrit l'équipe de recherche d'Acronis le 17 mars 2026 : des centaines de dépôts GitHub de faux cheats, peut-être des milliers, couvrant pratiquement tous les grands jeux en ligne. Les liens piégés passent par des images et des sites intermédiaires, justement pour échapper aux contrôles.

Ce qu'on ne peut pas affirmer : on n'a pas suivi le lien de l'archive, donc on ne sait pas ce qu'il installe. Ce qu'on peut dire, c'est qu'aucun de ces trois dépôts ne fournit le cheat « indétectable » qu'il annonce aujourd'hui.

Le « script LoL gratuit », payé en mots de passe

« Script LoL gratuit », « cheat League of Legends gratuit » : ce sont les recherches les plus tapées de cette famille. Pose-toi la question deux secondes : pourquoi un inconnu passerait-il des semaines à maintenir un outil dont la seule raison d'être est d'échapper à Riot, pour te l'offrir ?

Sur LoL, la réponse a un nom. Riot écrit que les tricheurs ont « toujours besoin de plus de comptes », et que le compte volé reste de loin le cas le plus fréquent dans ses bans annulés.

Autrement dit, ton compte avec dix ans de skins est exactement ce qu'un tricheur cherche pour sa prochaine série de parties. Riot raconte le cas type : un compte piraté par un tricheur en série, qui s'en sert pour pourrir la vie des autres « durant très exactement 6 parties ».

Trois pièges documentés montrent comment le butin se ramasse :

  • Les faux téléchargements de LoL. Pendant les championnats du monde 2024, Bitdefender a repéré des publicités menant vers de fausses pages de téléchargement du jeu, au nom de domaine à peine modifié. L'archive installait Lumma Stealer, un voleur de mots de passe, de cookies et de portefeuilles crypto. Plus de 4 000 personnes avaient été ciblées.
  • Les sites de boosting. En 2022, un chercheur en sécurité a trouvé sur ces sites des failles permettant de lire les commandes des autres clients, et dit avoir repéré plus de 4 000 comptes Riot fuités. Pour te faire booster, tu confies tes identifiants à un inconnu mal protégé.
  • Les demandes d'ami après la partie. En août 2026, Malwarebytes a décrit des bots qui t'ajoutent juste après un match, puis t'emmènent sur Discord. Le plus souvent vers un abonnement payant, parfois, d'après des témoignages de joueurs, vers une page qui vole un compte.

La règle générale, on la détaille dans notre dossier sécurité et risques du cheat : un cheat gratuit n'a que deux modèles économiques possibles, te revendre ou te dépouiller.

Le seul téléchargement de cette page qui ne te demande rien.

Pas d'archive à mot de passe, pas d'antivirus à couper, pas d'identifiants Riot à confier. Ce que tu cherchais dans ce script gratuit, voir plus tôt et réagir plus vite, se règle dans Windows, avec un logiciel d'un éditeur français identifié par son SIREN.

Tu veux le même avantage ?

Je l'installe avant ma partie
Ton antivirus reste allumé. Aucun fichier de LoL touché, aucun accès à ton compte Riot.

Ce qu'un faux script LoL laisse dans une machine, vu de l'établi

Deux mots sur mon parcours, parce qu'ils expliquent pourquoi ce dossier existe. Embauché à seize ans dans une boutique d'informatique, j'y suis resté dix ans, jusqu'à technicien avancé, sur des machines de joueurs. Ont suivi des années de cybersécurité, à nettoyer des sites infectés : un faux script est exactement le croisement des deux.

Teddy Basile, développeur de SENSOBOOST, en intervention sur une machine
Mon poste de travail, celui où atterrissent les machines de joueurs. Les restes d'un « script gratuit » installé la veille, on les reconnaît vite.

Sur l'établi, l'entrée en matière change peu : la machine « déraille depuis la veille ». On déroule, et le même trio ressort. Un antivirus mis en pause pour laisser passer une installation, un dossier compressé à mot de passe que personne n'a supprimé, et des connexions étrangères sur la messagerie.

Remettre le PC d'aplomb, c'est la part mécanique du métier. Ce qui a filé avant ne revient jamais : le trousseau de mots de passe du navigateur, une session Discord restée ouverte, l'accès au compte Riot. Et ce compte-là, avec ses skins et ses RP, le contrat ne te l'a jamais cédé : il te le prête.

SENSOBOOST est né du refus de cette scène : un logiciel d'optimisation gaming édité par une entreprise individuelle française dont le SIREN est public. Aucun identifiant Riot ne lui sert, rien n'est à mettre en pause, et le client de LoL reste tel quel. Le chemin qui m'y a conduit est ici : qui est derrière SENSOBOOST.

« Undetected » : pourquoi Riot te laisse jouer quelques parties

Voilà l'argument le plus solide des vendeurs, alors autant le démonter avec les textes. Ton script tourne depuis une semaine sans ban ? Ça ne prouve pas qu'il est indétectable. Riot explique depuis 2020, par écrit, qu'elle laisse volontairement certains tricheurs jouer plus longtemps.

La phrase est dans la version française de son article de mai 2020 : « nous avons épargné un peu plus longtemps les utilisateurs de script les plus inefficaces, en taisant le moment et les raisons de leur détection ». Le but : ralentir la course aux armements, parce que chaque ban dit au développeur que son cheat est grillé.

En août 2024, l'équipe a donné le chiffre qui va avec. Le nombre de parties qu'un scripteur joue avant d'être sanctionné est passé de plus de 45 à moins de 10. Dans sa version originale, l'article précise que ce petit délai restant est surtout délibéré : il retarde le moment où les développeurs comprennent qu'ils sont repérés.

Le même article le dit en toutes lettres : « la détection de quelque chose ne signifie pas nécessairement qu'un bannissement est appliqué ».

Phillip Koskinas, qui dirige l'anti-triche de Riot, l'a résumé à TechCrunch en mai 2025 : « To keep cheating dumb, we ban slower ». Pour que la triche reste bête, on bannit plus lentement. Si chaque tricheur était frappé à chaque fois, explique-t-il, il changerait de cheat jusqu'à trouver celui qui passe.

Ce que le vendeur ne peut pas savoir

Dans le même entretien, Koskinas raconte des identités fictives infiltrées pendant des années dans les communautés de développeurs. Son équipe va jusqu'à y donner de vraies informations sur l'anti-triche pour se rendre crédible, attend qu'un cheat sorte et se vende, puis bannit tous ses clients.

Le haut de gamme n'y échappe pas. Riot décrivait dès 2020 des abonnements privés à plus de 300 dollars, certains exigeant une photo de ton permis de conduire « à des fins de vérification ». Le prix filtre les clients bavards. Il ne rend personne invisible.

Note la conséquence, elle est cruelle : un vendeur n'a aucun moyen de savoir s'il est déjà repéré. Quand il te jure que son produit est sûr, il ne ment pas forcément, il décrit le passé. Et c'est ton compte qui sert de test.

Même les grandes vagues ont souvent une explication plus prosaïque qu'on l'imagine. Le pic du 8 juillet 2024, 35 000 scripteurs bannis en un peu moins de 48 heures, Riot l'attribue avec humour au retour de vacances de son équipe, pas à une détection miracle.

Un compte à rebours que tu ne vois pas, contre un réglage qui ne s'arrête jamais.

Un script vit jusqu'à la prochaine vague, et personne ne t'annonce la date. Ce que tu cherchais dedans, le clic plus net et la lecture plus rapide de la carte, se prépare autrement, et ça ne se retire pas.

Tu veux les voir avant eux ?

Je clique avant lui
SENSOBOOST agit côté Windows et périphériques. Le client de LoL n'est ni lu, ni modifié, ni surveillé.

Dix ans de scripting sur LoL, dans les chiffres de Riot

Ce qui rend le dossier LoL unique dans cette série, c'est que Riot a mesuré la triche, l'a publiée, puis l'a mesurée de nouveau, sur dix ans. Mises bout à bout, ces mesures racontent une histoire que les pages de vente se gardent bien de raconter.

Frise des mesures publiées par Riot sur le scripting dans League of Legends : 4,4 % des parties classées avec un scripteur en avril 2016, 0,0 % en juin 2018 avec Packman, moins de 0,25 % en 2019, jusqu'à une partie sur quinze avec un scripteur ou un bot début 2024, une partie classée sur 200 en août 2024 et environ 0,7 % des parties classées sur PC en juin 2026, LoL et Valorant confondus
Six mesures, quatre articles de Riot, dix ans. Elles ne portent pas toutes sur le même périmètre, mais la tendance, elle, ne se discute pas.

2016 à 2023 : un record, un anti-triche maison, puis l'usure

Le record date du 14 avril 2016 : 4,4 % des parties classées de la Faille comptaient un tricheur. Riot y voit « le point culminant de la mode du scripting », avec cinq fournisseurs qui distribuaient ouvertement des applications publiques.

Le point le plus bas tombe le 26 juin 2018, à 0,0 %, la première semaine de sa nouvelle technologie de protection du client, baptisée Packman. Riot pensait que les développeurs mettraient six mois à la contourner. Il leur a fallu environ 85 jours.

En 2019, le scripting classé était repassé sous 0,25 % des parties, et Riot notait un détail parlant : compté par appareil, le nombre de tricheurs ne bougeait presque plus. Les mêmes personnes tournaient simplement sur une réserve infinie de comptes volés.

Frise chronologique du scripting sur League of Legends, de la sortie du jeu en 2009 au mode Vanguard à la demande de 2026, en passant par le procès LeagueSharp, l'ère de l'anti-triche Packman, le déploiement de Vanguard au patch 14.9 en mai 2024 et les premiers bannissements matériels
De la sortie du jeu au mode à la demande : le terrain du script s'est refermé par paliers, jamais d'un coup.

Packman a tenu presque six ans. En janvier 2023, des attaquants ont volé chez Riot le code source de League of Legends, celui de Teamfight Tactics et celui d'une ancienne plateforme anti-triche. L'éditeur a refusé de payer la rançon et reconnu que toute fuite de code source pouvait augmenter la probabilité de voir apparaître de nouveaux cheats.

Un an plus tard, en annonçant Vanguard, Riot a fait le lien elle-même : contourner les détections de Packman était devenu « un vrai jeu d'enfant, d'autant plus après la faille que nous avons connue l'an passé ». Le vol de 2023 n'a pas créé le problème. Il l'a accéléré.

Avril 2024 : l'état des lieux avant Vanguard

Le 11 avril 2024, l'équipe anti-triche a publié l'état de sa défaite, sans fard. Dans les mois précédents, jusqu'à une partie sur quinze dans le monde comptait un scripteur ou un bot, et jusqu'à une sur cinq dans certaines régions.

Plus de 10 % des parties classées au rang Maître et au-dessus comprenaient un tricheur. Et piloté au mieux, un scripteur gagnait environ 80 % de ses parties classées. Le carburant de tout ça tenait en un prix : un compte neuf au niveau 30 se vendait 1,99 dollar.

Riot ajoute un point qui explique les écarts entre régions : les tricheurs vont là où c'est le plus facile. La Chine et la Corée ont leurs propres anti-triches et imposent une vérification d'identité pour jouer, alors une partie des scripteurs déborde vers les pays voisins.

Avant Vanguard, Riot mesurait jusqu'à une partie sur quinze avec un scripteur ou un bot sur League of Legends ; quatre mois après, le scripting en classé est passé sous 1 %, soit environ une partie sur deux cents
Deux articles publiés par Riot, avant et après le déploiement. L'écart entre les deux, ce sont plus de 175 000 comptes bannis.

Mai 2024 : Vanguard arrive, et les chiffres s'effondrent

Vanguard est devenu obligatoire sur LoL avec le patch 14.9, mis en ligne le 1er mai 2024 : sans lui, impossible de lancer une file. Quatre mois plus tard, la rétrospective d'août 2024 donnait le bilan.

  • Plus de 175 000 comptes bannis pour triche depuis la sortie de Vanguard.
  • Le scripting en classé sous 1 % pour la première fois en près de quatre ans : une partie classée sur 200.
  • Les heures de jeu des bots passées de plus d'un million par jour à moins de 5 000.
  • 3,5 millions de comptes de bots supprimés avant d'avoir été vendus.

Riot donne aussi le chiffre qui répond à la peur du « ban injuste » : moins de 0,01 % de vrais faux positifs, soit moins d'un ban sur 10 000, levés en moyenne en moins de 72 heures. Tu peux discuter la philosophie d'un pilote au noyau, c'est un vrai débat. L'argument « Vanguard bannit au hasard » ne survit pas à ces données.

Un point de méthode, pour lire tout ça honnêtement : ce sont des annonces de l'éditeur, pas des mesures indépendantes. Personne d'extérieur ne peut les vérifier. Riot reste l'un des rares éditeurs à les publier avec ses courbes, comme Krafton sur PUBG, qui a choisi l'arme inverse : frapper après coup et publier chaque semaine la liste des bannis.

Juin 2026 : ce qui reste, et pourquoi LoL attire les bootkits

Le 24 juin 2026, Riot a publié un état des lieux tiré de ses propres bans. Environ 0,7 % des parties classées sur PC comptent un tricheur, League of Legends et Valorant confondus. L'éditeur les classe selon la méthode utilisée au moment du ban, et le portrait de LoL a ses particularités.

  • Le cheat « interne » est presque mort. Celui qui se greffe sur le jeu pèse moins de 10 % des parties où un tricheur joue, sur les titres PC de Riot.
  • Le cheat noyau reste le plus répandu. Il entre dans Windows par un pilote vulnérable ou un certificat de signature acheté, autour de 600 dollars par an.
  • Le bootkit est plus populaire sur LoL que sur Valorant. Vendu vers 300 dollars, il modifie Windows au démarrage. Raison donnée par Riot : contrairement à Valorant, LoL n'exige pas le démarrage sécurisé sous Windows 11.
  • Le pixelbot lance des sorts au bon moment. Il lit l'image de l'écran et envoie des entrées. Sur LoL, Riot le décrit comme l'outil qui lance un sort au moment parfait.

Note ce que ça dit du marché. Le bootkit te demande d'ouvrir ton PC entier à un inconnu, avant même que Windows ne démarre. Riot l'écrit à sa manière : pour 300 dollars, tu t'offres une porte dérobée complète, et le même bootkit peut aussi bien glisser un rançongiciel que ton cheat.

Ce que dit le contrat de Riot, en français et article par article

Sur LoL, la sanction n'est pas une légende de forum. Elle est écrite dans les conditions d'utilisation de Riot, version du 1er décembre 2024, celles que tu as acceptées en créant ton compte. Le sous-titre de l'article 2.1 donne le ton : « la justice de Demacia viendra rendre visite à votre compte ».

  • L'interdiction est nominative. L'article 7.1 vise « l'utilisation de tout programme tiers non autorisé, y compris de mods, hacks, logiciels de triche, scripts, bots, entraîneurs et programmes d'automatisation qui interagissent avec les Services Riot de quelque manière que ce soit ». Un orbwalker coche la définition mot pour mot.
  • Le boost est rangé dans la triche. Le même article interdit de « participer à la tricherie », y compris en jouant « sur le compte d'une autre personne » ou en cherchant à « améliorer » le rang d'un compte.
  • La résiliation emporte tout. L'article 2.3 précise qu'un compte résilié perd ses données et ses produits virtuels, monnaie du jeu comprise. En cas de faute, aucun remboursement, et Riot se réserve le droit de résilier tout autre compte que tu as créé.
  • Tu n'as jamais rien possédé. Les articles 4.3 et 4.4 rappellent que tes skins sont une licence révocable, sans « aucune valeur monétaire », et que tu ne possèdes « aucun titre, droit de propriété ou autre droit réel » dessus, peu importe ce que tu as payé.

La page d'aide française de LoL ajoute deux phrases que personne ne lit avant d'installer. « Les sanctions attribuées correctement ne sont jamais révoquées. » Et, sur le partage de compte : « Vous êtes entièrement responsable de toutes les actions effectuées sur votre compte ».

Sanctions liées à la triche et à la manipulation du classement sur League of Legends, d'après les textes et déclarations de Riot
Ce que Riot constateLa sanctionCe qui part avec
Script, bot, programme tiersFermeture du compte, permanente, donc à vieRP, skins, rang ; Riot peut aussi fermer tes autres comptes
Ban matériel (VAN 152)Le PC bloqué jusqu'à 4 moisLe jeu où la triche a été détectée, quel que soit le compte
Duo avec un scripteur avéré6 mois de suspensionTon compte, même si tu ne trichais pas
Boosting, hitchhiking3 jours, puis 14 jours, puis définitifLP et MMR gagnés annulés, honneur au niveau 1 ou 2, récompenses de saison
Compte acheté ou bottéBan définitif du compteTout le contenu du compte
PC jugé trop suspectVAN: RESTRICTIONL'accès aux parties, jusqu'à mise en conformité

Le ban matériel sur LoL : quatre mois, ce jeu-là, et ton PC d'occasion

Pendant quinze ans, la punition maximale de LoL était la perte du compte, et la parade tenait en une phrase : un compte ne coûte rien, on en refait un. Vanguard a changé ça. Vers la mi-mai 2024, deux semaines après son déploiement, Riot a annoncé les premiers bannissements matériels de l'histoire du jeu.

La presse spécialisée a relevé que la vague visait d'abord le haut du classement, Maître et au-delà. Riot avait prévenu dès avril : le TPM 2.0 exigé sous Windows 11 agit comme « un identifiant matériel non fongible ». Si quelqu'un triche avec, l'éditeur peut « facilement bannir la puce à tout jamais ».

Sur League of Legends, un compte banni pour scripting peut entraîner l'identification du PC par Vanguard, et un autre compte connecté sur ce PC est bloqué à son tour, jusqu'à quatre mois
Le compte tombe, la machine est identifiée, le compte suivant retombe. Un mécanisme apparu sur LoL deux semaines après Vanguard.

Combien de temps, et sur quels jeux ?

Sur ce point, les textes de Riot ne disent pas exactement la même chose, et c'est la partie la moins bien expliquée du web. Un ban matériel s'affiche avec l'erreur VAN 152. La page d'aide générale de Riot écrit que, pendant sa durée, l'éditeur ne veut pas que la personne « crée ni n'utilise de compte sur une plateforme ou un jeu Riot ».

Le 2 octobre 2026, Phillip Koskinas a été beaucoup plus précis, sur X : un ban matériel dure quatre mois au maximum, ne s'applique qu'au jeu où le cheat a été détecté, et Riot ne bannit pas « tout le reste » quand un seul composant correspond. Le support te donne le temps restant si tu le demandes.

Retiens la lecture la plus récente, celle du responsable de l'anti-triche : un script détecté sur LoL peut bloquer ton PC sur LoL jusqu'à quatre mois. La page d'aide reste valable sur deux points :

  • Ta famille est concernée. Un autre compte qui se connecte sur un PC banni ne peut pas jouer, et il est lui-même suspendu « pour une période déterminée », parce que le système suppose une tentative de contournement.
  • Réinstaller ne sert à rien. Ni la réinstallation du jeu ni la suppression du compte fautif ne lèvent le ban. Un recours existe, un ticket par compte, et Riot le dit elle-même « peu probable ».

Le PC d'occasion qui arrive déjà banni

Cette déclaration d'octobre 2026 répondait à une histoire très concrète. Un joueur a raconté sur Reddit avoir acheté un processeur Ryzen 7 5800X3D d'occasion, puis s'être fait expulser de Valorant dès le premier lancement. D'après lui, le support a confirmé que le précédent propriétaire trichait.

Le cas était sur Valorant, mais le mécanisme vaut pour LoL. Riot le connaît depuis longtemps : dans sa rétrospective de 2024, l'une des trois causes de bans annulés est un compte bloqué pour avoir « acheté » ou emprunté du matériel déjà banni. Si ça t'arrive, ouvre un ticket au support plutôt que de recréer un compte.

Le smurf qui contamine le compte principal

Le ban matériel a une victime que personne n'anticipe : ton propre compte principal. Dans la liste des faux « bans injustes » qu'elle reçoit, Riot cite le joueur qui a testé un cheat sur un smurf et a « empoisonné » son compte principal par le lien matériel. En interne, l'équipe appelle ça les « whoopsie daisies ».

Et la seconde chance ? Riot l'a essayée. Elle a longtemps laissé les tricheurs envoyer des lettres d'excuses manuscrites pour faire lever leur ban, certains les faisant même écrire sur Fiverr. Résultat : 91 % des comptes débannis l'ont été de nouveau pour scripting dans les six mois.

Depuis le 19 novembre 2025 : la sanction suit la personne

Le second étage est plus récent, et presque personne ne l'a lu en France. Annoncée le 6 octobre 2025, la liaison des sanctions est entrée en vigueur le 19 novembre 2025, avec le patch 25.23. Riot relie les comptes d'un même joueur à partir de données matérielles et comportementales.

La formule officielle ne laisse pas de place au doute : « les pénalités imposées à un compte pourront être appliquées à tous les comptes que nous savons appartenir à la même personne ». Toutes, précise la FAQ : délais de file, suspensions, bans, restrictions de chat. Riot dit ne lier que lorsque sa confiance est extrêmement élevée.

Deux précisions utiles. Sur les serveurs coréens, une vérification d'identité existe déjà à la création du compte. Et si tu joues dans un cybercafé ou sur le PC familial, Riot répond qu'elle ne relie pas les comptes sur la seule adresse IP : elle croise d'autres signaux avant de conclure.

Ton PC vaut mieux qu'une pièce à conviction.

Ce que tu cherches dans un script, c'est le kite propre, l'esquive au bon moment, le sort qui part sans hésiter. Une part de tout ça se joue dans ta machine et tes réglages. Elle est légale, elle ne met en jeu ni ton PC ni tes comptes, et personne ne pourra te la confisquer.

Toujours tenté par un cheat ?

J'esquive au bon moment
Aucun fichier de LoL ouvert, aucune injection, aucune action automatisée. Tout est réversible.

Six mois pour celui qui joue à côté

Celui-là, aucun vendeur ne le met dans sa FAQ, et il ne concerne pas le tricheur : il concerne ses potes. Le barème publié par Riot en octobre 2025 prévoit une ligne à part : « suspension de 6 mois pour jouer en duo avec un tricheur attesté ». Pas trois jours, pas quatorze. Six mois.

Ce n'est pas nouveau. En avril 2024 déjà, Riot rangeait parmi les faux « bans injustes » le joueur qui s'était mis plusieurs fois en file avec un booster tricheur, et avait pris 180 jours. Traduis ça en soirée de classé : ton duo t'annonce en vocal ce qu'il fait tourner, tu acceptes son invitation quand même.

Riot a un mot pour la pratique voisine, le hitchhiking, qu'elle définit comme le fait de « rejoindre une file avec un autre compte, généralement celui d'un booster » pour se faire porter. Sa version anglaise ajoute « aka bussing », le même mot que sur Valorant, détaillé dans notre dossier cheat Valorant. Même éditeur, même logique.

La nuance qui te protège : croiser un scripteur au hasard d'une file solo ne te met pas en cause. Au contraire, depuis le patch 25.6, Riot rend les LP perdus dans une partie où un tricheur a été confirmé. Ce qui est visé, c'est de jouer avec lui, et de recommencer.

Vanguard sur LoL : ce qu'il exige vraiment, et ce qu'il n'exige pas

Il faut en parler franchement, parce que c'est une question légitime et que beaucoup de joueurs honnêtes se la posent aussi. Un pilote qui démarre avec Windows, ça inquiète, et c'est normal. Voilà ce que Riot en dit, texte par texte.

Le pilote se charge au démarrage, mais Riot précise que rien ne l'appelle et qu'il n'a aucune connexion réseau tant que tu ne lances pas un de ses jeux. Son rôle : attester que rien n'a corrompu Windows entre l'allumage du PC et le lancement de la partie. Si tu le coupes, il faut redémarrer avant de rejouer.

Ce que Vanguard surveille sur League of Legends, le processus du jeu, sa mémoire, les pilotes chargés au démarrage, les entrées automatisées et les cartes DMA, face à ce qui reste hors de son périmètre : les réglages Windows, l'affichage, l'audio, le réseau et la souris
La frontière n'est pas une opinion : c'est un périmètre technique, et Riot le documente.

TPM 2.0 oui, démarrage sécurisé non : la particularité de LoL

Sous Windows 11, LoL exige le TPM 2.0 : sans lui, Vanguard affiche l'erreur VAN 9001. Le démarrage sécurisé, lui, n'est pas exigé de tous les joueurs de LoL, contrairement à Valorant. C'est Riot qui le dit dans son article du 24 juin 2026, et c'est précisément pourquoi les bootkits y sont plus répandus.

La nuance compte : depuis le 28 octobre 2025, Riot impose des exigences de sécurité supplémentaires aux joueurs « hautement suspects » de LoL. Leur PC reçoit alors une erreur VAN: RESTRICTION, qui indique le réglage à corriger : démarrage sécurisé, intégrité de la mémoire, ou version de Windows trop ancienne.

Et le mouvement va dans un seul sens. En septembre 2026, Koskinas annonçait des exigences d'authentification et de TPM 2.0 sur un calendrier accéléré, à certains rangs, pour prouver qu'une vraie personne joue sur une vraie machine.

Juin 2026 : le pilote peut attendre le jeu, sur un PC verrouillé

Depuis le 24 juin 2026, Vanguard peut ne se lancer qu'avec un jeu Riot, LoL compris. Ce mode à la demande est optionnel, et passe par une vérification baptisée Pre-Check. Ses conditions disent quelque chose d'utile :

  • Windows 11 en version 25H2 au minimum ;
  • le mode UEFI avec démarrage sécurisé, et une puce TPM 2.0 ;
  • la sécurité basée sur la virtualisation, avec l'intégrité de la mémoire (HVCI) ;
  • l'IOMMU activé, ce composant qui filtre l'accès des périphériques à la mémoire.

Riot indique qu'environ 35 % des joueurs remplissent déjà ces conditions, et que seuls 3 % n'ont pas le matériel pour y arriver. Note ce que la liste dit en creux : le mode le plus discret est réservé aux machines où toutes les protections sont allumées, exactement celles qu'un cheat noyau doit couper.

La machine que Riot récompense, c'est une machine saine. Système à jour, protections allumées, pilotes propres : c'est aussi la base d'une image qui tient en teamfight. Tu peux prendre cette direction dès ce soir, sans rien risquer.

Tu veux le dessus, sans le ban ?

Je prépare ma machine

Mac, Linux, outils tiers : les portes que Riot a fermées

  • Mac. Quand Vanguard est arrivé sur PC, des tricheurs ont commencé à se faire passer pour des Mac. Riot a répondu avec le patch 25.S1.2, en janvier 2025 : une version de Vanguard intégrée au client Mac, active dès les premières semaines de février. Rien à installer.
  • Linux. LoL ne se lance plus sous Linux depuis Vanguard. Riot a jugé impossible d'y vérifier l'état du système au démarrage, et comptait alors un peu plus de 800 joueurs concernés.
  • Outils tiers. Riot promet de casser délibérément, et aussi souvent que possible, les outils qui lisent la mémoire du client au lieu de passer par l'API officielle. Les logiciels qui tentent d'ouvrir le processus de LoL sont bloqués, ce qui peut même causer des chutes d'images chez toi.

Retiens surtout ceci : aucun tutoriel promettant des images en plus ne doit te faire désactiver le TPM, le démarrage sécurisé, l'intégrité de la mémoire ou l'IOMMU. Le premier, et LoL refuse de démarrer sous Windows 11. Les autres, et tu perds le mode à la demande, quand tu n'attires pas une restriction.

Un dernier mot sur les cartes DMA, le cheat matériel le plus cher. En mai 2026, une mise à jour de Vanguard a rendu ces cartes inutilisables, et Riot a démenti tout « brick » de PC : sa déclaration ne parlait que de Valorant. Sur LoL, on l'a vu plus haut, elles valent de toute façon peu de chose.

Boost, compte acheté, compte partagé : la triche sans logiciel

Cette partie concerne beaucoup plus de joueurs que le script, et le contrat de Riot la range bien dans la triche : jouer sur le compte d'un autre, ou « améliorer » un rang, figure dans la même liste que les hacks. Riot en a fait sa priorité depuis 2025.

Les définitions sont publiées. Le boosting, c'est jouer sur un compte qui n'est pas le sien pour gonfler son MMR. Le hitchhiking, c'est se faire porter en file par un booster. Le compte acheté ou botté, c'est tout compte qui n'a pas été monté et utilisé par un seul joueur.

Le grand ménage a commencé avec le patch 25.18, le 9 septembre 2025. Le 6 octobre, Riot annonçait 400 000 comptes bannis après usage en classé, 1,5 million de comptes revendus et 2,5 millions qui attendaient encore preneur. Près de 4,4 millions de comptes au total. Le marché du compte LoL n'a pas été gêné, il a été démonté.

Le 17 septembre 2026, Koskinas a donné la suite. Le système anti-boost de Vanguard, lancé discrètement sur LoL en septembre 2025, est passé à Valorant après un an de test. Il repère le compte qui disparaît d'un endroit, réapparaît ailleurs et se met à écraser ses adversaires.

Non, Riot n'a pas « banni 300 000 tricheurs ». Le chiffre qui a tourné dans la presse en septembre 2026 vaut 296 416 comptes, sanctionnés pour manipulation du classement depuis fin 2025, LoL et Valorant confondus. Ce sont des clients de boost et des comptes achetés, pas des scripteurs. Les bans pour script se comptent à part.

Les sanctions suivent un barème : 3 jours, puis 14 jours, puis ban définitif pour le compte boosté comme pour le booster, LP et MMR annulés, honneur ramené au niveau 1 ou 2, récompenses de saison retirées. Un compte acheté, lui, est banni pour de bon.

Ton compte secondaire légitime, lui, ne risque rien

Autant le dire clairement, parce que l'annonce a fait paniquer beaucoup de joueurs honnêtes. D'après Riot, environ 9 % des comptes joués chaque jour en classé sont des comptes secondaires, et plus de 70 % des joueurs en ont au moins un. La moitié n'ont rien de malveillant.

Les conditions publiées : tu l'as créé toi-même, monté toi-même, tu ne l'as pas acheté, tu ne le partages pas, tu joues tes parties de placement sérieusement et tu ne t'en sers pas pour manipuler le classement. Le seul cas qui bascule, c'est le compte qui devient un outil : acheté, prêté, ou utilisé pour tester ce qu'on n'oserait pas sur le principal.

Dix millions de dollars, et ce que Riot attaque en justice

Dernier étage du décor, celui que les vendeurs ne mettent jamais en vitrine : le tribunal. Riot a porté le combat sur ce terrain bien avant Vanguard, et les deux affaires les plus parlantes concernent précisément LoL.

  • LeagueSharp, 2017. Une plateforme de scripts à 15 dollars par mois, doublée d'un service de bots. La plainte déposée en août 2016 s'est conclue début 2017 : 10 millions de dollars accordés à Riot, et les sites de LeagueSharp placés sous son contrôle.
  • EloBuddy, 2017. Une autre plateforme de scripts LoL, montant non divulgué. Son propriétaire l'a écrit lui-même, en anglais : « nous n'avons pas obtenu gain de cause et il nous a été ordonné de cesser nos activités ».

Note qui a payé : le vendeur, pas les clients. Mais chaque client a perdu son abonnement du jour au lendemain. Riot précisait en 2024 que, depuis Vanguard, peu de développeurs tiennent assez longtemps pour justifier un procès. Aujourd'hui, la majorité de ses efforts juridiques visent autre chose : les publicités pour des logiciels malveillants déguisés en aimbot.

Quand tu paies un abonnement de triche, tu finances donc une activité qui viole le contrat d'un éditeur qui a déjà gagné ce match, deux fois. Pour l'angle pénal, on renvoie à notre dossier PUBG, où l'on détaille la loi coréenne sur les cheats : elle vise les vendeurs, et ne s'applique pas à un joueur français.

Le script te donne la mécanique. Il ne te donne pas la partie.

Voilà l'argument que je trouve le plus solide du dossier, et il n'a rien à voir avec le ban. Sur un jeu de tir, un aimbot est presque une machine à gagner, parce que la visée y est la compétence centrale. Sur un MOBA, non, et c'est là que le marché du script vend un mensonge par omission.

Riot l'a mesuré en 2020. Parmi toutes les parties jouées par des tricheurs, 72,8 % l'étaient sur un ADC, parce que le kite à l'image près est ce qu'un script automatise le mieux. En 2019, une Kalista scriptée gagnait 19,3 % de parties en plus qu'une Kalista normale, et le tireur tricheur moyen 9,9 % de plus.

Un script League of Legends automatise le dernier coup, le kite, l'esquive, les skillshots et les combos, mais ne prend en charge ni la vision, ni les objectifs, ni la gestion des vagues, ni les rotations, ni la gestion du tilt
Deux colonnes. Le script achète toute celle de gauche, et n'a rien à dire sur celle de droite.

Regarde maintenant ce qui décide une partie de League of Legends. Où tu poses ta vision, et quand. Si tu contestes ce dragon ou si tu prends la vague d'en face. Quand tu tournes, et quand tu attends. Aucune de ces décisions n'est dans un script.

Riot en tirait déjà la conclusion en 2020 : la plupart des nouveaux comptes scriptés sont bannis si vite qu'ils ne sortent jamais de l'Argent. En 2024, l'équipe ajoutait que les tricheurs ont du mal à garder leurs comptes en Diamant, et que les cheats « externes », ceux qui lisent l'écran au lieu de la mémoire, ne sont tout simplement pas très bons.

Le paradoxe cruel : un script te donne des mains de joueur pro et te laisse la lecture de jeu que tu avais hier. Tu gagnes tes duels, tu perds tes parties, et tu montes là où la macro des autres te dépasse. Bonne nouvelle, en revanche : si tu perds tes classées, la mécanique n'est probablement pas ton premier problème.

Tu veux l'effet, pas le fichier.

Ce que tu cherchais en tapant « script », c'est voir avant lui et cliquer avant lui. La lecture de carte se travaille. Le reste se règle : sur PC, SENSOBOOST note ta machine et corrige ce qui te coûte des images, des millisecondes ou de la lisibilité. Sur console et mobile, il te guide réglage par réglage.

Tu veux les voir avant eux ?

Je m'en sers ce soir
Un clic pour appliquer, un clic pour tout remettre comme avant. Avant/après visible.

Il scripte, ou il est juste meilleur ?

L'autre moitié des recherches sur les cheats LoL vient de joueurs qui pensent s'être fait tricher dessus. Autant traiter la question sérieusement, parce que les joueurs se trompent beaucoup, et c'est encore Riot qui l'a mesuré.

En 2019, 4,5 % des parties classées contenaient au moins un signalement pour « outils tiers », alors que le scripting réel restait sous 0,25 %. Fais le calcul : pour une partie avec un vrai scripteur, au moins dix-huit parties recevaient un signalement de triche. Les Xerath honnêtes en savent quelque chose : champion emblématique des scripteurs, il est aussi l'un des plus accusés à tort.

Riot ajoutait que la précision des signalements monte avec le rang. Plus tu es bon, mieux tu repères. Voilà les signaux qui reviennent, du plus au moins fiable :

  • Une esquive qui ne rate jamais, y compris sur des sorts lancés depuis le brouillard, avec ce mouvement saccadé et perpendiculaire que Riot décrit.
  • Une réaction plus rapide que l'animation adverse, avant que le sort soit lisible à l'écran.
  • Vingt minutes sans une erreur d'exécution, y compris dans les combats confus où tout le monde en fait.
  • Un sort lancé pile sur une cible cachée dans le brouillard, sans aucune information à l'écran : la signature d'un maphack.
  • Une exécution parfaite et des décisions de débutant. C'est souvent le meilleur indice.

Maintenant les précautions. Un très bon joueur sur son champion produit quelque chose de très proche, et le lancement rapide des sorts, réglage officiel, supprime un clic par sort. Chez les pros, les réglages de souris médians relevés par ProSettings sont d'ailleurs les valeurs par défaut : il n'y a pas de réglage secret.

Et la latence brouille tout. Ce que tu vois n'est pas ce que le serveur a arbitré : si ta ligne ajoute du retard, l'adversaire semble réagir avant toi alors qu'il a joué sur une image plus fraîche. On l'explique dans le guide PC qui lag.

Le bon réflexe : signale en fin de partie, catégorie « Triche (programmes tiers non approuvés) », puis passe à autre chose. Si le tricheur est confirmé, Riot te rend les LP perdus dans cette partie depuis le patch 25.6. Et statistiquement, avec environ 0,7 % de parties classées touchées, la défaite que tu viens de prendre s'est probablement jouée ailleurs.

Compte déjà tombé : le tri entre vrai et faux espoir

Si tu lis cette page après l'écran de bannissement pour script ou pour triche, voilà le tri honnête entre ce qui peut aboutir et ce qui aggrave.

  1. Identifie le motif exact. Il s'affiche à la connexion. Une suspension de comportement, une sanction de boost, un ban pour script et un ban matériel ne se traitent pas pareil, et la FAQ officielle des suspensions détaille chaque cas.
  2. L'appel sert à corriger une erreur, rien d'autre. Un seul canal, le ticket au support, en choisissant « Discuter d'une suspension, d'un bannissement ou d'une restriction personnelle ». Il vaut la peine si ton compte a été piraté ou si tu penses à un faux positif, moins d'un ban sur 10 000 d'après Riot. Si le script a tourné, l'insistance ne change rien : la sanction « ne sera pas révoquée ».
  3. Demande le temps restant d'un ban matériel. Le support te le donne. Attendre quatre mois au plus coûte moins cher qu'un spoofer, qui reste un contournement de sanction.
  4. Ne rachète pas de compte, n'emprunte pas celui d'un proche. Depuis le 19 novembre 2025, tu risques d'emporter avec toi le compte que tu voulais protéger, et un PC banni suspend aussi le compte qui s'y connecte.
  5. Nettoie la machine, sérieusement. Désinstalle scripts, injecteurs et spoofers, change tes mots de passe depuis un appareil sain, active la double authentification. Un fichier de triche a eu les droits administrateur : pars du principe qu'il ne t'a pas demandé la permission pour le reste.

Si tu rejoues un jour, ce sera sous un anti-triche qui exige une machine saine. Autant la préparer maintenant : c'est la seule étape de cette liste qui te rend meilleur au lieu de te rendre discret.

Voilà la question honnête : en quoi un logiciel d'optimisation est-il différent d'un script ? La réponse n'est pas un slogan, elle est technique. Un script agit dans le jeu. SENSOBOOST agit autour du jeu, sur ta machine.

Comparaison technique entre un script League of Legends et SENSOBOOST
Ce que fait l'outilUn script LoLSENSOBOOST
S'injecte dans le processus du jeuOuiNon
Lit la mémoire de League of LegendsOuiNon
Modifie des fichiers du jeuSouventNon
Lance des sorts ou déplace ton champion à ta placeOuiNon
Révèle ce que le brouillard doit cacherC'est le butNon
Charge un pilote dans le noyau de WindowsSouventNon
Réglages visibles et réversiblesNonOui

C'est précisément le périmètre de SENSOBOOST : il analyse la machine, applique ses réglages côté Windows, affichage, audio, réseau et périphériques, et note la valeur d'origine de chaque paramètre pour pouvoir tout remettre en place. Le détail est sur la page du logiciel.

Il ne touche pas aux fichiers de LoL, ne lit pas sa mémoire, ne s'injecte dans aucun processus et n'automatise aucune action en jeu. Rien, dans son fonctionnement, ne ressemble à ce que l'article 7.1 interdit. Et il ne coupe jamais le TPM, le démarrage sécurisé ni les protections mémoire.

Onglet « Plus fluide » du logiciel SENSOBOOST : stabilisation des FPS et de la latence côté Windows avant une session de League of Legends, sans toucher au client du jeu
L'onglet « Plus fluide » travaille côté Windows, et chaque réglage revient à sa valeur d'origine en un clic. Le client de LoL n'est jamais ouvert.

Tu joues à Wild Rift sur téléphone ou tablette ?

La question revient souvent, et la réponse est nette. Wild Rift a lui aussi son Vanguard, une version intégrée au jeu, que Riot citait dès 2024 parmi ses déploiements. Tout ce qui promet un script mobile sans compromettre l'appareil est un piège à identifiants Riot.

SENSOBOOST couvre ces supports par des réglages guidés pour mobile et tablette : tu lances le Companion depuis ton ordinateur, tu t'y connectes avec ton téléphone ou ta tablette, et tu suis les étapes. Rien n'est installé sur l'appareil, aucun root, aucun firmware modifié.

Une honnêteté qui nous distingue des pages de scripts : aucun gain chiffré ne t'est promis ici. Le résultat dépend de ta machine, de son état et de tes jeux. Ce qui est garanti, c'est le périmètre : tout se passe en dehors du client, tout est réversible, et rien de ce que tu configures ne peut t'être confisqué par un écran rouge.

La limite, comme sur toutes les pages de cette série : personne d'extérieur ne parle au nom de Riot, et c'est sa documentation qui tranche. Le détail de notre méthode est sur notre page risques du cheat.

FAQ : cheats, scripts, Vanguard et bans sur League of Legends

Un script LoL « indétectable », ça existe vraiment ?

Les chiffres publiés par Riot disent le contraire. Le nombre de parties qu'un scripteur joue avant d'être sanctionné est passé de plus de 45 à moins de 10 avec Vanguard, et ce petit délai est surtout volontaire. Un seul pic de l'été 2024 a vu 35 000 scripteurs bannis en moins de 48 heures.

« Indétectable » décrit au mieux un sursis de quelques parties, vendu à l'abonnement par quelqu'un qui ne remboursera pas ton compte.

Pourquoi mon script fonctionne encore si Riot détecte tout ?

Parce que détecter et sanctionner sont deux choses différentes, et Riot l'écrit depuis 2020 : elle a volontairement épargné plus longtemps certains scripteurs, en taisant le moment de leur détection, pour ralentir la course aux armements.

Phillip Koskinas, qui dirige l'anti-triche de Riot, l'a résumé à TechCrunch en mai 2025 : pour que la triche reste bête, on bannit plus lentement. Un script qui tient depuis une semaine ne prouve donc rien.

Vanguard peut-il bannir mon PC et pas seulement mon compte ?

Oui. Les premiers bannissements matériels de l'histoire de LoL sont tombés vers la mi-mai 2024, deux semaines après l'arrivée de Vanguard. Un PC banni affiche l'erreur VAN 152, et un autre compte qui s'y connecte est suspendu à son tour.

Le 2 octobre 2026, le responsable de l'anti-triche de Riot a précisé qu'un ban matériel dure quatre mois au maximum, et ne vaut que pour le jeu où la triche a été détectée. Le support donne le temps restant sur demande.

J'ai acheté un PC ou un processeur d'occasion : peut-il être déjà banni ?

C'est possible. En octobre 2026, un joueur a raconté avoir été expulsé de Valorant dès le premier lancement avec un Ryzen d'occasion dont l'ancien propriétaire trichait. Riot classe ce cas parmi les bans qu'elle peut annuler : un compte bloqué pour avoir acheté ou emprunté du matériel déjà banni.

Si ça t'arrive, ouvre un ticket au support plutôt que de créer un autre compte, qui serait suspendu à son tour.

Mon smurf peut-il tomber avec mon compte principal ?

Oui. Depuis le 19 novembre 2025 et le patch 25.23, Riot relie les comptes d'un même joueur à partir de données matérielles et comportementales. Les pénalités imposées à un compte peuvent alors s'appliquer à tous ceux que Riot sait appartenir à la même personne.

Toutes les sanctions sont concernées, du délai de file au ban. Le compte poubelle, pour tester un script, n'existe plus.

Combien de temps dure un ban pour scripting sur League of Legends ?

Pour l'usage de programmes tiers non autorisés, la sanction type est la fermeture définitive du compte, sur la base de l'article 7.1 des conditions d'utilisation. Un ban permanent sur ce compte, donc un ban à vie.

Les suspensions à durée limitée concernent surtout le comportement et le boost. Le ban matériel, lui, peut bloquer le PC jusqu'à quatre mois en plus.

Je perds mes skins et mes RP si mon compte est banni ?

Oui. L'article 2.3 des conditions d'utilisation précise qu'un compte résilié perd l'accès à ses données et à ses produits virtuels, monnaie du jeu comprise, sans remboursement en cas de faute.

Les articles 4.3 et 4.4 rappellent que tes skins sont une licence révocable, sans valeur monétaire, sur laquelle tu ne possèdes aucun droit. Dix ans de collection peuvent disparaître pour un abonnement à quinze dollars.

Peut-on faire appel d'un ban League of Legends ?

Oui, par un ticket au support de Riot, et c'est le seul canal. Il sert à corriger une erreur : compte piraté, faux positif, sanction mal appliquée. Riot chiffre les vrais faux positifs à moins d'un ban sur 10 000, levés en moyenne en moins de 72 heures.

Pour une triche réelle, la page d'aide est claire : les sanctions attribuées correctement ne sont jamais révoquées.

Je risque quelque chose si c'est mon pote qui script ?

Oui, et la sanction est lourde. Le barème publié par Riot en octobre 2025 prévoit une suspension de 6 mois pour jouer en duo avec un tricheur attesté.

Croiser un tricheur au hasard d'une file solo ne te met pas en cause, et Riot te rend même les LP perdus dans cette partie depuis le patch 25.6. Accepter son invitation en connaissant son script, c'est autre chose.

Le boost elo est-il vraiment sanctionné sur LoL ?

Oui, et à grande échelle. Riot définit le boosting comme le fait de jouer sur un compte qui n'est pas le sien pour gonfler son MMR, et applique un barème : 3 jours, puis 14 jours, puis ban définitif, pour le booster comme pour le compte boosté.

S'y ajoutent l'honneur ramené au niveau 1 ou 2, la perte des récompenses de saison et l'annulation de tous les LP et du MMR gagnés. Tu paies pour un rang qui t'est repris.

J'ai acheté mon compte il y a longtemps, je risque quoi ?

Riot dit vouloir épargner le joueur qui a acheté un compte il y a longtemps, en a fait son compte principal et se comporte bien depuis. Celui qui tourne sur plusieurs comptes achetés est en revanche nettement plus exposé.

L'éditeur a banni 400 000 comptes utilisés en classé, 1,5 million de comptes revendus et 2,5 millions en attente de vente. Et depuis la liaison des comptes, acheter un compte peut mettre tous les autres en danger.

Mon compte secondaire personnel est-il en danger ?

Non, tant qu'il reste vraiment le tien. Riot publie les conditions : l'avoir créé toi-même, l'avoir monté toi-même, ne pas l'avoir acheté, ne pas le partager, jouer tes placements sérieusement et ne pas t'en servir pour manipuler le classement.

D'après Riot, plus de 70 % des joueurs ont au moins un compte secondaire, et la moitié de ces comptes n'ont rien de malveillant.

Ça ressemble à quoi, un wallhack sur League of Legends ?

Sur un MOBA, le mur s'appelle le brouillard de guerre. Un wallhack League of Legends, souvent vendu sous le nom de maphack, affiche ce que ce brouillard doit cacher : positions ennemies, wards, timers de jungle.

Sa portée est limitée, parce que le serveur garde la position des ennemis tant que ton client n'en a pas besoin. Riot juge même la carte DMA, outil de wallhack par excellence, peu utile sur LoL. Le principe général est sur notre page consacrée au wallhack.

Et un aimbot sur League of Legends, concrètement ?

C'est le module de prédiction : le programme calcule la trajectoire de ta cible et lance le sort là où elle sera, pas là où elle est. Sur un jeu de skillshots, c'est l'équivalent d'un aimbot de jeu de tir.

Combiné à un orbwalker et à un evade, le module d'esquive automatique, il donne ces profils autour de 80 % de victoires que Riot citait en 2024. Même famille que l'aimbot des FPS, même clause du contrat, même sanction.

C'est quoi un orbwalker, et pourquoi c'est le module le plus vendu ?

Un orbwalker automatise l'espacement entre les attaques et les déplacements, ce que les joueurs appellent le kite. Il attaque au bon moment, repart au bon moment, et ne rate jamais la fenêtre.

C'est le module roi parce que c'est le geste le plus long à maîtriser à la main. Riot mesurait en 2020 que 72,8 % des parties jouées par des tricheurs l'étaient sur un ADC, le rôle qui kite le plus.

Existe-t-il un hack LoL pour avoir des RP ou du LP gratuits ?

Non. Sur LoL, le serveur simule toute la partie et tient les comptes : RP, essences et LP n'existent pas dans ton client, donc aucun programme local ne peut les créer.

Un « générateur de RP » ou un « hack de LP infini » ne peut viser qu'une chose, tes identifiants. C'est exactement le butin dont les tricheurs ont besoin pour leur prochaine série de parties.

Les bots de leveling font-ils bannir ?

Massivement. Les bots sont nommés dans l'article 7.1, et Riot a supprimé 3,5 millions de comptes de bots invendus juste après l'arrivée de Vanguard. Les heures de jeu des bots sont passées de plus d'un million par jour à moins de 5 000.

La vague de 2025 a poussé plus loin, en visant les comptes bottés déjà vendus. Acheter un compte monté par un bot, c'est acheter un compte déjà en sursis.

Un script LoL gratuit, c'est dangereux ?

Oui. Le 29 octobre 2026, des trois dépôts GitHub de « cheats LoL » classés par Google, aucun ne fournissait un cheat à jour : le seul qui contenait du code datait de 2022, et un autre ne contenait qu'un renvoi vers un autre site. Acronis a recensé en mars 2026 des centaines de faux dépôts de ce type, souvent porteurs de voleurs de données.

Pendant les Worlds 2024, de fausses pages de téléchargement de LoL diffusaient déjà Lumma Stealer. Le détail des risques est sur notre page risques du cheat.

Les sites de boosting sont-ils sûrs pour mes identifiants ?

Un chercheur en sécurité s'est penché sur eux en 2022 : des failles qui permettaient de lire les commandes des autres clients, et plus de 4 000 comptes Riot repérés comme fuités.

Le problème est structurel : pour être boosté, tu confies tes identifiants à un site anonyme, qui les garde. Tu n'achètes pas un rang, tu loues une fuite, et ton compte finit de toute façon sanctionné.

Vanguard tourne-t-il en permanence sur mon PC ?

Par défaut, le pilote se charge au démarrage de Windows. Riot précise que rien ne l'appelle et qu'il n'a aucune connexion réseau tant que tu n'ouvres pas un de ses jeux. Si tu le coupes, un redémarrage est nécessaire avant de rejouer.

Depuis le 24 juin 2026, les PC qui passent le contrôle Pre-Check, Windows 11 25H2, démarrage sécurisé, TPM 2.0, intégrité de la mémoire et IOMMU, peuvent ne lancer Vanguard qu'avec le jeu.

League of Legends exige-t-il Secure Boot et TPM 2.0 ?

Le TPM 2.0, oui, sous Windows 11 : sans lui, Vanguard affiche l'erreur VAN 9001. Le démarrage sécurisé, non, pas pour tous les joueurs : Riot écrit en juin 2026 que LoL ne l'exige pas, contrairement à Valorant, et que les bootkits y sont donc plus répandus.

Depuis octobre 2025, Vanguard peut toutefois l'exiger d'un PC jugé suspect, avec une erreur VAN: RESTRICTION qui dit quoi activer.

Peut-on tricher sur LoL depuis un Mac ou sous Linux ?

Sur Mac, Vanguard est intégré au client depuis le patch 25.S1.2, en janvier 2025, justement parce que des tricheurs se faisaient passer pour des Mac. Il n'y a rien à installer, et rien à contourner non plus.

Sous Linux, LoL ne se lance plus du tout depuis Vanguard : Riot a jugé impossible d'y vérifier l'état du système au démarrage.

Riot rend-il les LP perdus contre un scripteur ?

Oui, depuis le patch 25.6 de 2025. Quand Vanguard confirme qu'un tricheur était dans ta partie, Riot rembourse les LP que tu y as perdus.

C'est une raison de plus de signaler en fin de partie plutôt que de te venger dans le chat : le signalement alimente la détection, et la détection te rend tes points.

Comment savoir si un adversaire scripte, et comment le signaler ?

Les signaux les plus parlants ne sont pas dans la visée : une esquive qui ne rate jamais, des réactions plus rapides que l'animation adverse, vingt minutes sans erreur, et surtout une exécution parfaite avec des décisions de débutant.

Méfie-toi de ton instinct : en 2019, 4,5 % des parties classées recevaient un signalement de triche, pour moins de 0,25 % de parties avec un vrai scripteur. Signale en fin de partie, catégorie triche, puis passe à autre chose.

Puis-je rejouer sur un nouveau compte après un ban ?

Créer un compte pour contourner une sanction est une violation en soi. Et depuis les bans matériels et la liaison des comptes, c'est souvent sans objet : si le PC est marqué, le nouveau compte est suspendu avec lui.

Riot a même essayé la seconde chance, contre des lettres d'excuses : 91 % des comptes débannis ont été rebannis pour script dans les six mois.

Un VPN peut-il me faire échapper à un ban League of Legends ?

Non. Le VPN agit sur le trajet de tes paquets, pas sur ce que Riot sanctionne. La mesure porte sur ton compte, et peut aussi viser ton PC à travers des identifiants matériels comme la puce TPM.

Riot ne relie pas non plus les comptes sur la seule adresse IP : elle croise des signaux matériels et de comportement. Et ouvrir un compte pour esquiver une sanction est déjà une faute.

Que risque celui qui vend des scripts League of Legends ?

Le précédent existe et il est lourd. Poursuivie par Riot, la plateforme de scripts LeagueSharp a dû verser 10 millions de dollars début 2017, et ses sites sont passés sous le contrôle de l'éditeur. La même année, EloBuddy fermait à son tour après avoir perdu en justice.

Aujourd'hui, Riot dit consacrer l'essentiel de ses efforts juridiques aux publicités pour des logiciels malveillants déguisés en aimbot.

Un logiciel d'optimisation peut-il me faire bannir de LoL ?

L'article 7.1 vise une liste précise de programmes tiers non autorisés qui interagissent avec les services de Riot : mods, hacks, logiciels de triche, scripts, bots, entraîneurs et programmes d'automatisation. Régler Windows, l'affichage, l'audio ou le réseau n'en fait pas partie.

SENSOBOOST reste hors de cette liste : aucun pilote dans le noyau, rien d'accroché au processus de LoL, aucune action à ta place. La parole officielle appartient à Riot seule.

Parent : j'ai trouvé un script LoL sur le PC de mon ado. Quelles sont les priorités ?

Commence par les comptes, et pas depuis la machine touchée : mots de passe importants changés, double authentification posée sur le compte Riot. Fais analyser le PC dans la foulée, parce qu'un faux script est avant tout un voleur d'identifiants.

Ensuite, parle sanctions plutôt que morale : le compte fermé avec ses skins, le PC bloqué sur LoL jusqu'à quatre mois pour toute la famille, et six mois de suspension pour les copains en duo. Cette page est faite pour être lue à deux.

Riot a fermé la porte du noyau. La tienne reste grande ouverte.

Le pilote au démarrage, le TPM, les bans matériels, les comptes reliés entre eux : tout ce verrouillage vise une seule zone, l'intérieur du jeu. La zone extérieure, ta souris, ton système, ton écran, ta ligne, n'appartient qu'à toi. C'est là que se construit le seul avantage que personne ne peut te retirer.

Tu cherches encore un cheat ?

Je veux le dessus
Aucun fichier de LoL ouvert, aucune injection, aucune action automatisée. Tout est réversible.

Les autres jeux ont leurs propres règles, et la série les documente une par une : sur Counter-Strike, le ban VAC qui ne se discute pas ; sur Overwatch, le million de comptes fermés par Blizzard ; sur Warzone, l'anti-triche qui joue avec le tricheur avant de le bannir. Fortnite, Apex Legends et PUBG ont aussi leur dossier dans la série complète.

Carte récapitulative du dossier cheat League of Legends : moins de dix parties avant la sanction, ban matériel de quatre mois au plus sur le jeu concerné, et comptes reliés entre eux depuis le 19 novembre 2025
Le dossier League of Legends en une image.

Méthode : les statistiques de triche, de bans et de faux positifs viennent des articles publiés par l'équipe anti-triche de Riot en mai 2020, avril et août 2024, juin et septembre 2026, lus en version originale et, quand elle existe, en version française. Ce sont des annonces de l'éditeur, pas des mesures indépendantes.

Les clauses citées viennent des conditions d'utilisation de Riot en français, version du 1er décembre 2024, et des pages d'aide françaises. La durée du ban matériel vient de la déclaration de Phillip Koskinas du 2 octobre 2026, confrontée à la page d'aide sur les bans HWID.

Les dépôts GitHub ont été examinés le 29 octobre 2026 par l'interface publique de GitHub : métadonnées et listes de fichiers, archive listée sans être extraite, rien d'exécuté. Le rapport « au moins dix-huit signalements pour un vrai scripteur » est notre calcul sur les chiffres de 2019 de Riot.

Aucun gain de performance n'est promis nulle part sur cette page : le résultat d'une optimisation dépend entièrement de la machine concernée.

Sources & références