Cheat Rust : aimbot, wallhack… la plupart tombent avant 7 h de jeu.

« Cheat Rust », « hack », « aimbot » ou « wallhack » : tu veux savoir ce qui passe encore sous Easy Anti-Cheat. Voici ce que Facepunch publie, sans sermon.

Tu cherches un Cheat ?

Oui, j'en cherche un !

La réponse courte : sur Rust, un cheat repéré par Easy Anti-Cheat vaut un bannissement de jeu permanent sur ton compte Steam, et Steam l'affiche publiquement sur ton profil. Facepunch écrit que la majorité des tricheurs sont retirés du jeu en moins de 7 heures de temps de jeu.

Pour 2025, le studio annonce plus de 338 000 bannissements, dont plus de 296 000 permanents. L'appel d'un ban EAC passe par Easy Anti-Cheat, que Facepunch ne peut pas court-circuiter. Celui d'un ban pour avoir joué avec un tricheur est rejeté d'office.

Revenir reste possible au bout de 8 mois, en rachetant le jeu sur un nouveau compte, sauf ban matériel. Faits vérifiés le 29 octobre 2026.

Déjà banni ? Ce qui reste possible, appel compris, est détaillé plus bas, section par section.

Avant d'ouvrir le dossier, une bonne nouvelle. Facepunch a écrit noir sur blanc où passe sa ligne : les viseurs tiers sont autorisés, ReShade est bloqué. Entre les deux, il reste tout ce qui se règle autour du jeu sans y entrer. Une image qui ne décroche pas pendant le raid, un pas dans l'escalier entendu à temps.

Tu veux gagner ce soir ?

J'entends ses pas
Sur Rust, le ban de jeu est affiché publiquement sur le profil Steam du joueur, le compte perd le droit au remboursement automatique, et Facepunch ne peut pas lever un ban émis par Easy Anti-Cheat : l'appel passe par EAC, sans garantie
La documentation de Valve destinée aux studios est explicite : le ban de jeu est affiché publiquement sur le profil Steam. Et Facepunch ne peut pas lever un ban émis par EAC.
  • < 7 hde temps de jeu avant le retrait, pour la majorité des tricheurs, d'après le bilan Facepunch du 1er janvier 2026.
  • 296 000bans permanents en 2025, 27 % de plus qu'en 2024. Les bans temporaires, eux, reculent.
  • Publicla marque s'affiche sur ton profil Steam. C'est Valve qui la montre, à n'importe qui, sans date de fin documentée.
  • 8 moisavant de pouvoir revenir, en rachetant Rust sur un nouveau compte. Un ban matériel ferme même cette porte.
Sommaire
  1. Aimbot, ESP, script : ce que chaque cheat vend
  2. Easy Anti-Cheat et les bans qui tombent plus tard
  3. Les chiffres de Facepunch : moins de 7 heures
  4. La marque sur ton profil Steam
  5. Faire appel : la porte EAC, et celle qui reste fermée
  6. Revenir après un ban : 8 mois et un nouveau compte
  7. Jouer avec un tricheur suffit
  8. Wallhack et ESP : ce que le serveur n'envoie plus
  9. Script no recoil et macro : la souris bloquée
  10. Serveurs Premium et sécurisés : TPM, Secure Boot, DMA
  11. Cheat Rust sur console : RustGuard
  12. « Cheat Rust gratuit » : ce que le fichier installe
  13. Ce que Facepunch fait aux vendeurs
  14. La frontière légale, posée par Facepunch
  15. Compte banni : ce que tu peux encore faire
  16. FAQ : cheat Rust, ban EAC et appel
  17. Sources & références

Cheat Rust : aimbot, ESP, script… ce que chaque famille vend, et ce que le jeu lui oppose

Sur Rust, gagner un échange de tirs ne suffit pas. Il faut savoir combien ils sont derrière la porte blindée, ce qui dort dans le coffre d'en face, où un groupe a enterré son stash. C'est cette ignorance que les cheats Rust vendent comme un bonus.

Chaque famille a pourtant une réponse documentée, côté Facepunch ou côté Easy Anti-Cheat. Le tableau aligne ce qui est vendu, ce que ça promet, et ce que l'éditeur a écrit en face.

Familles de cheats Rust, ce qu'elles promettent et ce que Facepunch ou Easy Anti-Cheat documente en face
Ce qui est venduCe que ça prometCe que Facepunch ou EAC documente
Aimbot, silent aimLe tir qui se cale tout seul, ou qui touche même ratéDétection par Easy Anti-Cheat, et un serveur qui revalide les impacts et en rejette (« projectile invalid »)
ESP, wallhack, radarVoir les joueurs à travers le décorDepuis mai 2025, les joueurs entièrement cachés par le terrain et les rochers ne sont plus envoyés à ton PC
ESP de stash et de baseTrouver les caches et les bases à pillerDepuis 2024, ton PC ne reçoit plus librement l'emplacement des stashs enterrés, ni les listes d'autorisation des armoires à outils et des tourelles
Script no recoil, macroUn spray d'AK sans reculEAC cible nommément les scripts de recul depuis 2025. Les souris Bloody et A4Tech sont bloquées depuis 2019
Flyhack, speedhack, noclipVoler, courir, traverser les mursContrôles côté serveur, et chaque violation consignée chez EAC depuis juin 2017
Cheat DMALire la mémoire depuis un second PC, sans rien installer sur le premierSelon EAC, l'IOMMU peut empêcher ces cartes de fonctionner. Facepunch mesure déjà son activation chez les joueurs
Bots et scripts de farmLe grind fait à ta placeNommés dans les CGU : robots, bots, scripts, outils d'extraction
ReShade et filtres injectésVoir clair la nuitBloqué au lancement depuis le 13 janvier 2025
Jouer avec un tricheurLe butin d'un raid, sans rien installerFaute selon les CGU. Ban posé à la main, appel rejeté d'office

Si l'un de ces mots reste flou, le glossaire a ses fiches sur l'aimbot, le wallhack et le triggerbot. Les familles sont les mêmes partout, c'est l'éditeur d'en face qui change. Chez Activision, le dossier cheat Warzone montre un anti-triche qui sabote la partie du tricheur en direct avant de fermer son compte sur toute la franchise.

Ce que les textes ne disent pas : « manipulator », « bullet TP », « base finder » ou « instant loot » n'apparaissent dans aucune page de Facepunch lue pour ce dossier. Ce sont des noms commerciaux.

Ce qui les couvre, c'est la clause générale des conditions d'utilisation : cheats, exploits, hacks, scripts, « ou autre logiciel » qui agit sur le jeu. Je te signale la limite plutôt que d'inventer une règle que Facepunch n'a pas écrite.

Easy Anti-Cheat sur Rust : un anti-triche noyau, et des bans qui tombent plus tard

Rust est protégé par Easy Anti-Cheat, le système d'Epic Games. La fiche Steam du jeu l'annonce comme une solution antitriche « au niveau du noyau », celui de Windows. Facepunch, de son côté, dit travailler en étroite collaboration avec l'équipe d'EAC et prépare avec elle de « gros projets » pour 2026.

Le point qui compte pour toi tient en une phrase, écrite à la fois par Facepunch et par EAC : le ban peut tomber des heures ou des jours après la détection, même quand tu n'es pas connecté. Un cheat qui « passe » trois soirs de suite n'a pas forcément passé. Il attend peut-être son tour.

« Undetected » : la fenêtre que les vendeurs louent

Easy Anti-Cheat ne prétend pas tout arrêter. Sa FAQ reconnaît qu'il existe une fenêtre entre l'apparition d'un nouveau cheat et sa détection. C'est exactement cette fenêtre que les boutiques louent à la semaine sous l'étiquette « undetected ».

Facepunch, elle, publie le temps de jeu qui reste à la majorité des tricheurs avant leur retrait : moins de 7 heures en 2025. Et elle refuse de dire comment elle détecte, pour ne pas aider les développeurs de cheats. Résultat, personne ne peut vérifier la promesse d'un vendeur, ni dans un sens ni dans l'autre.

  • Pas de détail sur ton ban. Ni Facepunch ni EAC ne disent quel logiciel ou quelle détection a fait tomber un compte.
  • Des identifiants matériels relevés. EAC indique collecter des identifiants de ta machine pour empêcher le contournement d'un ban.
  • Des données effacées ensuite. Celles qui servent aux détections sont en général supprimées sous 30 jours, sauf enquête en cours, toujours d'après EAC.

L'expulsion automatique, une pièce versée au dossier

En plus d'EAC sur ton PC, chaque serveur Rust fait tourner l'anti-triche maison de Facepunch, qui vérifie tes déplacements, tes tirs et tes actions. Depuis le 1er juin 2017, chaque violation de ces contrôles est consignée chez EAC, pour servir quand un signalement est instruit. Se faire expulser n'est donc pas la fin de l'histoire.

Ce système n'a rien d'une relique. Le 2 juillet 2026, Facepunch a parallélisé ce qui restait de sa logique anti-triche côté serveur, et les notes d'août puis d'octobre 2026 y apportent encore des corrections.

Les seuils exacts qui déclenchent une expulsion circulent sur les forums, chiffrés et contradictoires : je n'en ai trouvé aucun dans une page de Facepunch, donc je ne t'en donne aucun.

Détail savoureux, les serveurs communautaires ont même le droit d'installer des plugins qui « trollent » les tricheurs repérés, à condition de ne viser qu'eux. Les règles de Facepunch pour ces serveurs le prévoient noir sur blanc.

Reste un point à suivre. Dans son bilan de janvier 2026, Facepunch annonçait une « nouvelle couche anti-triche » confiée à un tiers, et sa feuille de route, mise à jour le 27 août 2026, la place dans le premier trimestre, marqué comme terminé.

Au 29 octobre 2026, aucun billet ne la nomme ni ne la décrit. Le seul chantier anti-triche détaillé de ce trimestre est l'exigence de TPM et de démarrage sécurisé, plus bas.

Chronologie des mesures anti-triche de Rust de 2017 à 2026 : violations serveur consignées chez EAC en juin 2017, souris Bloody et A4Tech bloquées en décembre 2019, données réseau limitées en 2024, ReShade bloqué en janvier 2025, serveurs Premium en mars 2025, occlusion serveur par défaut en mai 2025, scripts de recul ciblés par EAC à la mi-2025, serveurs sécurisés à TPM et Secure Boot en mars 2026, ratio d'un tricheur sur 63 contre un sur 42 en avril 2026, six serveurs sécurisés de plus en octobre 2026
Dix verrous, tous datés par Facepunch, du serveur jusqu'au BIOS de ton PC.

Les chiffres de Facepunch : moins de 7 heures, et 296 000 bans définitifs

La plupart des éditeurs publient un stock de comptes bannis. Facepunch publie en plus une vitesse, et la répète chaque début d'année. Mises bout à bout, ces dates dessinent une courbe, et elle ne va pas dans le sens des vendeurs.

D'après les bilans annuels de Facepunch, la majorité des tricheurs étaient retirés du jeu en moins de douze heures de temps de jeu en 2024, en dix heures sur les trois derniers mois de 2024, puis en moins de sept heures dans le bilan du 1er janvier 2026
Trois points publiés par l'éditeur, deux ans d'écart. Le temps de jeu qui reste à un tricheur ne cesse de raccourcir.
Ce que Facepunch annonce dans ses bilans annuels sur la triche
Bilan publié leAnnée couverteBansDont permanentsTemporairesSignalements de tricheTemps de jeu avant retrait
2 janvier 20252024290 000+233 000+57 000+environ 12,6 millionsmoins de 12 h, puis 10 h en fin d'année
1er janvier 20262025338 000+296 000+ (+27 %)42 000+ (−26 %)16 millions+ (+28 %)moins de 7 h

Lis la ligne des temporaires. Elle recule d'un quart pendant que les permanents montent : la sanction courante sur Rust, c'est le ban définitif, celui qui vaut un ban à vie pour le compte visé. Un tricheur repéré a de moins en moins de chances de s'en tirer avec un avertissement.

Petite vérification au passage. Le bilan de janvier 2025 écrit le nombre de signalements avec une virgule mal placée, « 12,617,47 ». Celui de 2026 annonce 16 millions, soit 28 % de plus : ça colle avec environ 12,6 millions l'année d'avant. C'est cette lecture que je retiens.

Ce que valent ces chiffres, et ce qu'ils ne disent pas

Ce sont des chiffres de l'éditeur, auto-déclarés, que personne n'a audités. Facepunch en donne lui-même les règles de comptage dans un bilan de juillet 2024, et elles méritent d'être connues avant d'en tirer une conclusion.

  • Pas seulement la triche. Les bans comptés ont plusieurs motifs, même si la triche en fait « la grande majorité ».
  • Un joueur peut compter deux fois. Un ban temporaire transformé ensuite en ban permanent fait deux lignes.
  • Les annulations sont retirées. Un ban levé après coup sort des statistiques.
  • « La majorité », pas « tous ». Le seuil des 7 heures décrit la majorité des tricheurs. Ce n'est ni une garantie ni un maximum.

Même bilan de juillet 2024, un chiffre que presque personne ne cite : 1 751 457 joueurs différents en 31 jours, près d'un demi-million par jour. Facepunch note qu'on pourrait en déduire 1,2 % de tricheurs, puis nuance aussitôt : un tricheur grille souvent plusieurs comptes dans le mois, ce qui gonfle le nombre. Le studio pose la réserve lui-même, je la garde.

Reste le calcul qui fâche. Rust coûte 39,99 € au prix catalogue sur Steam France (il était en promotion à 19,99 € le jour de ma vérification). Moins de 7 heures de jeu pour la majorité des tricheurs, c'est plus de 5,70 € l'heure, avant même le prix du cheat.

Sept heures de jeu contre 39,99 €.

La majorité des comptes tricheurs ne passent pas le cap des 7 heures de jeu, pas même un week-end de wipe. Ce qui dure, c'est ce qui ne passe pas par le jeu : une image qui reste fluide quand il sort de derrière le rocher, une réaction qui part sans attendre, l'envie de tirer le premier et une machine qui suit.

Tu veux le même avantage ?

Je veux tirer le premier
Rien n'est chargé dans le processus de Rust, aucun fichier du jeu n'est ouvert.

Le ban Rust s'affiche sur ton profil Steam, et c'est Valve qui le montre

Un ban, d'habitude, se vit seul devant son écran. Sur Rust, la sanction quitte le jeu et s'installe sur la page que n'importe qui ouvre depuis ton pseudo.

La documentation de Valve destinée aux studios détaille ce que produit un ban de jeu posé par l'éditeur. Le compte ne peut plus rejoindre les serveurs sécurisés du jeu, il n'a plus droit au remboursement automatique, et le ban est affiché publiquement sur son profil Steam Community. Facepunch confirme qu'un ban EAC sur Rust fait apparaître le statut « Game Ban » sur ton profil.

Photo d'illustration générique : une rangée de joueurs réunis lors d'un événement esport, sans lien avec un jeu en particulier.
Clan qui recrute, adversaire qui t'accuse, ami qui jette un œil : sur un jeu qui se vit à plusieurs, une ligne sur un profil public ne passe pas inaperçue.

Concrètement, qui la voit ? Le clan qui hésite à te recruter, le joueur que tu viens de raider et qui fouille ton profil, un ami. Elle n'est pas cachée derrière un formulaire, et aucun des textes lus pour ce dossier, chez Valve comme chez Facepunch, ne prévoit de date à laquelle elle disparaîtrait.

Ce que le ban ne prend pas, pour être honnête jusqu'au bout : ton compte Steam. Ta bibliothèque reste, tu peux acheter d'autres jeux et y jouer.

Facepunch précise en revanche que le ban peut te couper de certaines fonctions de Rust et du transfert des objets liés, et qu'un jeu acheté sur Steam ne se transfère pas sur un autre compte pour contourner la sanction.

Deux détails qu'on oublie souvent : le partage familial Steam est coupé sur Rust depuis le 17 février 2021, sans exception. Pas de copie empruntée, donc.

Et la documentation de Valve prévoit une règle pour les cadeaux : si quelqu'un offre un jeu à un joueur qui finit banni définitivement, celui qui l'a offert ne peut plus offrir ce jeu. Le pote qui t'a offert Rust paie aussi une partie de l'addition.

Faire appel d'un ban Rust : une porte chez EAC, une autre fermée chez Facepunch

Correction importante, y compris par rapport à la version précédente de ce dossier. On lit partout que le recours sur Rust tourne en rond.

Ce n'est plus exact : les conditions d'utilisation de Facepunch, dans leur version du 15 juillet 2025, renvoient l'appel d'un ban EAC vers le formulaire d'Easy Anti-Cheat. Et la page d'aide « EAC Banned », mise à jour le 14 octobre 2026, le dit en clair.

Il existe donc une porte. Elle n'existe pas pour tous les bans, et elle ne garantit rien. Tout dépend de qui a posé la sanction.

Les types de bans sur Rust, qui les pose et où les contester
Le banQui le poseOù le contesterCe qu'en dit le texte
Ban EAC, pour triche détectéeEasy Anti-CheatLe formulaire d'appel d'Easy Anti-CheatPermanent, sauf annulation après examen. Facepunch ne peut ni le lever, ni revoir les preuves, ni accélérer l'appel
Ban pour avoir joué avec des tricheursFacepunch, à la mainNulle partDéfinitif, déjà examiné au moment de la sanction. Les appels au support sont rejetés automatiquement
Ban d'un serveur communautaireLe propriétaire du serveurLe serveur lui-mêmeGéré à part par les propriétaires, hors du dispositif de Facepunch
Ban matérielFacepunchAucune voie documentéeRéservé aux récidivistes, et exclu de la seconde chance

Côté EAC, la FAQ promet que chaque contestation de fausse détection est examinée, mais elle ne donne aucun délai : il varie selon le volume de dossiers et selon le jeu. Côté Facepunch, la page d'aide insiste : un ticket ou un appel ne garantit pas la levée, et le studio ne te dira pas quel logiciel a déclenché le ban.

Un dernier paragraphe de cette page vaut d'être lu deux fois. Si ton compte a été volé puis utilisé pour tricher, ça ne l'exempte pas, et ça ne qualifie pas automatiquement le ban pour une levée. La sécurité du compte Steam est à la charge de son titulaire. « C'est mon petit frère » ou « on m'a piraté » ne rouvrent rien d'office.

Revenir sur Rust après un ban : 8 mois, un nouveau compte, et le casier intact

Contrairement au mythe du « jamais de déban », Facepunch a ouvert une porte de retour en juin 2025. Elle est plus intéressante que la rumeur, parce qu'elle chiffre ce que coûte une erreur. Et le studio l'introduit avec un chiffre qui donne le ton : plus d'un million de comptes bannis définitivement depuis 2013.

Le dispositif de retour de Facepunch impose huit mois sans récidive et le rachat de Rust sur un nouveau compte, sans lever le bannissement ni effacer le casier, et exclut les bannissements matériels
La page d'aide « Ban Second Chances » le dit sans détour : le studio ne lève pas les bans et n'efface pas les casiers.

Le principe : si ton ban date de plus de 8 mois et que tu n'as ni récidivé ni tenté de le contourner, tu peux revenir en achetant Rust sur un nouveau compte. Facepunch précise ce qu'il ne fait pas : il ne lève pas le ban, il n'efface pas le casier. Et il prévient que c'est ta seule cartouche.

Quatre profils restent dehors, quoi qu'il arrive :

  • Les récidivistes, bannis plusieurs fois.
  • Les bans récents, de moins de 8 mois.
  • Les bans de serveurs communautaires, gérés par leurs propriétaires.
  • Les bans matériels. Facepunch conseille carrément de ne pas y perdre ton temps ni ton argent, et rappelle qu'ils ne visent que les récidivistes.

Revenir trop tôt ne marche pas non plus. Un compte ouvert dans les 8 mois a de fortes chances d'être repéré et banni à son tour, écrit Facepunch. Et la page « EAC Banned » est encore plus nette : créer ou utiliser un autre compte pour contourner un ban actif, c'est du contournement, puni par d'autres bans permanents.

La facture d'un retour, poste par poste

  • Le jeu, à racheter. 39,99 € au prix catalogue, sans copie empruntée possible.
  • Huit mois d'attente, sans écart.
  • Un inventaire à zéro. Les skins de l'ancien compte ne suivent pas.
  • Plus de seconde chance : retricher, c'est un nouveau ban, sans appel et sans autre retour.

Une conséquence que Facepunch n'écrit pas, mais que ses propres règles imposent. Les serveurs Premium exigent 15 dollars d'inventaire Rust sur Steam, détaillés plus bas. Un compte neuf part à zéro : ton retour se fait donc par les serveurs ouverts à tous, ceux où, d'après Facepunch, on croise le plus de tricheurs.

Jouer avec un tricheur suffit : le ban du butin partagé

Beaucoup de joueurs se croient à l'abri tant qu'ils n'installent rien. Les conditions d'utilisation de Facepunch disent autre chose, à l'article 3.1 : encourager la triche, jouer sciemment avec des tricheurs ou en tirer profit, même sans tricher soi-même, est une faute.

Sur Rust, ce n'est pas un cas d'école. Un raid mené par quelqu'un qui vole au-dessus des murs remplit les coffres de toute la base. Accepter ce butin, c'est exactement le cas décrit par le contrat. Et fermer les yeux sur l'outil d'un membre du clan ne te sort pas du texte, puisque c'est le bénéfice qui est visé.

La page d'aide consacrée à ce ban est l'une des plus sèches du centre d'aide :

  • Des preuves croisées. Facepunch dit recouper « de nombreuses formes de données » pour établir, au-delà du doute raisonnable, que tu jouais avec un tricheur.
  • Aucune preuve partagée, pour ne pas aider à éviter les prochains bans.
  • Un ban posé à la main, déjà examiné au moment où il tombe, permanent, sans expiration. Les appels sont rejetés automatiquement.
  • Une seule consolation : les serveurs communautaires restent ouverts.

Le même contrat va jusqu'aux vidéos. L'article 3.3 précise que ses règles s'appliquent aussi à un live ou à une vidéo du jeu qui fait la promotion de la triche.

Wallhack et ESP sur Rust : ce que le serveur n'envoie plus

Cette section ne parle pas de ban. Elle parle de ce qu'un wallhack peut encore afficher, et c'est l'argument le plus froid du dossier.

Un ESP ne devine rien. Il dessine à l'écran des informations que le serveur a déjà envoyées à ton PC, et que le jeu, lui, garde pour lui. Si le serveur ne les envoie plus, il n'y a rien à dessiner. Facepunch a donc commencé à trier ce qui part vers ton PC.

  • 2024. La santé des joueurs, l'emplacement des stashs enterrés et les listes d'autorisation des armoires à outils et des tourelles ne sont plus servis à n'importe qui. Les attributions de sacs de couchage ou les fréquences radio attendent que tu aies le droit de construire sur place.
  • Mars 2025. Après un premier déploiement, Facepunch déclare son occlusion côté serveur fonctionnelle et stable : un joueur caché derrière une colline ne t'est plus transmis. Les rochers et les falaises entrent dans le calcul.
  • Mai 2025. L'occlusion est activée par défaut sur tous les serveurs. Facepunch écrit qu'elle empêche ou limite fortement plusieurs fonctions de triche « à fort impact », et nomme l'ESP et l'aimbot.

Deux limites, pour ne pas te vendre plus que ce qui est écrit. D'abord, Facepunch parle de joueurs entièrement masqués par le terrain et les rochers. Les murs d'une base ne sont pas dans la liste annoncée. Ensuite, un propriétaire de serveur communautaire peut couper l'occlusion, par exemple sur une carte personnalisée.

Même logique pour les tirs. Le serveur revalide les impacts et rejette ceux qui ne collent pas : c'est le message « projectile invalid » que connaissent tous les joueurs de Rust, et que Facepunch retravaillait encore en juin 2026. Une silhouette que le serveur n'a pas envoyée, un tir « magique » qui n'aurait pas pu toucher : dans les deux cas, le dernier mot lui appartient.

Script no recoil et macro sur Rust : la souris bloquée depuis 2019

Le recul de Rust est une compétence à part entière, et c'est pour ça que le script « no recoil » se vend aussi bien. Une macro rejoue un mouvement de souris calé arme par arme pour compenser le spray à ta place. Pas besoin d'injecter quoi que ce soit dans le jeu, d'où l'idée qu'elle serait sans risque.

Facepunch a répondu par le matériel il y a longtemps. Depuis le 11 décembre 2019, toutes les souris Bloody et A4Tech sont bloquées sur Rust, avec le message « EAC: Blacklisted device ». La raison écrite : elles servaient de plus en plus à compenser le recul grâce à leur mémoire embarquée. Le studio précise que les autres grandes marques fonctionnent sans souci.

Depuis 2025, la cible est le logiciel. Facepunch annonçait en juin 2025, puis de nouveau en janvier 2026, qu'Easy Anti-Cheat menait des efforts supplémentaires visant précisément les cheats de recul, « souvent appelés scripting ». Et les CGU nomment déjà les logiciels d'automatisation et les scripts dans la liste des interdits.

Le spray, ça s'apprend. La machine, ça se règle.

Une souris à macro est bloquée depuis 2019, un script de recul est dans le viseur d'EAC depuis 2025. Ce qui reste à toi, c'est un viseur net, une image qui tient le rythme pendant tout le spray, et ton propre geste.

Toujours tenté par un cheat ?

Je veux un viseur net
Aucune macro, aucun script : ta souris garde ton geste.

Serveurs Premium et serveurs sécurisés : là où les cheats Rust n'entrent plus

Facepunch ne se contente plus de bannir après coup. Depuis 2025, le studio filtre aussi à l'entrée, avec deux barrières très différentes : l'une se paie en skins, l'autre se règle dans le BIOS.

Premium : 15 dollars d'inventaire Steam pour entrer

Le constat de départ, publié en janvier 2025 : l'écrasante majorité des tricheurs bannis avaient un inventaire Rust valant moins de 20 dollars sur Steam, alors que beaucoup de joueurs réguliers dépassent ce seuil. Facepunch a retenu ce critère parce qu'il ne se truque pas facilement, contrairement aux données de jeu.

Depuis mars 2025, les serveurs Premium exigent un inventaire Rust d'au moins 15 dollars, skins du magasin permanent compris. Quelques semaines plus tard, le studio annonçait que les joueurs y croisent des tricheurs environ quatre fois moins souvent que sur les serveurs classiques, d'après sa revue interne. Les échanges de skins sont journalisés, et toute tentative d'abus du système vaut un ban.

TPM et Secure Boot : la barrière qui vise aussi les cheats DMA

Deuxième filtre, arrivé en mars 2026 : des serveurs marqués « Secure », où l'on n'entre qu'avec le TPM 2.0 et le démarrage sécurisé (Secure Boot) activés. Facepunch l'a d'abord testé sur six de ses serveurs officiels. En avril 2026, il annonçait environ un tricheur sur 63 joueurs sur ces serveurs, contre un sur 42 sur un serveur normal.

Ce ratio circule beaucoup. La suite du même article circule beaucoup moins : Facepunch y précise que six serveurs ne représentent ni la population des joueurs ni celle des tricheurs, ce qui remet en question la fiabilité statistique de l'analyse. La réserve vient de l'éditeur lui-même : je ne cite pas le ratio sans elle.

Le 1er octobre 2026, Facepunch a basculé six serveurs officiels de plus en « Secure », et publié un graphique rarement repris : le taux d'activation de quatre protections sur les PC de ses joueurs, de fin mars à fin septembre 2026.

Taux d'activation mesurés par Facepunch sur les PC des joueurs de Rust entre fin mars et fin septembre 2026 : TPM 2.0 de 82 à 87 %, IOMMU de 80 à 85 %, Secure Boot de 59 à 65 %, HVCI de 34 à 40 %, avec le rôle de chaque protection selon Easy Anti-Cheat
Le graphique que Facepunch a publié le 1er octobre 2026, redessiné. L'IOMMU, celle qui peut bloquer les cartes DMA, est déjà mesurée.

Pourquoi ces quatre-là ? La FAQ d'Easy Anti-Cheat répond pour trois d'entre elles. Le démarrage sécurisé bloque les cheats qui tentent de s'insérer au démarrage du PC. Le TPM permet de vérifier, de façon très difficile à falsifier, que ces réglages sont bien actifs.

Et l'IOMMU peut empêcher de fonctionner les cartes DMA, ces cartes branchées sur le PC de jeu qui laissent un second ordinateur lire la mémoire du jeu.

Voilà le point que les vendeurs de cheats DMA évitent : Facepunch mesure déjà l'IOMMU chez ses joueurs. Il n'a annoncé aucune obligation à ce sujet, et je ne lui en prête pas.

Mais en mars 2026, il écrivait préparer des exigences « TPM, Secure Boot, et plus encore » compte par compte, et la FAQ d'EAC prévoit que ces exigences puissent ne viser que certains comptes, ceux jugés à risque par exemple.

  • L'objectif affiché reste l'obligation sur tous les serveurs, avec un calendrier promis dans les devblogs mensuels.
  • Le frein, c'est l'adoption. Le démarrage sécurisé n'est actif que chez 65 % des joueurs : au moins un sur trois ne peut pas entrer sur un serveur « Secure ».
  • Le prérequis existe déjà. La fiche Steam de Rust demande Windows 11 64 bits en configuration minimale.

Activer le TPM et le démarrage sécurisé se fait dans le BIOS, et Facepunch publie un guide pas à pas.

Après dix ans à monter des PC de joueurs de A à Z, un seul conseil de ma part : si Windows a été installé à l'ancienne, en mode MBR, le démarrage sécurisé passe par une conversion du disque.

Sauvegarde avant de toucher à quoi que ce soit, EAC prévient lui-même qu'une erreur de réglage peut empêcher le PC de démarrer.

Cheat Rust sur console : RustGuard, et pourquoi l'aimbot n'y existe pas

Sur PlayStation et Xbox, Rust Console Edition est développé par Double Eleven, avec son propre anti-triche, baptisé RustGuard. Les règles n'ont rien à voir avec celles du PC, et le studio a commencé par démonter une idée reçue.

Selon son annonce du 8 août 2025, le god mode sur les serveurs officiels, le wallhack et l'aimbot « ne sont tout simplement pas possibles » sur console, faute de pouvoir toucher aux fichiers du jeu. Ce que Double Eleven considère comme de la triche tient en deux cas :

  • les scripts qui donnent un avantage en jeu ;
  • les appareils externes qui permettent de jouer au clavier et à la souris là où ce n'est pas prévu, le genre d'adaptateur qui fait passer une souris pour une manette.

Le barème a durci en un an. En août 2025, un premier passage valait 3 jours de ban, la récidive un ban permanent. Le 29 juillet 2026, Double Eleven écrivait que ces bans sont permanents, que les bans manuels avaient repris, et que faire la promotion de ces appareils ou vendre des scripts pour eux peut aussi valoir un ban permanent.

À prendre avec recul : Double Eleven affirme n'avoir relevé aucune fausse détection pendant ses tests, et que toutes les contestations examinées venaient de comptes qui avaient déjà montré ou promu ces appareils. Ce sont des affirmations du studio, pas des mesures indépendantes.

« Cheat Rust gratuit » : ce que le fichier installe vraiment

Sur un jeu payant, la question du gratuit se pose autrement. Tu as déjà mis de l'argent sur la table avant même de chercher un cheat, et c'est ce compte-là, avec tout ce qu'il y a dessus, que le faux cheat vise.

Trois cas documentés, à des années d'écart, racontent la même histoire :

  • 2019, « RUSThack.exe ». BleepingComputer a testé un faux hack Rust promu sur YouTube avec « aimbot et wallhack gratuits ». Le mode d'emploi demandait de couper l'antivirus. Le fichier installait AZORult, un voleur de mots de passe et d'historique de navigation, relancé à chaque démarrage de Windows.
  • 2025, Webrat. Kaspersky décrit une porte dérobée apparue début 2025, d'abord diffusée sous l'apparence de cheats pour Rust, Counter-Strike et Roblox. Au programme : vol des comptes Steam, Discord et Telegram et des portefeuilles de cryptomonnaie, enregistrement de l'écran et des frappes, écoute par webcam et micro.
  • 2026, de faux cheats sur GitHub. Acronis a recensé des centaines de dépôts déguisés en cheats gratuits, tous jeux confondus, avec des fichiers nommés comme des spoofers. Le chargeur ajoutait une exclusion à Windows Defender avant d'installer le voleur Vidar 2.0, piloté en partie via des profils Steam.
Teddy Basile, l'auteur de ce dossier, au travail devant son écran
Dix ans en boutique à monter et réparer des PC de joueurs, puis le nettoyage de sites piratés. Le détail, dates comprises, est sur la page À propos.

Un mot sur mon parcours, parce qu'il éclaire cette liste. J'ai passé dix ans technicien dans une boutique d'informatique du Havre, puis plusieurs années à nettoyer des sites infectés et à éradiquer du code malveillant. Sur une machine compromise, le plus souvent, ce qui a été volé est parti bien avant le premier symptôme.

Remarque le point commun de deux de ces cas : ils commencent par te faire baisser ta garde, antivirus coupé ou exclusion ajoutée en douce. Un logiciel honnête n'a jamais besoin de ça.

SENSOBOOST, lui, porte le nom de son éditeur, une entreprise immatriculée en France, ne te demande aucun identifiant Steam et fonctionne antivirus allumé. Le parcours de celui qui le développe est sur la page qui est derrière SENSOBOOST.

Ce que promettent les annonces de cheats Rust, et ce que les textes publiés y répondent
L'argument de venteCe que les textes publiés y répondent
« Undetected, mis à jour chaque semaine »La majorité des tricheurs retirés en moins de 7 heures de jeu, et des bans qui peuvent tomber plus tard, même hors ligne
« Wallhack parfait »Les joueurs entièrement cachés par le terrain et les rochers ne sont plus envoyés à ton PC depuis mai 2025
« Spoofer inclus, ban HWID contourné »Un nouveau compte pour contourner un ban, c'est du contournement, puni par d'autres bans permanents. EAC relève des identifiants matériels contre ça
« Discret, personne ne saura »La marque s'affiche sur ton profil Steam public
« Gratuit »AZORult, Webrat, Vidar : le prix, c'est ton compte Steam et ce qu'il y a autour

Ce que ces exécutables emportent au passage, et comment s'en protéger tous jeux confondus, est détaillé sur notre page risques du cheat.

Le cheat gratuit se paie avec ton compte Steam.

Compte ce qui est déjà sur ce compte : Rust, tes heures de farm, tes skins, le reste de ta bibliothèque, peut-être un moyen de paiement. Le faux cheat repart avec tout ça. Un outil installé à visage découvert, sans antivirus coupé, te laisse tout le reste et règle ta machine pour ce soir.

Tu veux le dessus, sans le ban ?

Je m'en sers ce soir
Éditeur français identifié, SIREN vérifiable. Aucun identifiant Steam demandé.

Les vendeurs de cheats Rust : ce que Facepunch leur fait vraiment

Je n'ai trouvé aucun jugement, aucun accord, aucune procédure publique opposant Facepunch à un vendeur de cheats Rust. Ce n'est pas pour autant un terrain abandonné.

  • Des retraits en série. Depuis juin 2024, un prestataire retire pour Facepunch les contenus liés aux cheats sur les réseaux sociaux, après examen manuel. Plus de 300 en un mois au départ, plus de 1 300 sur l'année 2024.
  • Des « fronts juridiques ». En juillet 2024, Facepunch disait travailler sur plusieurs autres pistes légales, trop tôt pour en parler. Rien de public depuis, à ma connaissance.
  • Les failles payées. Depuis avril 2025, un programme de prime aux bugs paie ceux qui signalent failles et exploits : plus de 300 000 dollars versés début 2026.

Sur console, Double Eleven va plus loin dans le ton : le studio écrit qu'il engagera des poursuites contre ceux qui font la promotion de cheats ou en vendent, s'il le faut. Pour toi, ça ne change pas grand-chose. Le jour où le compte tombe, personne ne partage l'addition avec toi, ni le vendeur ni son serveur Discord.

La frontière légale, posée par Facepunch dans deux pages d'aide

Si tu ne lis qu'une section, prends celle-ci. Elle repose sur deux pages du même centre d'aide, l'une qui autorise, l'autre qui bloque, et sur ce qu'elles ont en commun.

Côté autorisé, la réponse tient en une ligne : l'usage de viseurs tiers dans Rust est autorisé. Un logiciel extérieur au jeu n'est donc pas interdit par principe. Ce que les autres jeux écrivent des viseurs tiers est comparé dans notre guide des crosshair overlay.

Côté bloqué, la page sur ReShade donne la raison du blocage : l'outil peut offrir des avantages importants, comme une meilleure visibilité dans les zones sombres, ou une image du jeu altérée.

Le blocage, lui, est technique. Les fichiers visés sont des bibliothèques que ReShade dépose dans le dossier de Rust (dxgi.dll, d3d11.dll et consorts), chargées avec le jeu pour retoucher son rendu. Depuis le 13 janvier 2025, leur présence empêche Rust de se lancer.

La ligne de Facepunch sur Rust : autorisés par écrit, les viseurs tiers et les mods conformes aux règles ; bloqués ou bannis, ReShade, les souris Bloody et A4Tech, les cheats, scripts et bots, et le fait de jouer avec un tricheur ; hors du jeu, les réglages de Windows, les pilotes, le réseau et le son. Mise en garde : les filtres d'image restent coupés sur Rust
Les deux premières colonnes sont écrites noir sur blanc par Facepunch. La troisième, c'est ce qui se passe hors du jeu, là où le studio donne lui-même des conseils.

Le critère qu'on peut en tirer, formulé simplement : ce qui entre dans le jeu, dans son processus ou dans son rendu, est du mauvais côté, même quand l'outil est légitime ailleurs.

ReShade n'est pas un cheat, c'est un outil de post-traitement utilisé dans des dizaines de jeux. Il est quand même bloqué ici. Même logique chez Battlestate, qui l'a bloqué dès 2019, comme le raconte le dossier cheat Escape from Tarkov.

Une règle propre à Rust, valable pour tous les logiciels : Facepunch a donné la raison du blocage de ReShade, mieux voir dans les zones sombres. Un filtre posé par-dessus l'écran n'entre pas dans le jeu, mais il produit exactement l'effet que le studio juge déloyal.

Sur Rust, laisse donc les filtres d'image coupés, ceux de SENSOBOOST compris. L'image se règle dans les options du jeu et de ton écran. La nuit fait partie des règles, et le blocage de ReShade montre que Facepunch y tient.

Le reste se passe un cran avant le jeu, et c'est là que travaille SENSOBOOST. Rien n'est chargé dans le processus de Rust, sa mémoire n'est jamais lue, ses fichiers ne sont jamais ouverts. Le logiciel règle Windows, l'affichage, le son, la connexion et les périphériques, en notant chaque valeur d'origine avant d'y toucher.

Onglet « Plus fluide » du logiciel SENSOBOOST : FPS stables, 1 % low, latence réduite, activation en un clic réversible avant une session Rust
L'onglet « Plus fluide » travaille côté Windows, sans rien charger dans Rust. Chaque réglage se remet en place d'un clic.

Facepunch publie d'ailleurs ses propres conseils côté machine : installer Windows sur un SSD et laisser le système gérer seul le fichier d'échange, ou essayer la branche de test « GPU Skinning » contre des chutes d'images inexpliquées arme en main. Le reste des réglages côté PC a son propre guide, pour gagner des FPS sans toucher au jeu.

Comparaison technique entre un cheat Rust et le logiciel SENSOBOOST
Ce que fait l'outilUn cheat RustSENSOBOOST
S'injecte dans le processus de RustOuiNon
Lit la mémoire du jeu, directement ou par une carte DMAOuiNon
Dépose des fichiers dans le dossier du jeu, comme ReShadeParfoisNon
Vise ou compense le recul à ta placeOuiNon
Affiche un joueur que le décor doit cacherOuiNon
Demande de couper l'antivirusSouventNon
Réglages affichés et réversiblesNonOui
Éditeur identifiable, adresse et SIRENNonOui

Maintenant la limite, et elle est réelle. Facepunch décide seule de ce qu'elle sanctionne, et rien de ce que j'écris ici ne l'engage.

J'ai mis côte à côte une page qui autorise et une page qui bloque, j'en ai tiré le point commun, je m'arrête là. Ce qui n'entre ni dans le processus du jeu ni dans son rendu ne correspond à aucun des cas qu'elle décrit. Ça ne veut pas dire qu'elle l'a approuvé.

Sur Rust Console Edition, rien ne s'installe sur la console : SENSOBOOST t'accompagne pas à pas avec le Companion lancé depuis ton ordinateur, pour l'image, le son et la connexion. Et sur tous les supports, la même règle : aucun gain n'est promis ici, le résultat dépend de ton matériel et de son état réel.

Compte Rust banni : ce que tu peux encore faire

Si la sanction est déjà tombée, voici l'ordre des choses, d'après les textes de Facepunch et d'Easy Anti-Cheat.

  1. Identifie le ban. Le message « EAC Banned » désigne un ban d'Easy Anti-Cheat. Un ban de serveur communautaire se règle avec son propriétaire. Un ban pour avoir joué avec des tricheurs vient de Facepunch.
  2. Si tu contestes un ban EAC, passe par EAC. Le formulaire d'appel d'Easy Anti-Cheat est la seule voie, Facepunch ne peut ni lever ni accélérer. Aucune garantie, et personne ne te dira ce qui a été détecté.
  3. Ne recrée pas de compte maintenant. Contourner un ban actif avec un autre compte, c'est s'exposer à d'autres bans permanents. Et un retour dans les 8 mois a de fortes chances d'être repéré.
  4. Note la date. La seconde chance s'ouvre 8 mois après le ban, une seule fois, sans récidive et hors ban matériel.
  5. Commence par la machine. Si un cheat ou un « spoofer » a tourné dessus, considère-la comme compromise : analyse complète, mots de passe changés depuis un autre appareil, appareils autorisés vérifiés sur Steam. Ce que ces fichiers emportent est détaillé sur la page consacrée aux dangers des cheats.

FAQ : cheat Rust, ban EAC, appel et serveurs sécurisés

Un cheat Rust « undetected », ça tient combien de temps ?

Facepunch publie la réponse elle-même : dans son bilan du 1er janvier 2026, la majorité des tricheurs sont retirés du jeu en moins de 7 heures de temps de jeu, contre 10 heures fin 2024 et moins de 12 heures auparavant.

Ce n'est pas une garantie, c'est « la majorité ». Et le ban peut tomber des heures ou des jours après la détection, même hors ligne.

Le ban Rust s'affiche-t-il sur mon profil Steam ?

Oui. Un ban EAC sur Rust fait apparaître le statut « Game Ban » sur ton profil Steam, et la documentation de Valve précise que ce ban est affiché publiquement sur le profil Steam Community.

Le compte ne peut plus rejoindre les serveurs sécurisés du jeu et perd le droit au remboursement automatique. Ta bibliothèque Steam, elle, reste accessible.

Rust est-il protégé par VAC ou par Easy Anti-Cheat ?

Par Easy Anti-Cheat, au niveau du noyau de Windows, comme l'indique la fiche Steam du jeu. C'est EAC qui émet les bans pour triche documentés par Facepunch.

La fiche Steam affiche aussi l'antitriche de Valve, et les CGU de Facepunch prévoient le cas d'un ban VAC, contesté alors auprès de Steam. Mais le ban courant pour triche sur Rust est un ban de jeu EAC.

Peut-on faire appel d'un ban EAC sur Rust ?

Oui, mais auprès d'Easy Anti-Cheat, par son formulaire d'appel. Facepunch écrit qu'elle ne peut ni lever un ban EAC, ni revoir ses preuves, ni accélérer l'appel.

Un ban jugé erroné peut être annulé, sans aucune garantie. Le ban pour avoir joué avec des tricheurs, lui, n'a pas de recours : les appels sont rejetés automatiquement.

Un ban Rust est-il à vie ?

Pour le compte visé, oui. Les bans EAC sont permanents sauf annulation après examen, et Facepunch écrit de ses bans manuels qu'ils sont permanents et n'expirent pas. Aucun texte lu ne prévoit de date de fin pour la marque sur le profil.

On lit parfois qu'elle disparaît au bout de sept ans. Je n'en ai trouvé aucune source officielle, je préfère te le dire que la recopier.

Peut-on revenir sur Rust après un ban ?

Oui, une fois. Si ton ban a plus de 8 mois et que tu n'as ni récidivé ni contourné la sanction, tu peux racheter Rust sur un nouveau compte. Facepunch ne lève pas le ban et n'efface pas le casier.

Les récidivistes, les bans matériels et les bans de serveurs communautaires sont exclus.

Je risque quelque chose si un joueur de mon clan triche ?

Oui. Les CGU de Facepunch visent aussi le fait de jouer sciemment avec des tricheurs et d'en tirer profit, même sans tricher toi-même. Sur Rust, le butin d'un raid mené avec un cheat entre exactement dans ce cas.

Ce ban est posé à la main, permanent, et son appel est rejeté d'office. Les serveurs communautaires te restent ouverts.

Mon compte a été volé puis banni pour triche : je suis protégé ?

Non, pas automatiquement. La page d'aide de Facepunch, dans sa version du 14 octobre 2026, l'écrit noir sur blanc : un compte volé puis utilisé pour tricher n'est pas exempté, et ça ne qualifie pas d'office le ban pour une levée.

La sécurité du compte Steam revient à son titulaire. Sécurise-le, puis passe par le formulaire d'appel d'Easy Anti-Cheat si tu contestes.

Un wallhack ou un ESP fonctionne-t-il encore sur Rust ?

Moins bien qu'avant. Depuis mai 2025, les serveurs n'envoient plus à ton PC les joueurs entièrement cachés par le terrain et les rochers, et Facepunch limite depuis 2024 ce qu'il transmet sur les stashs enterrés et les autorisations des armoires à outils.

Les murs des bases ne figurent pas dans la liste annoncée, et un serveur communautaire peut couper l'occlusion. Le reste, c'est EAC et le ban.

Un script no recoil ou une macro, c'est bannissable sur Rust ?

Oui. Les CGU nomment les scripts et les logiciels d'automatisation, et Easy Anti-Cheat cible nommément les scripts de recul depuis 2025.

Côté matériel, les souris Bloody et A4Tech sont bloquées sur Rust depuis le 11 décembre 2019, parce que leur mémoire servait à compenser le recul.

Un cheat DMA est-il indétectable sur Rust ?

Rien ne permet de l'affirmer. Selon la FAQ d'Easy Anti-Cheat, l'IOMMU peut empêcher les cartes DMA de fonctionner, et Facepunch mesure déjà son activation chez ses joueurs : environ 85 % fin septembre 2026.

Le studio n'a annoncé aucune obligation d'IOMMU. Mais il prépare des exigences de sécurité compte par compte, et le DMA ne protège ni du signalement ni de l'analyse côté serveur.

Le TPM et le Secure Boot sont-ils obligatoires sur Rust ?

Pas encore pour jouer en général, mais oui sur les serveurs marqués « Secure », testés depuis mars 2026 et étendus à six serveurs officiels de plus le 1er octobre 2026.

Facepunch vise l'obligation sur tous les serveurs, avec un calendrier promis dans ses devblogs. Fin septembre 2026, 87 % des joueurs avaient le TPM actif, 65 % le démarrage sécurisé.

C'est quoi les serveurs Premium de Rust ?

Des serveurs réservés aux comptes dont l'inventaire Rust sur Steam vaut au moins 15 dollars, depuis mars 2025. Facepunch a constaté que l'écrasante majorité des tricheurs bannis avaient un inventaire sous les 20 dollars.

D'après sa revue interne d'avril 2025, on y croise des tricheurs environ quatre fois moins souvent que sur les serveurs classiques.

ReShade ou un viseur tiers, c'est autorisé sur Rust ?

Le viseur tiers, oui : une page d'aide de Facepunch l'autorise explicitement. ReShade, non : depuis le 13 janvier 2025, Rust refuse de se lancer si ses fichiers sont présents, parce que l'outil peut améliorer la visibilité dans les zones sombres.

Pour la même raison, laisse coupé tout filtre d'image posé par-dessus le jeu, quel que soit le logiciel.

Un cheat Rust gratuit, c'est risqué ?

C'est même le scénario le plus documenté. En 2025, Kaspersky a décrit Webrat, une porte dérobée diffusée sous l'apparence de cheats pour Rust, qui vole les comptes Steam, Discord et Telegram.

En 2019 déjà, un faux hack Rust testé par BleepingComputer demandait de couper l'antivirus avant d'installer un voleur de mots de passe. Le ban, lui, arrive en plus.

Changer d'adresse IP ou utiliser un VPN efface-t-il un ban Rust ?

Non. Un VPN ne fait que déplacer le point de sortie de ta connexion. Le ban est accroché à ton compte Steam, et Steam l'affiche sur ton profil public.

Facepunch pose aussi une condition à la seconde chance : ne pas avoir tenté de contourner la sanction. Chercher un détour ferme la seule porte documentée, au lieu de l'ouvrir.

Un spoofer HWID permet-il de rejouer après un ban ?

Non, et c'est risqué deux fois. Utiliser un autre compte pour contourner un ban actif est puni par d'autres bans permanents, et EAC dit relever des identifiants matériels précisément contre ce contournement.

Les « spoofers » gratuits sont aussi un appât connu : en 2026, Acronis a trouvé de faux outils de ce nom qui installaient un voleur de données.

Peut-on tricher sur Rust Console Edition ?

Pas avec un aimbot ou un wallhack : Double Eleven, le studio de la version console, écrit que c'est impossible sur PlayStation et Xbox. La triche y passe par des scripts et par des adaptateurs clavier-souris non autorisés.

Son anti-triche, RustGuard, les sanctionne par des bans permanents, promotion et vente de scripts comprises.

Facepunch peut-elle me bannir pour un outil d'optimisation ?

Le critère qui ressort de ses pages d'aide porte sur ce qui entre dans le jeu, son processus ou son rendu. C'est ce qui a valu à ReShade d'être bloqué, alors que les viseurs tiers restent autorisés.

Un outil limité à Windows, au son, au réseau et aux périphériques, filtres d'image coupés, n'entre dans aucun des cas décrits. C'est une lecture des textes, pas un feu vert de Facepunch.

Mon signalement sert-il vraiment à quelque chose ?

Oui, surtout s'il est fait sur le moment, avec la touche F7, depuis l'écran de mort ou la fiche du joueur. Facepunch explique qu'un signalement immédiat capture les informations dont le studio et Easy Anti-Cheat ont besoin pour enquêter.

Beaucoup de serveurs communautaires récupèrent aussi ces signalements. En 2025, Facepunch en a reçu plus de 16 millions.

Le serveur garde ses secrets. Ta machine, elle, travaille pour toi.

Tout ce dossier décrit des verrous posés dans le jeu, sur le serveur et jusque dans le BIOS. Aucun ne vise ce qui se passe autour : une image qui reste fluide quand le raid démarre, un pas dans l'escalier entendu à temps, une connexion qui ne lâche pas au pire moment.

Tu cherches encore un cheat ?

Je prends l'avantage
Rien dans le processus de Rust, aucun fichier du jeu ouvert. Et un profil Steam sans ligne rouge.
Carte récapitulative du dossier cheat Rust : marque publique sur le profil Steam, retrait en moins de sept heures de jeu et retour payant après huit mois
Le dossier Rust en une image.

Méthode : les chiffres de bannissements, de signalements et de temps de jeu viennent des bilans annuels de Facepunch (2 janvier 2025 et 1er janvier 2026) et de ses devblogs, chacun daté dans le texte. Ce sont des chiffres de l'éditeur, non audités. Les règles citées viennent des conditions d'utilisation (version du 15 juillet 2025) et du centre d'aide, relus le 29 octobre 2026.

Le fonctionnement de l'appel, des bans différés et des protections TPM, Secure Boot et IOMMU vient de la FAQ d'Easy Anti-Cheat. L'affichage sur le profil vient de la documentation de Valve destinée aux studios. Les taux d'activation sont lus sur le graphique publié par Facepunch le 1er octobre 2026, puis arrondis.

Les faits sur Rust Console Edition viennent des annonces de Double Eleven. Les campagnes de faux cheats sont sourcées auprès de Kaspersky, Acronis et BleepingComputer. Aucune valeur d'images ni de millisecondes n'est attribuée à un réglage : ce qu'un réglage change dépend du matériel qui le reçoit.

Sources & références