Cheat League of Legends : le script coûte le compte, la récidive engage ton PC.
Pendant des années, LoL a été le paradis des scripteurs : pas d'anticheat au noyau, des plateformes de scripts vendues à l'abonnement, et un taux de triche que Riot a fini par chiffrer publiquement. Puis Vanguard est arrivé sur le jeu, et tout ce que ce dossier raconte vient de là : des publications de Riot, de ses conditions d'utilisation et de la presse spécialisée, avec chaque source datée et liée en bas de page.
Mis à jour le 8 août 2026.
Tu veux carry sans risquer ton compte ? Regarde la voie légale
La réponse courte tient en deux temps. Un : utiliser un script, un bot ou tout programme tiers non autorisé viole l'article 7.1 des conditions d'utilisation de Riot, et le compte peut être résilié avec tout ce qu'il contient, RP et skins compris.
Deux, et c'est le point que la plupart des joueurs n'ont pas encore intégré : depuis l'arrivée de Vanguard sur LoL, la sanction ne s'arrête plus au compte. Riot prononce des bannissements matériels, une première dans l'histoire du jeu, et un nouveau compte lancé sur la même machine retombe.
Il n'existe donc plus de scénario où tu « reprends un smurf et tu oublies ». Le smurf hérite du dossier.
- 175 000+comptes bannis pour triche dans les quatre premiers mois de Vanguard sur LoL, selon Riot.
- < 10 partiesc'est le temps moyen dont dispose un scripteur avant la sanction, contre plus de 45 avant.
- Matérielles premiers bans visant la machine elle-même sont tombés un mois après le déploiement.
- 0 rachatun compte résilié pour triche perd ses RP et ses skins, sans remboursement, contrat à l'appui.
Sommaire
- Un pilote au niveau du noyau depuis le patch 14.9
- Scripts, aimbot, wallhack : la traduction LoL de chaque mot
- Ce que dit le contrat quand tu te fais prendre
- La récidive matérielle : le ban qui survit à ton compte
- Avant et après Vanguard, dans les chiffres de Riot
- Le « script gratuit », payé en mots de passe
- Dix millions de dollars pour un vendeur de scripts
- Compte déjà tombé : le tri entre vrai et faux espoir
- Ce qui reste à gagner sans toucher au client du jeu
- Vanguard, scripts et bans : la FAQ
- Sources & références
Un pilote au niveau du noyau depuis le patch 14.9
Longtemps, l'anticheat de LoL s'appelait Packman, un système maison que Riot a exploité pendant environ six ans et qui laissait au scripteur moyen une belle marge : l'éditeur reconnaît lui-même qu'un tricheur pouvait enchaîner plus de 45 parties avant d'être sanctionné. Ce monde-là s'est refermé avec le patch 14.9, quand Vanguard, l'anticheat déjà en service sur Valorant, a été déployé sur League of Legends pour toutes les régions.
Concrètement, Vanguard repose sur un pilote en mode noyau, c'est-à-dire un composant qui se charge au démarrage de Windows, avant les programmes classiques, et qui vérifie que la machine démarre dans un état de confiance.
Riot l'assume noir sur blanc dans son article de présentation : le pilote se lance avec le système, reste passif tant que tu ne joues pas, et si tu le désactives, il faudra redémarrer le PC pour pouvoir relancer une partie.
Sous Windows 11, il exige en plus que TPM 2.0 et le Secure Boot soient activés, faute de quoi le jeu refuse de se lancer avec les erreurs VAN9001 et VAN9003 documentées par le support.
Deux évolutions récentes complètent le tableau, et elles vont dans deux directions opposées.
- Contre le matériel de triche, le ton s'est durci. En mai 2026, une mise à jour de Vanguard s'est attaquée aux cartes DMA, ces boîtiers qui lisent la mémoire du jeu depuis une seconde machine, en s'appuyant sur l'IOMMU du système. Riot a publié sur X une photo de cartes neutralisées en parlant de « presse-papiers à 6 000 dollars », et la presse spécialisée a couvert l'épisode en détail.
- Pour les joueurs propres, le pilote s'est fait plus discret. Depuis juin 2026, Vanguard On-Demand permet, sur les machines qui passent un contrôle de sécurité complet (Windows 11 25H2, Secure Boot, TPM 2.0, VBS avec HVCI et IOMMU), de ne charger le pilote qu'au lancement de LoL ou de Valorant au lieu du démarrage du système. C'est optionnel, et Riot estime qu'environ 35 % des joueurs remplissent déjà les conditions.
Retiens la logique d'ensemble : le contrôle se déplace vers le matériel et le démarrage de la machine, exactement là où les cheats League of Legends prétendaient se cacher.
Note ce que cette liste d'exigences dit en creux : Secure Boot, TPM, pilotes signés, système à jour. La machine que Riot récompense d'un pilote plus discret est une machine saine et bien configurée. C'est une direction que tu peux prendre dès aujourd'hui, sans rien risquer, et c'est la seule qui améliore aussi tes parties.
Voir ce que ça donne côté réglagesScripts, aimbot, wallhack : la traduction LoL de chaque mot
Les recherches « hack League of Legends » ou « aimbot League of Legends » utilisent un vocabulaire venu des FPS, mais sur LoL ces mots recouvrent des choses précises, et presque toutes passent par le même canal : des plateformes de scripts qui lisent l'état du jeu et automatisent tes actions. Voici la correspondance, famille par famille, avec ce que le contrat de Riot prévoit dans chaque cas.
| Le mot de l'annonce | Ce que ça fait vraiment sur LoL | Ce que prévoient les textes de Riot |
|---|---|---|
| Script, orbwalker | Espacement automatique des attaques et des déplacements, kite parfait sans apprentissage | Programme tiers non autorisé, article 7.1 : sanction jusqu'à la résiliation du compte |
| Aimbot LoL | Skillshots calculés par la machine : la trajectoire part là où ta cible sera, pas là où elle est | Même clause, même barème : c'est un script de visée, donc un programme interdit |
| Evade, dodge script | Esquive automatique des projectiles adverses, réflexes remplacés par du calcul | Programme tiers non autorisé, sanction identique |
| Wallhack LoL, maphack | Révéler ce que le brouillard de guerre doit cacher : positions, cooldowns, jungle adverse | Le brouillard est gardé côté serveur pour l'essentiel, et l'affichage d'informations non prévues reste un programme interdit |
| Zoomhack | Dézoomer au-delà de la limite du client pour voir plus de terrain | Modification du client : interdite par les mêmes clauses |
| Bot de leveling | Des comptes montés en automatique, souvent pour être revendus | Les bots sont cités nommément dans l'article 7.1 ; Riot a nettoyé 3,5 millions de comptes de bots après Vanguard |
| Boosting, compte acheté | Un rang qui ne correspond pas à ton niveau, un matchmaking faussé pour tout le monde | Interdits par les règles du jeu, sanctions sur le compte et la saison classée |
Si tu veux comprendre la mécanique interne de ces outils, on les a démontés ailleurs, hors de tout jeu précis : ce qu'est un aimbot, ce qu'est un wallhack et ce qu'est un triggerbot.
Un aimbot League of Legends ou un wallhack League of Legends ne sont, au fond, que des modules d'une même plateforme de scripts : la version LoL de ces idées s'appelle simplement « script », et c'est le mot que Riot emploie dans ses propres statistiques.
Une donnée qui explique tout le marché : Riot estime qu'un script bien réglé atteint environ 80 % de taux de victoire en classé. C'est pour ça que les hacks League of Legends se vendent à l'abonnement depuis des années, et c'est aussi pour ça que l'éditeur a fini par sortir l'artillerie du noyau.
Ce que dit le contrat quand tu te fais prendre
Sur LoL, la sanction n'est pas une légende de forum, elle est écrite dans les conditions d'utilisation de Riot, les mêmes que tu as acceptées en créant ton compte. Trois clauses font tout le travail.
- L'interdiction est large et nominative. L'article 7.1 interdit l'usage de tout programme tiers non autorisé qui interagit avec les services Riot, et la liste cite expressément « mods, hacks, cheats, scripts, bots, trainers et programmes d'automatisation ». Il n'y a pas de zone grise pour un orbwalker ou un evade : ils cochent la définition mot pour mot.
- La résiliation emporte tout. L'article 2.3 précise qu'un compte résilié perd l'accès à toutes ses données et à tout son contenu virtuel, monnaie de jeu comprise. Et l'article 4.4 rappelle que tu n'as jamais été propriétaire de tes skins ni de tes RP : tu détenais une licence révocable. Il n'y a donc légalement rien à te rembourser.
- L'appel existe, mais pas pour négocier. La FAQ du support sur les suspensions et bannissements décrit un seul chemin, le ticket au support, et il sert à signaler une erreur, un compte compromis ou un faux positif. Aucune procédure de « seconde chance » n'est publiée pour une triche avérée.
Ajoute la vitesse à l'équation. D'après la rétrospective publiée par Riot, le nombre moyen de parties qu'un tricheur peut jouer avant la sanction est passé de plus de 45 à moins de 10. Un abonnement de script se rentabilise donc en heures, plus en saisons.
La récidive matérielle : le ban qui survit à ton compte
Voilà l'angle qui change tout, et il est récent à l'échelle de LoL. Pendant quinze ans, la punition maximale du jeu était la perte du compte, et la parade des tricheurs tenait en une phrase : un compte ne coûte rien, on en refait un. Vanguard a cassé cette arithmétique.
Autour de la mi-mai 2024, soit environ un mois après l'annonce du déploiement, Riot a commencé à prononcer les premiers bannissements matériels de l'histoire de League of Legends. Le principe : l'identifiant de la machine est associé à la sanction, et tant qu'il est marqué, les comptes qui s'y connectent ne retournent pas en partie.
La presse spécialisée, Dexerto en tête, a relevé un détail parlant : la vague a d'abord frappé le très haut du classement, Master et au-delà, là où les scripts font le plus de dégâts.
Le responsable anticheat de Riot, Phillip Koskinas, a publié les graphiques de l'époque : les sanctions matérielles y forment la deuxième catégorie la plus utilisée, juste derrière les détections logicielles. Ce n'est donc pas une menace théorique gardée pour les cas extrêmes, c'est un outil de routine.
Traduis-le en pratique : le prix d'un cheat League of Legends n'est plus le prix d'un compte. C'est ton PC qui devient le point de blocage, et aucun pseudo neuf n'y change rien.
Quant à l'idée de « changer une pièce pour tromper la détection », elle t'emmène vers les spoofers, c'est-à-dire un deuxième logiciel douteux à lancer avec des droits élevés pour réparer les dégâts du premier. Tu n'es plus en train de jouer, tu es en train de creuser.
Et pour la voie « matériel spécialisé », relis la section précédente : depuis mai 2026, Vanguard s'attaque frontalement aux cartes DMA via l'IOMMU, et Riot a publiquement ironisé sur le matériel neutralisé. L'escalade technique est un duel entre une entreprise de plusieurs milliers de personnes et toi. Ce duel a un favori.
Ton PC vaut mieux qu'une pièce à conviction.
Ce que tu cherches dans un script, c'est le kite propre, l'esquive au bon moment, le skillshot qui touche. Il existe une part de tout ça qui se joue dans ta machine et tes réglages, elle est parfaitement légale, et personne ne pourra jamais te la confisquer.
SENSOBOOST agit côté Windows et périphériques. Le client de LoL n'est ni lu, ni modifié, ni surveillé.Avant et après Vanguard, dans les chiffres de Riot
Ce qui rend le dossier LoL unique dans cette série, c'est que Riot a documenté l'ampleur de la triche avant de la frapper, puis a publié le bilan quatre mois plus tard. Les deux articles sont en ligne, datés, signés par l'équipe anticheat.
L'avant, d'abord, tel que l'éditeur l'a mesuré : jusqu'à une partie sur quinze dans le monde comptait un scripteur ou un bot, une sur cinq dans certaines régions, et plus de 10 % des parties au rang Master et au-dessus contenaient un tricheur.
L'après, ensuite, dans la rétrospective : plus de 175 000 comptes bannis pour triche en quatre mois, dont 35 000 scripteurs en moins de 48 heures lors d'un seul pic en juillet, un taux de scripting en classé passé sous 1 % pour la première fois en presque quatre ans, soit environ une partie classée sur deux cents, et des heures de jeu des bots effondrées de plus d'un million par jour à moins de cinq mille.
Riot donne aussi le chiffre qui répond à la peur du « ban injuste » : un taux de faux positifs inférieur à 0,01 %, moins d'un ban sur dix mille, corrigé en moyenne en moins de 72 heures.
Tu peux contester la philosophie d'un pilote au noyau, c'est un vrai débat. Mais l'argument « Vanguard bannit au hasard » ne survit pas aux données publiées, et il ne sauvera aucun dossier de scripting devant le support.
Un point de comparaison utile : sur PUBG, Krafton a choisi l'arme inverse, frapper après coup en relisant les parties passées et en publiant chaque semaine la liste des bannis. Deux stratégies opposées, un même résultat pour le tricheur : le compte part, et quelque chose de plus durable part avec lui.
Le « script gratuit », payé en mots de passe
Tape « cheats League of Legends gratuits » et regarde froidement ce qui s'affiche : des dépôts anonymes, des liens Discord, des archives à mot de passe qu'il faut lancer en désactivant l'antivirus.
Tout l'écosystème te demande d'exécuter du code inconnu avec des droits maximum sur la machine où tu tapes tes mots de passe. Sur LoL, ce piège n'a rien de théorique, il a été documenté en conditions réelles.
Pendant les championnats du monde à l'automne 2024, Bitdefender a mis au jour une campagne de publicités menant vers de fausses pages de téléchargement de League of Legends, copies du site officiel à l'orthographe près du nom de domaine.
L'archive récupérée n'installait pas un jeu mais Lumma Stealer, un voleur d'informations conçu pour aspirer mots de passe, cookies de session, données bancaires et portefeuilles crypto. Environ 4 000 victimes étaient recensées au moment du rapport.
Si des criminels montent ce dispositif pour un simple installateur de jeu, imagine le soin mis dans un « script gratuit » dont l'utilisateur, par définition, n'ira jamais se plaindre à la police.
La règle est la même sur tous les jeux et on la détaille dans notre dossier sécurité et risques du cheat : un cheat gratuit n'a que deux modèles économiques possibles, te revendre ou te dépouiller. Le compte LoL avec dix ans de skins est précisément le genre de butin qui se monnaye.
Compare les deux paniers. D'un côté : un abonnement de script, un compte qui tombe en moins de dix parties, un PC marqué et des mots de passe en vitrine. De l'autre : une machine nettoyée, des réglages documentés, chaque modification réversible, et un niveau qui progresse pour de vrai. Le second panier est le seul qui t'appartient encore dans six mois.
Prendre l'avantage qui reste légalDix millions de dollars pour un vendeur de scripts
Dernier étage du décor, celui que les vendeurs ne mettent jamais dans leur vitrine : la justice. Riot a déjà porté le combat sur ce terrain, et l'affaire la plus parlante concerne précisément LoL.
L'éditeur a poursuivi LeagueSharp, une plateforme de scripts vendue par abonnement, une quinzaine de dollars par mois pour les scripts, une cinquantaine pour le service de bots qui montait des comptes en automatique. L'issue : un accord à 10 millions de dollars en faveur de Riot, la fermeture du service, et des sites remis à l'éditeur.
Note bien qui a payé dans cette histoire : le vendeur, pas les clients. Mais chaque client a perdu ses comptes, son abonnement et sa progression, et le service qu'il finançait a disparu du jour au lendemain.
Quand tu paies un abonnement de triche, tu finances une entreprise dont le modèle d'affaires est une infraction au contrat d'un éditeur qui a déjà prouvé qu'il attaque, et qui gagne.
Compte déjà tombé : le tri entre vrai et faux espoir
Si tu lis cette page après l'écran de bannissement, voilà le tri honnête entre ce qui peut aboutir et ce qui aggrave.
- Identifie d'abord le motif exact. Le client et l'e-mail de sanction précisent la nature de la mesure. Une suspension de comportement, un ban pour scripting et un blocage Vanguard ne se traitent pas pareil, et la FAQ officielle des suspensions et bannissements détaille chaque cas.
- L'appel sert à corriger une erreur, rien d'autre. Un seul canal existe, le ticket au support de Riot. Il vaut la peine si ton compte a été piraté ou si tu penses à un faux positif, un cas que Riot chiffre à moins d'un ban sur dix mille et corrige en général sous 72 heures. Si le script a réellement tourné, aucune insistance ne changera la décision, et le contrat ne prévoit ni remboursement ni transfert de tes RP et skins.
- Ne rachète pas un compte, n'« emprunte » pas celui d'un proche. Contourner une sanction est une violation en soi, et depuis les bans matériels, c'est surtout inutile : si la machine est marquée, le compte suivant tombe avec elle, et tu brûles au passage un compte qui ne t'appartenait pas.
- Nettoie la machine, sérieusement. Désinstalle scripts, injecteurs et spoofers, change tes mots de passe depuis un appareil sain, active la double authentification. Un binaire de cheat a eu les droits administrateur sur ton PC : pars du principe qu'il ne t'a pas demandé la permission pour le reste.
- Décide de la suite à froid. Si tu rejoues un jour, ce sera sous un anticheat au noyau qui exige une machine saine. Autant la préparer maintenant : c'est la seule étape de cette liste qui te rend meilleur au lieu de te rendre discret. Et si l'envie de « l'avantage » te reprend, relis ce que Vanguard fait déjà subir aux tricheurs de Valorant : c'est le même gardien, avec plus d'années d'entraînement.
Ce qui reste à gagner sans toucher au client du jeu
Parlons de ce que le scripteur cherchait vraiment : des attaques bien espacées, des esquives, des skillshots qui touchent. Tout ça repose sur une chaîne physique, ta souris, ton système, ton écran, ta connexion, et cette chaîne a une particularité que le script n'a pas : tu as le droit de l'optimiser de fond en comble.
Sur LoL, un jeu qui se joue à la milliseconde d'input et au clic près, la version courte tient en trois chantiers, tous côté Windows et périphériques, jamais côté client du jeu.
- La souris d'abord. Accélération du pointeur désactivée, fréquence d'interrogation correcte, sensibilité stable : le même geste doit produire le même déplacement, sinon aucune mémoire musculaire ne peut se construire. C'est l'exact opposé d'un aimbot : au lieu de confier ta visée à un programme, tu rends ta main prévisible pour elle-même.
- La fluidité ensuite. Des FPS stables et un frametime régulier rendent les animations lisibles, et c'est en lisant les animations qu'on esquive. Un PC qui saccade en teamfight se corrige par le ménage système, les pilotes et les bons réglages d'affichage : la méthode complète est dans notre guide pour augmenter ses FPS.
- La connexion enfin. Le ping, le jitter et les pertes de paquets décident de la fraîcheur de ce que ton écran affiche. Avant d'accuser le serveur, vérifie ce qui sature ta ligne et ton Wi-Fi : on a détaillé le diagnostic dans le guide du PC qui lag.
C'est précisément le périmètre de SENSOBOOST : il analyse la machine, applique ces réglages côté Windows, affichage, audio, réseau et périphériques, et note la valeur d'origine de chaque paramètre pour pouvoir tout remettre en place.
Il ne touche pas aux fichiers de LoL, ne lit pas sa mémoire, ne s'injecte dans aucun processus et n'automatise aucune action en jeu : il n'y a tout simplement rien, dans son fonctionnement, qui ressemble à ce que l'article 7.1 interdit.
Une honnêteté qui nous distingue des pages de scripts : aucun gain chiffré ne t'est promis ici. Le résultat dépend de ta machine, de son état et de tes jeux. Ce qui est garanti, c'est le périmètre : tout se passe en dehors du client, tout est réversible, et rien de ce que tu configures ne peut t'être confisqué par un écran rouge.
Vanguard, scripts et bans : la FAQ
Un script LoL « indétectable », ça existe vraiment ?
Les chiffres publiés par Riot disent le contraire. Le temps moyen avant sanction est passé de plus de 45 parties à moins de 10, et un seul pic de l'été a vu 35 000 scripteurs bannis en moins de 48 heures. « Indétectable » décrit au mieux un sursis de quelques soirées, vendu à l'abonnement par quelqu'un qui ne remboursera pas ton compte.
Vanguard peut-il bannir mon PC et pas seulement mon compte ?
Oui, et c'est documenté depuis un mois après l'arrivée de Vanguard sur LoL : Riot prononce des bannissements matériels, les premiers de l'histoire du jeu, qui associent la sanction à l'identifiant de la machine.
Un nouveau compte lancé sur le même PC est bloqué à son tour. C'est la fin de la logique « un compte banni, un compte recréé » qui a protégé les scripteurs pendant quinze ans.
Combien de temps dure un ban pour scripting sur League of Legends ?
Pour l'usage de programmes tiers non autorisés, la sanction type est la fermeture définitive du compte, sur la base de l'article 7.1 des conditions d'utilisation. Les suspensions à durée limitée existent surtout pour les sanctions de comportement, pas pour la triche logicielle avérée. Et le contrat précise qu'un compte résilié perd tout son contenu virtuel.
Peut-on faire appel d'un ban League of Legends ?
Oui, par un ticket au support de Riot, et c'est le seul canal. Il est fait pour corriger une erreur : compte piraté, faux positif, sanction automatique mal appliquée.
Riot chiffre les faux positifs à moins d'un ban sur dix mille, corrigés en moyenne en moins de 72 heures. Pour une triche réelle, aucune procédure de négociation ou de seconde chance n'est publiée.
Je perds mes skins et mes RP si mon compte est banni ?
Oui. Les conditions d'utilisation de Riot sont sans ambiguïté : la résiliation du compte fait perdre l'accès à toutes les données et à tout le contenu virtuel, monnaie comprise, et le contrat rappelle que tu n'as jamais été propriétaire de ce contenu, seulement titulaire d'une licence révocable. Dix ans de skins peuvent disparaître pour un abonnement de script à quinze euros.
Vanguard tourne-t-il en permanence sur mon PC ?
Par défaut, le pilote se charge au démarrage de Windows et reste passif tant que tu ne joues pas ; si tu le désactives, un redémarrage est nécessaire avant de rejouer.
Depuis juin 2026, l'option Vanguard On-Demand permet aux machines qui passent le contrôle de sécurité complet, Windows 11 25H2, Secure Boot, TPM 2.0, VBS avec HVCI et IOMMU, de ne charger le pilote qu'au lancement du jeu. Riot précise que c'est entièrement optionnel.
League of Legends exige-t-il Secure Boot et TPM 2.0 ?
Sous Windows 11, oui : Vanguard refuse de se lancer sans TPM 2.0 et Secure Boot, ce sont les erreurs VAN9001 et VAN9003 des articles du support, qui expliquent comment activer ces options dans le BIOS. Sous Windows 10, ces prérequis ne s'appliquent pas de la même façon. C'est la même exigence que sur Valorant, puisque c'est le même anticheat.
Ça ressemble à quoi, un wallhack sur League of Legends ?
Sur un MOBA, le mur s'appelle le brouillard de guerre. Un wallhack League of Legends consiste à afficher ce que ce brouillard doit cacher : positions ennemies, timers de jungle, cooldowns.
Sa portée est limitée par l'architecture du jeu, une bonne partie de ces informations restant côté serveur, et l'outil reste un programme tiers interdit au sens de l'article 7.1. Le principe général est expliqué dans notre page sur le wallhack.
Et un aimbot sur League of Legends, concrètement ?
C'est le script de skillshots : le programme calcule la trajectoire de ta cible et lance le sort à l'endroit où elle sera, pas là où elle est.
Combiné à un orbwalker et à un module d'esquive, il produit ces profils à 80 % de victoires que Riot cite dans ses articles. Même famille d'outils que l'aimbot des FPS, même clause du contrat, même sanction.
Les bots de leveling font-ils bannir ?
Massivement. Les bots sont cités mot pour mot dans l'article 7.1 des conditions d'utilisation, et la rétrospective de Riot annonce environ 3,5 millions de comptes de bots nettoyés après l'arrivée de Vanguard, avec des heures de jeu de bots passées de plus d'un million par jour à moins de cinq mille. Acheter un compte monté par bot, c'est acheter un compte déjà en sursis.
Un cheat LoL gratuit, c'est dangereux ?
Le scénario type a été documenté pendant les championnats du monde 2024 : de fausses pages de téléchargement de LoL, imitant le site officiel, distribuaient le voleur de données Lumma Stealer, avec environ 4 000 victimes recensées par Bitdefender.
Un « script gratuit » te demande la même chose que cette arnaque, exécuter un binaire inconnu avec des droits élevés, mais avec une victime encore moins susceptible de porter plainte. Le détail des risques est sur notre page risques du cheat.
Que risque celui qui vend des scripts League of Legends ?
Le précédent existe et il est lourd : poursuivie par Riot, la plateforme de scripts LeagueSharp a conclu un accord à 10 millions de dollars, a cessé son activité et a remis ses sites à l'éditeur.
Les clients n'ont pas été indemnisés de leurs comptes perdus. Financer un vendeur de scripts, c'est parier sur une entreprise dont l'adversaire judiciaire a déjà gagné ce match.
Vanguard a-t-il déjà banni des innocents ?
Des erreurs existent et Riot les chiffre : moins de 0,01 % des bans, soit moins d'un sur dix mille, corrigés en moyenne en moins de 72 heures selon la rétrospective. Si tu es dans ce cas, le ticket au support est fait pour toi et les annulations sont documentées. Ce qui n'existe pas, c'est l'inverse : un scripting réel requalifié en erreur à force d'insistance.
Puis-je rejouer sur un nouveau compte après un ban ?
Créer un compte pour contourner une sanction est une violation des règles en soi, et depuis les bannissements matériels, c'est souvent sans objet : si la machine a été marquée, le nouveau compte est bloqué avec elle. La seule voie durable est celle qui ne dépend pas de l'indulgence de Riot : une machine propre, et un compte que rien ne menace.
Riot a fermé la porte du noyau. La tienne reste grande ouverte.
Le pilote au démarrage, le TPM, les bans matériels : tout ce verrouillage vise une seule zone, l'intérieur du jeu. La zone extérieure, ta souris, ton système, ta ligne, n'appartient qu'à toi, et c'est là que se construit le seul avantage que personne ne peut te retirer.
Aucun fichier de LoL ouvert, aucune injection, aucune action automatisée. Tout est réversible.Méthode : les statistiques de triche, de bannissements et de faux positifs viennent des deux articles /dev publiés par l'équipe anticheat de Riot, avant et après le déploiement de Vanguard sur LoL.
Les clauses citées viennent des conditions d'utilisation de Riot Games et de la FAQ officielle des suspensions. Les bannissements matériels, l'épisode des cartes DMA et la campagne Lumma Stealer s'appuient sur la presse spécialisée citée en sources, avec leur date dans le texte.
Aucun gain de performance n'est promis nulle part sur cette page : le résultat d'une optimisation dépend entièrement de la machine concernée.
Sources & références
- Riot Games, 11 avril 2024 : /dev Vanguard x LoL, le fonctionnement du pilote noyau et l'ampleur du scripting avant déploiement
- Riot Games, 30 avril 2024 : les notes du patch 14.9, avec le déploiement et l'activation de Vanguard sur League of Legends
- Riot Games, 22 août 2024 : la rétrospective Vanguard x LoL, 175 000 bans, scripting sous 1 % et faux positifs
- Riot Games : les conditions d'utilisation, dont l'article 7.1 sur les programmes tiers et les articles 2.3 et 4.4 sur le contenu virtuel
- Riot Games, 24 juin 2026 : Vanguard On-Demand et son contrôle de sécurité du matériel
- Support League of Legends : la FAQ officielle des suspensions et bannissements
- Support League of Legends : l'erreur VAN9001 et l'exigence TPM 2.0 sous Windows 11
- Support League of Legends : l'erreur VAN9003 et l'exigence Secure Boot sous Windows 11
- Dexerto, 21 mai 2024 : les premiers bannissements matériels de l'histoire de LoL
- Kotaku : l'accord à 10 millions de dollars entre Riot et la plateforme de scripts LeagueSharp
- Infosecurity Magazine, septembre 2024 : la campagne Lumma Stealer derrière de fausses pages de téléchargement de LoL
- Notebookcheck, 22 mai 2026 : la mise à jour Vanguard contre les cartes DMA et l'IOMMU